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mardi 12 décembre 2017

SONDAGES MONNAIE PLEINE

SONDAGES MONNAIE PLEINE

SONDAGE INTERNATIONAL DANS 20 PAYS (NOVEMBRE 2016):

59% POUR LA MONNAIE PLEINE

La population mondiale ne veut pas que les banques commerciales continuent à créer la plus grande partie de l’argent.
- Enquête dans 20 pays: peu de gens savent qui crée l’argent
- Seuls 13% des gens veulent que la plus grande partie de l’argent soit créé par les banques commerciales privées. 59% veulent que cette responsabilité soit remise à un organisme public (gouvernement, banque centrale)
- Même dans le secteur de la finance la création monétaire est mal comprise
Source: glocalities.com

20 MINUTES ZURICH DU 02.11.2016 :

53% POUR LA MONNAIE PLEINE

Sondage en ligne :
Voterez-vous pour l’initiative Monnaie Pleine ?
Oui, le système monétaire doit être changé : 53%
Non, cela aurait des conséquences néfastes pour la place financière : 32%
Ne sait pas encore : 15%
Participation à ce jour : 9666
Source : 20 Minuten

UNI ZURICH, AOÛT 2015 :

57% POUR LA MONNAIE PLEINE

Un sondage réalisé dans le cadre d’un travail de Master à l’Université de Zurich montre des résultats surprenants sur l’état de la connaissance du système financier : seuls 13% savent que les banques commerciales créent la plus grande partie de la monnaie en circulation ; mais 78% de la population suisse voudrait que l’argent soit émis uniquement par une institution d’intérêt public telle que la Banque nationale. Et enfin, 57% des votants accepteraient une initiative qui n’autoriserait que l’Etat, respectivement la Banque nationale, à produire de l’argent, en l’interdisant au banques.Par conséquent, le point central de l’initiative a la capacité d’obtenir une majorité.

CASH-ONLINE DU 16.04.2015 :

72% POUR LA MONNAIE PLEINE

Sondage en ligne :
Soutenez-vous l’initiative Monnaie Pleine ?
L’Islande envisage une profonde restructuration de son système monétaire en retirant aux banques commerciales leur possibilité de créer de l’argent par le crédit. En Suisse, l’initiative Monnaie Pleine récolte des signatures pour qu’à l’avenir seule la Banque nationale puisse contrôler la masse monétaire en circulation. Soutenez-vous cette initiative ?
Oui : 72% (1644 voix)
Non : 28% (649 voix)

TAGESANZEIGER DU 06.06.2014 :

58% POUR LA MONNAIE PLEINE

”Soutiendrez-vous l’initiative Monnaie Pleine devant les urnes ?”
Oui : 58%
Non : 31%
Indécis : 11%
Participation : 1679
Au lancement de l’initiative, ce sondage annonce un bon présage.
La monnaie pleine peut faire la majorité !

Tamedia: véritable batterie à laver des cerveaux

Merci François...mais sait-on à qui appartient cette véritable batterie à laver des cerveaux? Si c'est comme en France, il y a fort à parier que le tout appartienne à un ou des milliardaires?

Quelqu'un a une idée?

Tamedia & BNS & Cie...

...
Le 7 novembre 2011, Tamedia annonce le rachat du magazine Bilan2. ( red. en chef
depuis 2014-... : Myret Zaki. )


En 1993, la société «Tages-Anzeiger für Stadt und Kanton Zürich AG» adopte la nouvelle raison sociale «TA-Media AG». Sept ans plus tard, en 2000, l’entreprise est baptisée Tamedia. Le 2 octobre de la même année, Tamedia AG entre en bourse.5

En 2007, Tamedia fusionne avec Berner Espace Media Groupe6 et, en 2011, reprend intégralement Edipresse Suisse, qui édite les principales marques médias en Suisse romande.7

Tamedia s'est fortement développé dans le secteur digital ces dernières années, notamment au travers d'acquisitions de plateformes telles que homegate, Doodle, search, ricardo, car4you, jobs, tutti, Starticket et Zattoo.
Marques print et sites de news Tamedia8[modifier | modifier le code]
20 Minuten
20 minutes
24 heures
Bernerbär
Berner Zeitung
BZ Langenthaler Tagblatt
Der Bund
Der Landbote
Finanz und Wirtschaft
Furttaler
Journal de Morges
Le Matin
Le Matin Dimanche
Metroxpress
Rümlanger
Sihltaler
SonntagsZeitung
Tagblatt der Stadt Zürich
Tages-Anzeiger
Thalwiler Anzeiger
Tribune de Genève
Zürcher Unterländer
Zürcher Oberländer
Zürichsee-Zeitung
Züritipp

Les magazines de Tamedia:9
20 Minuten Friday
Annabelle
Bilan
Das Magazin
Encore
Femina
Guide TV
Schweizer Familie
Tribune des Arts
Télétop Matin

Participations significatives de Tamedia:10
20 minuti
Berner Oberländer
GHI
Lausanne Cité
L’essentiel
Thuner Tagblatt
TVtäglich
Marques digitales de Tamedia11[modifier | modifier le code]
12 App
20 Minuten Online
20 minutes Online
20 Minuten Tillate
alpha.ch
autoricardo.ch
car4you.ch
Doodle
homegate.ch
hommages.ch
Newsnet
Olmero
renovero.ch
PPN Premium Publisher Network
ricardo.ch
starticket
Trendsales
tutti.ch

Participations significatives de Tamedia dans le secteur digital:12
20minuti.ch / tio.ch
Book a Tiger
Hotelcard AG
JobCloud
local.ch & search.ch
Moneypark
Tradono
Zattoo
Notes et références[modifier | modifier le code]

SWX : TAMN [archive]
Christian Baertschi / AN, « Tages-Anzeiger » [archive], sur HLS-DHS-DSS.CH (consulté le 3 août 2016)
Tamedia AG, « Tamedia AG - 1931 - 1970 - Nouvelles, Médias, Maison d’édition, Journal, Magazine, Médias électronique » [archive], sur www.tamedia.ch (consulté le 3 août 2016)
Tamedia AG, « Tamedia AG - 1981 - 1990 - Nouvelles, Médias, Maison d’édition, Journal, Magazine, Médias électronique » [archive], sur www.tamedia.ch (consulté le 3 août 2016)
Tamedia AG, « Tamedia AG - 2000 - Nouvelles, Médias, Maison d’édition, Journal, Magazine, Médias électronique » [archive], sur www.tamedia.ch (consulté le 3 août 2016)
Tamedia AG, « Tamedia AG - Communiqués 2009 - Nouvelles, Médias, Maison d’édition, Journal, Magazine, Médias électronique » [archive], sur www.tamedia.ch (consulté le 3 août 2016)
Tamedia AG, « Tamedia AG - Communiqués 2009 - Nouvelles, Médias, Maison d’édition, Journal, Magazine, Médias électronique » [archive], sur www.tamedia.ch (consulté le 3 août 2016)
Tamedia AG, « Tamedia AG - Journaux - Nouvelles, Médias, Maison d’édition, Journal, Magazine, Médias électronique » [archive], sur www.tamedia.ch (consulté le 3 août 2016)
Tamedia AG, « Tamedia AG - Journaux - Nouvelles, Médias, Maison d’édition, Journal, Magazine, Médias électronique » [archive], sur www.tamedia.ch (consulté le 3 août 2016)
« Participations significatives de Tamedia » [archive]
Tamedia AG, « Tamedia AG - Digital - Nouvelles, Médias, Maison d’édition, Journal, Magazine, Médias électronique » [archive], sur www.tamedia.ch (consulté le 3 août 2016)
« Participations significatives de Tamedia » [archive]
Liens externes[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Tamedia.
Site officiel [archive]

Voir par exemple...
Hans Heinrich Coninx


Er ist seit Mitte 2009 Mitglied des Verwaltungsrats der Rothschild Bank.[7]


Hans Heinrich Coninx (* 23. August 1945) ist ein Schweizer Verleger, der als Vorsitzender der Geschäftsleitung und Verwaltungsratspräsident die Tamedia AG massgeblich prägte.
Leben[Bearbeiten | Quelltext bearbeiten]

Coninx trat 1971 als nicht stimmberechtigtes Juniormitglied in den Verwaltungsrat des Familienunternehmens Tages-Anzeiger für Stadt und Kanton Zürich AG ein. Ab 1973 war er als Assistent der Konzernleitung auch operativ tätig. 1978 folgte seine Wahl zum regulären Verwaltungsrat,[1] 1979 wurde er Mitglied der damals noch vierköpfigen Geschäftsleitung.[2]

1983 wurde Coninx zum Vorsitzenden der nun fünfköpfigen Geschäftsleitung ernannt, 1987 übernahm er von seinem Vater Otto Coninx auch das Amt des Verwaltungsratspräsidenten, das er bis 2007 ausübte.[3] Zu seinem Nachfolger wurde der bisherige Vizepräsident Pietro Supino gewählt, der als Neffe von Hans Heinrich Coninx die fünfte Generation der Gründerfamilie vertritt.[4] Coninx' ältester Sohn Martin Coninx war ab 2004 Verlagsleiter der Finanz und Wirtschaft für das Unternehmen tätig, seit 2008 als Geschäftsführer (bis Ende 2013).[5][2]

Coninx war von 1992 bis 2003 Präsident des Verlegerverbandes Schweizer Presse und ist weiterhin Verwaltungsratspräsident der Schweizerischen Depeschenagentur SDA.[2] Zudem engagiert er sich über die Orpheum Stiftung zur Förderung junger Solisten für die Förderung von hochbegabten jungen Musikern. Er ist im Vorstand der Schweizerischen Multiple Sklerose Gesellschaft tätig.[6]

Er ist seit Mitte 2009 Mitglied des Verwaltungsrats der Rothschild Bank.[7]
Einzelnachweise[Bearbeiten | Quelltext bearbeiten]
Hochspringen↑ Chronik 1971–1980
↑ Hochspringen nach:a b c Matthias AckeretOliver PrangeHans Heinrich Coninx. Interview in: persoenlich.com vom Juni 2007
Hochspringen↑ Chronik 1981–1990
Hochspringen↑ Chronik 2007
Hochspringen↑ Martin Coninx gibt Geschäftsführung ab. In: persoenlich.com vom 30. Januar 2013
Hochspringen↑ Vorstand Abgerufen am 26. Januar 2013
Hochspringen↑ Neuer Verwaltungsrat der Rothschild Bankfinews.ch, 16. Juli 2009, abgerufen am 18. August 2011.



Dr. Hans Heinrich Coninx, Küsnacht 12,64 12,64 12,64 Annette Coninx Kull, Wettswil am Albis 12,56 12,56 12,56 Dr. Severin Coninx, Bern 14,39 14,39 14,39 Rena Maya Coninx Supino, Zürich 13,72 13,72 13,72 Lawena GmbH, D-Hamburg 2 7,36 7,36 7,36 Rappenstein GmbH, D-München 3 6,21 6,216,21 Ellermann Pyrit GmbH, D-Stuttgart 4 7,35 7,35 7,35 Übrige Mitglieder des Aktionärbindungsvertrags 1,86 1,86 1,86 Total Mitglieder Aktionärbindungsvertrag 76,09 76,09 76,09 Tweedy Browne Company LLC 5 5,51 6,74 5,22

adresses officielles pour consultations fédérales


https://www.newsd.admin.ch/newsd/message/attachments/46857.pdf



Eidgenössisches Finanzdepartement EFD
Änderung der Liquiditätsverordnung (LiqV)
Modification de l'ordonnance sur les liquidités (OLiq)
Modifica dell’ordinanza sulla liquidità (OLiq) 1/7
Adressatenliste
Liste des destinataires
Elenco dei destinatari
1 Kantone / Cantons / Cantoni
Staatskanzlei des Kantons Zürich
Neumühlequai 10
Postfach
8090 Zürich
info@sk.zh.ch
Staatskanzlei des Kantons Bern
Postgasse 68
3000 Bern 8
info@sta.be.ch
Staatskanzlei des Kantons Luzern
Bahnhofstrasse 15
6002 Luzern
staatskanzlei@lu.ch
Standeskanzlei des Kantons Uri
Rathausplatz 1
6460 Altdorf
ds.la@ur.ch
Staatskanzlei des Kantons Schwyz
Regierungsgebäude
Bahnhofstrasse 9
Postfach 1260
6431 Schwyz
stk@sz.ch
Staatskanzlei des Kantons Obwalden
Rathaus
6061 Sarnen
staatskanzlei@ow.ch
Staatskanzlei des Kantons Nidwalden
Dorfplatz 2
Postfach 1246
6371 Stans
staatskanzlei@nw.ch
Staatskanzlei des Kantons Glarus
Rathaus
8750 Glarus
staatskanzlei@gl.ch
Änderung der Liquiditätsverordnung (LiqV)
Modification de l'ordonnance sur les liquidités (OLiq)
Modifica dell’ordinanza sulla liquidità (OLiq) 2/7
Staatskanzlei des Kantons Zug
Seestrasse 2
Regierungsgebäude am Postplatz
6300 Zug
info@zg.ch
Chancellerie d'Etat du Canton de Fribourg
Rue des Chanoines 17
1701 Fribourg
chancellerie@fr.ch
relations.exterieures@fr.ch
Staatskanzlei des Kantons Solothurn
Rathaus
Barfüssergasse 24
4509 Solothurn
kanzlei@sk.so.ch
Staatskanzlei des Kantons Basel-Stadt
Marktplatz 9
4001 Basel staatskanzlei@bs.ch
Landeskanzlei des Kantons Basel-Landschaft
Regierungsgebäude
Rathausstrasse 2
4410 Liestal
landeskanzlei@bl.ch
Staatskanzlei des Kantons Schaffhausen
Beckenstube 7
8200 Schaffhausen
staatskanzlei@ktsh.ch
Kantonskanzlei des Kantons Appenzell Ausserrhoden
Regierungsgebäude
9102 Herisau
Kantonskanzlei@ar.ch
Ratskanzlei des Kantons Appenzell Innerrhoden
Marktgasse 2
9050 Appenzell
info@rk.ai.ch
Staatskanzlei des Kantons St. Gallen
Regierungsgebäude
9001 St. Gallen
info.sk@sg.ch
Standeskanzlei des Kantons Graubünden
Reichsgasse 35
7001 Chur
info@gr.ch
Staatskanzlei des Kantons Aargau
Regierungsgebäude
5001 Aarau
staatskanzlei@ag.ch
Staatskanzlei des Kantons Thurgau
Regierungsgebäude
Zürcherstrasse 188
8510 Frauenfeld
staatskanzlei@tg.ch
Änderung der Liquiditätsverordnung (LiqV)
Modification de l'ordonnance sur les liquidités (OLiq)
Modifica dell’ordinanza sulla liquidità (OLiq) 3/7
Cancelleria dello Stato del Cantone Ticino
Palazzo delle Orsoline
6501 Bellinzona
can-scds@ti.ch
Chancellerie d’Etat du Canton de Vaud
Place du Château 4
1014 Lausanne
info.chancellerie@vd.ch
Chancellerie d’Etat du Canton du Valais
Planta 3
1950 Sion
Chancellerie@admin.vs.ch
Chancellerie d’Etat du Canton de Neuchâtel
Le Château
Rue de la Collégiale 12
2000 Neuchâtel
Secretariat.chancellerie@ne.ch
Chancellerie d’Etat du Canton de Genève
Rue de l'Hôtel-de-Ville 2
Case postale 3964
1211 Genève 3
service-adm.ce@etat.ge.ch
Chancellerie d’Etat du Canton du Jura
2, rue de l’Hôpital
2800 Delémont
chancellerie@jura.ch
Konferenz der Kantonsregierungen (KdK)
Conférence des gouvernements cantonaux (CdC)
Conferenza dei Governi cantonali (CdC)
Sekretariat
Haus der Kantone Speichergasse 6 Postfach
3001 Bern
mail@kdk.ch
2 In der Bundesversammlung vertretene politische Parteien / partis politiques représentés à l'Assemblée fédérale / partiti rappresentati nell' Assemblea federale
Bürgerlich-Demokratische Partei BDP
Parti bourgeois-démocratique PBD
Partito borghese democratico PBD
Postfach 119 3000 Bern 6
mail@bdp.info
Christlichdemokratische Volkspartei CVP
Parti démocrate-chrétien PDC
Partito popolare democratico PPD
Generalsekretariat
Klaraweg 6
Postfach
3001 Bern
info@cvp.ch
Christlich-soziale Partei Obwalden csp-ow
Frau Linda Hofmann
St. Antonistrasse 9
6060 Sarnen
ch.schaeli@gmx.net
Änderung der Liquiditätsverordnung (LiqV)
Modification de l'ordonnance sur les liquidités (OLiq)
Modifica dell’ordinanza sulla liquidità (OLiq) 4/7
Christlichsoziale Volkspartei Oberwallis
CSPO
Geschäftsstelle
Postfach 132
3930 Visp
info@cspo.ch
Evangelische Volkspartei der Schweiz EVP
Parti évangélique suisse PEV
Partito evangelico svizzero PEV
Nägeligasse 9
Postfach 3001 Bern
vernehmlassungen@evppev.ch
FDP. Die Liberalen
PLR. Les Libéraux-Radicaux PLR.I Liberali Radicali
Generalsekretariat
Neuengasse 20
Postfach
3001 Bern
info@fdp.ch
Grüne Partei der Schweiz GPS
Parti écologiste suisse PES
Partito ecologista svizzero PES
Waisenhausplatz 21
3011 Bern
gruene@gruene.ch
Grünliberale Partei glp
Parti vert’libéral pvl
Laupenstrasse 2
3008 Bern
schweiz@grunliberale.ch
Lega dei Ticinesi (Lega)
Via Monte Boglia 3
Case postale 4562
6904 Lugano
lorenzo.quadri@mattino.ch
Mouvement Citoyens Romand (MCR)
Case postale
1211 Genève 17
info@mcge.ch
Partei der Arbeit PDA
Parti suisse du travail PST
Postfach 8640 8026 Zürich
pdaz@pda.ch
Schweizerische Volkspartei SVP
Union Démocratique du Centre UDC
Unione Democratica di Centro UDC
Generalsekretariat
Postfach 8252
3001 Bern
gs@svp.ch
Sozialdemokratische Partei der Schweiz SPS
Parti socialiste suisse PSS
Partito socialista svizzero PSS
Zentralsekretariat
Spitalgasse 34
Postfach
3001 Bern
verena.loembe@spschweiz.ch
Änderung der Liquiditätsverordnung (LiqV)
Modification de l'ordonnance sur les liquidités (OLiq)
Modifica dell’ordinanza sulla liquidità (OLiq) 5/7
3 Gesamtschweizerische Dachverbände der Gemeinden, Städte und Berggebiete / associations faîtières des communes, des villes et des régions de montagne qui oeuvrent au niveau national / associazioni mantello nazionali dei Comuni delle città e delle regioni di montagna
Schweizerischer Gemeindeverband
Laupenstrasse 35
3008 Bern
verband@chgemeinden.ch
Schweizerischer Städteverband
Monbijoustrasse 8
Postfach
3001 Bern
info@staedteverband.ch
Schweizerische Arbeitsgemeinschaft für die Berggebiete
Seilerstrasse 4
Postfach
3001 Bern
info@sab.ch
4 Gesamtschweizerische Dachverbände der Wirtschaft / associations faîtières de l'économie qui oeuvrent au niveau national/ associazioni mantello nazionali dell'economia
economiesuisse
Verband der Schweizer Unternehmen
Fédération des entreprises suisses
Federazione delle imprese svizzere
Swiss business federation
Hegibachstrasse 47
Postfach
8032 Zürich info@economiesuisse.ch
bern@economiesuisse.ch
sandra.spieser@economiesuisse.ch
Schweizerischer Gewerbeverband (SGV)
Union suisse des arts et métiers (USAM)
Unione svizzera delle arti e mestieri (USAM)
Schwarztorstrasse 26
Postfach
3001 Bern
info@sgv-usam.ch
Schweizerischer Arbeitgeberverband
Union patronale suisse
Unione svizzera degli imprenditori
Hegibachstrasse 47
Postfach
8032 Zürich
verband@arbeitgeber.ch
Schweiz. Bauernverband (SBV)
Union suisse des paysans (USP)
Unione svizzera dei contadini (USC)
Laurstrasse 10
5201 Brugg
info@sbv-usp.ch
Schweizerische Bankiervereinigung (SBVg)
Association suisse des banquiers (ASB)
Associazione svizzera dei banchieri (ASB)
Swiss Bankers Association
Postfach 4182
4002 Basel
office@sba.ch
Änderung der Liquiditätsverordnung (LiqV)
Modification de l'ordonnance sur les liquidités (OLiq)
Modifica dell’ordinanza sulla liquidità (OLiq) 6/7
Schweiz. Gewerkschaftsbund (SGB)
Union syndicale suisse (USS)
Unione sindacale svizzera (USS)
Monbijoustrasse 61
Postfach
3000 Bern 23
info@sgb.ch
Kaufmännischer Verband Schweiz
Société suisse des employés de commerce
Società svizzera degli impiegati di commercio
Hans-Huber-Strasse 4
Postfach 1853
8027 Zürich
info@kfmv.ch
Travail.Suisse
Hopfenweg 21
Postfach 5775
3001 Bern
info@travailsuisse.ch
5 Interessierte Kreise
Credit Suisse AG
Paradeplatz 8
8001 Zürich
urs.reich@credit-suisse.com
EXPERTsuisse
Expertenverband für Wirtschaftsprüfung, Steuern und Treuhand
Association suisse des experts en audit, fiscalité et fidu-ciaire
Associazione svizzera degli esperti in revisione contabi-le, fiscalità e consulenza fiduciaria
Swiss Expert Association for Audit, Tax and Fiduciary
Limmatquai 120
Postfach 1477
8021 Zürich
info@expertsuisse.ch
PostFinance
Mingerstrasse 20
3030 Bern
postfinance@postfinance.ch
Raiffeisen Schweiz
Raiffeisenplatz
9001 St. Gallen
info@raiffeisen.ch
RBA-Holding AG
Mattenstrasse 8
3073 Gümligen
info@holding.rba.ch
Schweizer Verband Unabhängiger Effektenhändler (SVUE)
Industriestrasse 24
6300 Zug
Hannes.Glaus@bratschi-law.ch
UBS AG
Postfach
8098 Zürich
thomas.bischof@ubs.com
Änderung der Liquiditätsverordnung (LiqV)
Modification de l'ordonnance sur les liquidités (OLiq)
Modifica dell’ordinanza sulla liquidità (OLiq) 7/7
Verband der Auslandbanken in der Schweiz
Association des banques étrangères en Suisse
Associazione delle banche estere in Svizzera
Usteristrasse 23
Postfach 1211
8021 Zürich
info@foreignbanks.ch
Verband Schweizerischer Kantonalbanken (VSKB)
Union des banques cantonales suisses (UBCS)
Unione delle Banche Cantonali Svizzere (UBCS)
Wallstrasse 8
Postfach
4002 Basel
vskb@vskb.ch
Vereinigung Schweizerischer Assetmanagement- und Ver-mögensverwaltungsbanken (VAV)
Association de banques suisses de gestion (ABG)
Associazione di banche svizzere di gestione patrimoniale ed istituzionale (ABG)
Association of Swiss Asset and Wealth Management Banks
c/o Bank Julius Bär & Co. AG
Bahnhofstrasse 36
Postfach
8010 Zürich
office@vav-abg.ch
Vereinigung Schweizerischer Privatbanken (VSPB)
Association de banques privées suisses (ABPS)
Association of Swiss Private Banks
Rue du Général-Dufour 12
Case postale 5639
1211 Genève 11
info@abps.ch
Zürcher Kantonalbank (ZKB)
Banque Cantonale de Zurich
Banca Cantonale di Zurigo
Cantonal Bank of Zurich
Bahnhofstrasse 9
Postfach
8010 Zürich
Martin.Bardenhewer@zkb.ch

Invitation ce vendredi, discussion après les 3 heures d'émission

Dès 21h15, salon de discussion de monnaie-pleine ouvert à tous sur internet, depuis chez soi ou depuis son téléphone mobile smatphone avec le logiciel discord.


Discord est un logiciel gratuit de VoIP...  Il fonctionne sur WindowsMacOSAndroidiOSLinux et sur les navigateurs web.




Le lien pour rejoindre le salon monnaie-pleine est https://discord.gg/wuyGEDB

Invitez vos amis ce VENDREDI 15 DÉCEMBRE 2017 dès 17h45, puis dès 21h15 sur discord...


Invitez vos amis, vos proches, votre banquier à une soirée d'écoute et de discussion ce VENDREDI 15 DÉCEMBRE 2017 dès 17h45

Monnaies sans dettes




art. 99 alinéa. 3 du projet de www.monnaie-pleine.ch 

Dans le cadre de son mandat légal, la banque nationale suisse met en circulation, sans dette, l’argent nouvellement émis, et cela par le biais de la Confédération ou des cantons ou en l’attribuant directement aux citoyens..... 

alors que l'Europe donne tout aux banques commerciales, plus de 33 mille milliards, sic... voir article 123 de Maastricht ou de Lisbonne, refusé par le peuple français en votation, vote jeté aux orties, sans respect de la démocratie, tous trichés, volés, tondus, censurés pour plus de 33 mille milliards, sic..., pour les petits copains de sociétés secrètes ou discrètes... alors ceux qui détournent le regard des vrais problèmes, le vol de la vie, du temps, du repos de tous les citoyens tondus et exploités... ils nous pissent dessus, ils prennent plaisir à nous faire souffrir et nous manipuler, à nous diviser avec des arguties fallacieuses et de faux espoirs... les pervers narcissiques sont au pouvoir en trichant... vous laissez faire est stupide... ils mentent à tous tout le temps, ouvrez les yeux et unissez-vous localement, et résistez aux salauds qui vous mènent à des guerres atroces... 

MONNAIE-PLEINE DANS TOUTE LA FRANCOPHONIE

VENDREDI 15 DÉCEMBRE 2017 18h00 Radio Courtoisie ( https://www.radiocourtoisie.fr/ )

Le Professeur Paul DEHEUVELS, membre de l'Académie des Sciences, consacre les trois heures d'émission de son "Libre Journal des Sciences et des Techniques" à l'initiative suisse dite "Monnaie pleine"( https://www.initiative-monnaie-pleine.ch ), votation nationale constitutionnelle exceptionnelle depuis 1891, qui modifiera le statut constitutionnel de la Banque centrale de la Confédération Helvétique, la Banque Nationale Suisse, ainsi que ses rapports avec les banques commerciales privées établies sur le territoire de la Confédération, en sorte que soit restitué à la seule banque centrale BNS, le monopole absolu d'émettre des Francs Suisses, monnaie nationale, non seulement en Billets et pièces de monnaie, mais aussi en monnaie scripturale (monnaie électronique en particulier), soit l'exclusivité de l'émission monétaire et à l’exclusion des banques commerciales privées, comme la constitution suisse en avait énoncé le principe dès 1891. (
http://www.initiative-monnaie-pleine.ch/fa/img/Fragen_franzoesisch/La_monnaie_dans_l1histoire_constitutionnelle_suisse_.pdf )

Le texte des articles modifiés figurent sur le site "Initiative Monnaie Pleine" ( http://www.initiative-monnaie-pleine.ch/commentaires-du-texte-de-linitiative/ ).
Cette initiative nationale constitutionnelle exceptionnelle va être, dans les tout prochains mois, en 2018, soumise aux suffrages des quelque 8 millions de citoyens de tous les cantons de la Confédération Helvétique, dans le silence hermétique universel et véritablement obscène en France de tous les medias mainstream appartenant au petit nombre des ploutocrates, tous étroitement solidaires des banquiers privés.
Comme lors de la précédente émission du Libre Journal des Sciences et des Techniques de Paul Deheuvels difusée le 03 juin 2016 de 18h00 à 21h00 ( https://www.youtube.com/watch?v=X8KMR6F5qFA ), l'initative "Monnaie pleine" devait être présentée aux auditeurs de Radio-Courtoisie par François de SIEBENTHAL ancien banquier, (autrefois haut responsable du Crédit Suisse ayant démissionné de cette banque pour des raisons de conscience), spécialiste des questions monétaires et financières, à l'origine de ce Référendum d'initiative populaire, et qui en anime le Comité de Patronage avec des collègues suisses, anciens disciples du Prix Nobel Français Maurice Allais.
Trois semaines avant l'émission François de Siebenthal a brusquement dû être hospitalisé d'urgence dans un état critique, frappé par "une souche bactérienne insolite, ultra-résistante à tous les antibiotiques connus". Son état s'améliore lentement depuis quelques jours seulement.
Il s'est fait représenter dans son rôle le 5 Décembre, lors de l’enregistrement de l'émission qui sera diffusée le Vendredi 15 décembre, par deux de ses plus proches collaborateurs  du Comité de pilotage de l'Initiative "Monnaie Pleine", Mrs Bernard DUGAS et Gérard FOUCHER qui sont venus de Suisse pour en expliquer aux auditeurs français les tenants et aboutissants.
Pour placer l'événement politique exceptionnel que constitue ce prochain Referendum constitutionnel monétaire et financier suisse de 2018, dans une plus large perspective, Mme Valérie BUGAULT, juriste et expert en Droit fiscal des affaires, et M. Jean REMY, ancien banquier international, sont venus à cette occasion participer à cette émission pour présenter aux auditeurs leurs tout dernier ouvrage qui traite précisément des fondements et des principes de ces questions monétaires et financières : "Du Nouvel Esprit des Lois et de la Monnaie"  (Editions SIGEST, juin 2017 ( https://edsigest.blogspot.ae/2017/05/du-nouvel-esprit-des-lois-et-de-la.html http://fr.calameo.com/read/00026061845021cf4cd2a  )
Face à la censure absolue des medias en France sur cet exceptionnel événement politique prochain en Suisse en 2018, dont les auditeurs pourront comprendre les enjeux potentiels littéralement colossaux, IL EST INDISPENSABLE D’ÉCOUTER ATTENTIVEMENT CETTE PROCHAINE ÉMISSIONDE RADIO COURTOISIE, DE L'ENREGISTRER ET DE LUI ASSURER LA DIFFUSION LA PLUS LARGE.

RADIO COURTOISIE ( https://www.radiocourtoisie.fr/ ), "Le Libre Journal des Sciences et des Techniques de Paul DEHEUVELS" :

Diffusion Le Vendredi 15 Décembre 2017 de 18h00 à 21h00
Première Rediffusion (dans la nuit) Le Samedi 16 Décembre 2017 de 02h00 à 5h00
Seconde et dernière Rediffusion (dans la matinée) Le samedi 16 Décembre 2017 de 7h30 à 10h30
Philippe Bourcier de Carbon (Président-Fondateur en 2004 de l'AIRAMA, "Alliance Internationale pour la Reconnaissance des Apports de Maurice Allais en Physique et en Economie")


Roues carrées ou roues circulaires ?

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html





lundi 11 décembre 2017

Analyse d'un double discours en économie !

Analyse de la Conférence «L'État et les banques, 5 ans après, le hold-up continue» par Myret Zaki et Etienne Chouard



Conférence du 11 février 2017 à Genève :
L’Etat et les banques, avec Etienne Chouard & Myret Zaki


Cinq ans après leur première rencontre, Myret Zaki, rédactrice en chef du magazine économique suisse «Bilan» et Étienne Chouard, professeur, blogueur et militant politique français, se retrouvent pour faire le point sur la situation des relations entretenues entre l’état et les banques. Dérivés financiers, finance de l’ombre, crash systémique, monnaies (locale, scripturale, pleine), banques centrales, keynésianisme, démocratie, constitution, élections, tirage au sort, sont les sujets qui ont été abordés lors de cette longue discussion. La seconde partie de la conférence (questions et discussions avec le public) sera publiée prochainement. Fonderie Kugler - Genève - février 2017 Captation - icyprod Montage et son - usfprod Musique : Mountain Range - It's lonely around People, Too - Bad Panda Records

Sophismes de Myret Zaki, exemples...


I. Intro, plan de la conférence


2:00
Elle : « Les pays se trouvent dans une strangulation financière, ce qui impose une austérité financière » => « there is no alternative »


Puis, elle énonce le plan de la conférence : 1) 2) 3) Comment sortir du monopole monétaire tenu par les banques centrales et les émetteurs de monnaie => Minimisation du rôle des banques commerciales dans la création monétaire, le mot « banque » est effacé du vocabulaire pour désigner les émetteurs de monnaie autres que BC. 4) 5) Populisme et Lobbyisme, 2 facettes du même processus => Défendre les intérêts du peuple est « dangereux » puisqu’il débouche « fatalement » sur le lobbyisme et le néo-libéralisme (elle développe plus tard).


5 :11
Etienne dit que tous les journaux appartiennent à 9 ou 10 milliardaires, Myret dit « de grands groupes », alors Etienne répète que ce sont des personnes physiques, pas des groupes, et elle acquiesce mais elle a marqué les esprits => Ce ne sont pas des personnes mais des entités commerciales, business as usual, circulez y a rien à voir.


5 :33
Elle valide ce que dit Etienne : pas du tout de réformes pour les banques.
5 :43
Les banques ont été régulées et les dysfonctionnements se passent ailleurs que dans les banques, dans des organismes non soumises au crédit bancaire habituel. => Discours contradictoire, fallacieux.
8 :30
Elle répond à Etienne en hésitant : 40% des crédits sont non bancaires, « mais ça croît plus vite que le secteur bancaire » => Elle n’en démord pas, les banques ne sont pas une menace, sont un épiphénomène.


9 :27
Pas de fonds propres imposés au secteur financier non bancaire. Les exigences de capital sont uniquement imposées aux banques, les garanties au niveau des prêts et la vérification de solvabilité sont différentes entre non bancaires et banques => Les banques sont contrôlées, soi-disant.


Conclusion : les banques sont sous contrôle, la menace, c’est la « finance de l’ombre » et les agents financiers non bancaires.


II. Le keynésianisme


24 :45
Elle : « C’est une belle politique dans une situation de crise » / « Depuis 2008, aucun gouvernement ne s’est lancé dans le keynésianisme ». => Double discours, le keynésianisme, c’est bien mais c’est pas bien.
Elle mélange les investissements et les grands travaux avec le sauvetage des banques (les mêlant dans la même phrase), « Ils (les gouvernements) se sont tous endettés pour sauver les banques » / Etienne intervient pour préciser que ça n’a rien à voir avec Keynes, ça. Et elle dit « c’est ce que eux prétendent être du keynésianisme » => assimilation keynésianisme = sauver les banques


Ca aurait nécessité, au lieu de sauver les banques, de laisser certaines aller en faillite, même si ça provoquait beaucoup de dégâts dans l’économie => « Laisser tomber les banques en faillite est dommageable à l’économie » => « Il faut sauver les banques ! »


Intéressant : Myret rigole à chaque fois qu’elle n’a pas d’argument et qu’elle ne veut pas que l’idée d’Etienne soit acceptée, comme pour le discréditer.


« Si tu veux augmenter les investissements, tu dois prendre ça aux gens, augmenter les impôts. » => Fallacieux, elle fait peur, menace, en cas d’investissement et de keynésianisme, ignore la création monétaire que Etienne a pourtant mentionnée plusieurs fois pour financer les investissements.


26 :00
Elle insiste lourdement ce le mal-fondé du keynésianisme, dont elle qualifie à de nombreuses reprises la politique des gouvernements qui « ont délégué leur pouvoir aux banques centrales, en appelant ça du keynésianisme, y a des gens qui appellent ça du keynésianisme, ils pensent que c’est keynésien, d’injecter des liquidités dans l’économie mais en réalité elle ne vont pas dans l’économie car les banques n’ont pas prêté aux entreprises […] car on leur a augmenté leur exigence de fonds propres » […] mais le keynésianisme, bien sûr que … mais qui c’est qui l’applique aujourd’hui ? Donc échec à relancer la croissance, stagnation des salaires, austérité,  déflation, rien n’a été atteint => « le keynésianisme, c’est ce qu’ont fait les gouvernements et ça n’a pas marché », tout en faisant croire qu’elle pense du bien du keynésianisme.


31 :32
« Personne ne voudrait aujourd’hui être à la place d’un banquier central ou même de Donald Trump qui ne va pas trouver une sortie facile de cette situation, on est coincés avec une masse de crédits si vulnérable. » => « Il y a trop de dettes, et contractées via des services financiers non bancaires, c’est ça le problème (ce n’est pas un problème de création monétaire par les banques commerciales) + c’est risqué d’être banquier (banquier central qui plus est, rien sur les banquiers commerciaux) ou Président de la république ! Etienne rétablit un peu la balance en disant qu’ils ne risquent pas grand chose, aucune plainte pénale n’a été déposée depuis 2008 envers ceux qui ont provoqué le krach, ils ont plutôt été récompensés !
Myret prétend que les plaintes pénales n’ont pas été déposées car ça rapporte moins d’argent aux gouvernements que les amendes de quelques milliards.
Etienne réagit : « C’est pas parce que ça rapporte moins qu’ils ne les punissent pas, c’est parce qu’ils font partie de la même bande. » Elle confirme mais elle a semé le doute avant.
Etienne insiste sur les rapports croisés dans cette bande de malfaiteurs organisés et Myret revient avec l’endettement des gouvernements : «  Ils [les gouvernements] sont surendettés surtout » => Toujours ce refrain sur la dette des Etats qui est problématique, pas de remise en cause du fonctionnement de la monnaie et de l’endettement public.


35 :50
Myret pose la question dans un ordre pas innocent : «  Faut-il réguler les marchés ou faut-il laisser les marchés s’auto-réguler, s’auto-coordonner, est-ce qu’il y a une main invisible qui coordonne le tout ? » => La deuxième proposition est celle qui donne la solution, dans les discours…


36 :08
Etienne lui demande où le magazine Bilan en est avec la Doxa selon laquelle « il faut libéraliser les marchés, les marchés s’autorégulent » ?
  • Myret ne répond pas, elle rigole. Elle botte en touche en racontant l’historique des journalistes financiers, qui se sont conformés aux attitudes et aux arguments des financiers, qui sont « les meilleurs, les cracks », sans esprit critique. Puis dès 2008, les journalistes se sont posés des questions sur les théories néo-libérales. « Moi je ne crois pas à l’auto-régulation des marchés, on a dérégulé les marchés, on peut pas inciter les gens à s’endetter, on a dérégulé toutes les lois qui protégeaient l’épargnant, le petit investisseur, à des conditions risquées et dangereuses, c’est l’effet de lobbying (à rapprocher du populisme selon elle) » => Toujours le problème pointé de l’endettement et haro sur le populisme !


41 :21
Myret prône le « purement libéral » (« sauver les banques n’est pas libéral »), le marché qui agit librement (Ndlr : sans réglementer quoi que ce soit). => Elle prône le libéralisme ET le keynésianisme ??


45 :28
« Ils [les financiers] n’ont pas le droit de perdre, ils ont juste le droit de gagner […] » => Elle omet de considérer que c’est un avantage pour ces financiers de gagner et uniquement gagner… Elle présente les gains comme des obligations non consenties, minimise la responsabilité et les gains des acteurs financiers.


[1er envoi à GF et BD]


III. Les monnaies locales
53 :04
Etienne : « Soit elles [les banques centrales] étaient privées, soit sous l’influence des banquiers privés. » Myret : « Ce qui est aujourd’hui largement le cas le cas de toutes les banques centrales, qui sont très proches des exécutifs des gouvernements » => Elle renverse ce que vient de dire Etienne (les banques centrales sont en mains privées), tout en acquiesçant à ce qu’Etienne dit, en disant qu’au contraire, les banques centrales sont en mains publiques.


53 :35
Myret répond sur les monnaies locales, plébiscitées par Etienne : « On a le Léman qui a été lancé […] » suivi de « il ne peut pas flotter librement par rapport au franc » et «  il faut la contre-partie en francs suisses », « il n’y a pas vraiment de monnaie locale qui peut arriver au stade où elle peut défier une monnaie nationale », « Le WIR est une monnaie qui peut être créée mais ça reste une monnaie qui reste dans un réseau fermé et ça peut pas devenir une monnaie qui a une envergure nationale », «  Le WIR c’est plutôt un bon d’échange » (à quoi Etienne rétorque « La monnaie, est-ce que c’est autre chose qu’un bon d’échange ? », Elle : « c’est vrai, c’est vrai »), « aujourd’hui, les monnaies locales ne nous permettent pas du tout de résoudre ce problème-là (peur de l’effondrement, de la dévaluation de l’euro) parce qu’elles sont ni internationales ni nationales et ne pourraient pas s’y substituer parce qu’elles sont loin d’être universelles et acceptées partout, si elles sont indexées à la monnaie, on vont aussi connaître une dévaluation » (or on vient de dire que le WIR n’était PAS indexé au franc suisse !) => Discours contradictoire, discrédit des monnaies locales, la monnaie locale n’est pas à la hauteur de la monnaie nationale ou internationale.


56 : 45
Etienne : « A mon avis, l’enjeu politique va beaucoup plus loin, l’enjeu des monnaies locales, c’est l’outil politique central d’une communauté qui décide de vivre ensemble, c’est l’acte politique fondateur presque et donc il pourrait très bien y avoir une biodiversité des monnaies […] »
Elle : « Au Moyen-Age, on faisait comme ça, alors on revient à un système un peu  moyennageux » => C’est l’argument ultime pour tuer le bien-fondé de l’idée des monnaies locales, elle fait une amalgame avec une période connotée « barbare » et paf, c’est l’estocade !


58 :50
Elle : «  Mais ça [les monnaies locales] ajoute quand même beaucoup de complexité quand aujourd’hui on a des flux commerciaux qui sont gigantesques, on arrivera pas aujourd’hui à se débarrasser des monnaies nationales voire supranationales […] , qu’est-ce qu’on a vraiment acquis puisque le franc suisse va continuer à exister, l’euro va continuer à exister » => Postulat fallacieux qui suppose que les monnaies nationales et supranationales vont perdurer et qu’elles sont incompatibles avec les monnaies locales, ce qui nie les propos de biodiversité et de complémentarité avancés par Etienne.


59 :50
Elle : « On n’a pas le contrôle dessus [les monnaies locales] et les autorités ne veulent pas qu’il y ait une concurrence avec d’autres monnaies, au point que les Etats-Unis et les autres banques centrales ont maintenant adopté une doctrine résolument anti-or […], elles répètent en chœur que c’est nous qui lui avons attribué une valeur mais qu’en fait ça vaut rien, l’or, et puis que ça nous sert à rien, en cas de désastre mondial, l’or, il va pas nous acheter du pain », « la recherche d’alternative, c’est bien mais la recherche de souveraineté sur ces monnaies [l’euro, le dollar, le yen], c’est mieux, non ?» [Etienne tente d’intervenir à plusieurs reprises mais Myret n’en fait pas cas et poursuit son discours] => S’attarder sur les monnaies locales est vain car le gouvernement ne le veut pas, on doit s’y plier, comme avec l’or qui est refusé comme valeur d’échange, fatalisme. Elle reste exclusive : monnaie nationale OU monnaie locale (elle n’entend pas la proposition de cohabitation entre les 2).


1 :04 :27
Elle : « Les monnaies locales, c’est bien pour régler des problèmes locaux, à condition que l’Etat ne décide pas de l’invalider, car le Bitcoin par exemple, fait toujours peur aux gens / nomans’ land monétaire », « il y a ce risque politique », « Il faut que ceux qui décident d’imprimer ces billets, ils soient eux-mêmes intègres, qu’ils en sur-impriment pas, qu’ils dévoient pas cette monnaie.., qu’on ait pas à l’échelle micro-local le même travers que la vraie Banque centrale qui en imprime trop », « pour moi ça disparaît pas ce risque-là, de créer de l’inflation en abusant de cette monnaie » => Appel à la peur, Myret veut nous faire croire que si seules les banques centrales créent de la monnaie et c’est un risque… d’inflation, de malhonnêté… (Cela légitime selon elle la création monétaire par les banques commerciales ?).


IV. La monnaie scripturale


1 :06 :50
Etienne amène le sujet de la création monétaire par les banques commerciale, il vante les mérites de l’initiative Monnaie pleine …et des insolents, des impénitents, des irrévérencieux AAA+ ( ☺)


1 :12 :15
Elle : « Pourquoi ce choix a été fait que les banques centrales soient en mains privées, comme la Fed ? »


1 :13 :00
Elle : «  Toi tu défends le fait pour la France de sortir de l’UE et de récupérer le franc français, […] est-ce que ça apporte un mieux ? Moi j’aimerais qu’on soit réaliste par rapport à ça. » « D’ailleurs Marine Le Pen, elle a ce programme, et d’ailleurs Mélenchon, il est pas contre non plus », « Qu’est-ce que vous voulez obtenir par cette voie-là ? => Elle prête à Etienne des intentions fausses : récupérer le franc français, elle taxe la sortie de l’UE de non réaliste, la discrédite, l’amalgame à une idée d’extrême droite, voire d’extrême gauche, bref, d’extrêmement pas à faire. « Vous » = Le Pen + Mélenchon + toi.


1 :17 :43
Elle, juste quand Etienne parle de la baisse du pouvoir d’achat à cause du chômage qui est l’outil de domination des patrons, qui se garantissent un niveau bas de salaire  : « Bon, en ce moment, l’inflation est très très faible » =>  Elle « prouve » par des arguments fallacieux que le pouvoir d’achat ne diminue pas.


V. L’UE / la BCE


1 :18 :20
Elle : « La BCE essaie de relancer l’économie, c’est ce qu’elle essaie de faire, aucun autre gouvernement de l’UE ne le fait. Il n’y a que Mario Dragui qui le fait » => Elle insiste sur le bien-fondé pour l’économie de l’hégémonie de la BCE.


1 :18 :24
Etienne : oui, il le fait car ils sent bien que bientôt, on va mettre sa tête au bout d’une pique : il parle d’helicopter money, … Elle : « Oui, il veut endetter au maximum les populations » => Myret fait croire que la monnaie distribuée au peuple implique qu’il s’endette.


1 :19 :26
« Tout est très complexe en économie et je pense que Marine Le Pen, si elle est élue, elle va le réaliser ou même JL Mélenchon, qui sera moins probablement au 2ème tour. Quand la rumeur de la sortie de l’UE sera là, il y aura des retraits massifs de capitaux qui vont commencer. Donc la France doit mettre en place un contrôle des capitaux, comme la Chine. », « Immédiatement, les fonds spéculatifs vont spéculer sur la chute de notre monnaie » => « La sortie de l’UE n’est pas si simple, ça va engendrer des fuites de capitaux, ça va être catastrophique, menace,  amalgame avec un régime vu comme totalitaire (la Chine) ».


1 :20 :34
Elle : « Il faut renoncer au marché des capitaux à ce moment-là. », « Si quoi que ce soit en francs français est coté, il va être abattu par les spéculateurs qui vont tout de suite parier sur sa dévaluation et ça va être le gain, le trade du siècle ! (Exemple de Georges Soros qui parierait 10 milliards sur la baisse du FF, comme il l’a fait avec la Banque d’Angleterre) » => Menace encore, elle présente la sortie du marché comme dramatique, comme la mort économique de la France.


VI. Le financement de l’Etat : Création monétaire vs Dette


1 :21 :08
Etienne : « Je te renvoie la question Myret : est-ce que ça te paraît normal que la monnaie se vende et s’achète comme une marchandise, la monnaie, qui, je te le rappelle, est notre fluide vital ? » Elle : « Ah ben non » […] Donc il faut retirer la Dette du marché des capitaux et il faut aller jusqu’où ? Etienne : « La Dette, c’est une autre félonie » Elle : « Parce que c’est par la Dette qu’on spécule sur la monnaie » => Amalgame entre la Dette et la monnaie-marchandise.


1 :22 :00
Etienne : « Un Etat digne de ce nom n’emprunte pas la monnaie dont il a besoin, il la crée ! » Elle : « Ouais, c’est juste » puis… « Alors le gouvernement aura besoin de capitaux, il va l’emprunter auprès de qui ? » Etienne répète : « Mais il va pas l’emprunter, on va le créer Myret ! » et Myret insiste quand même : « Qui va le détenir alors ? » => Elle est bouchée ou quoi ? Elle acquiesce quand EC dit qu’un Etat ne doit pas emprunter sa monnaie, qu’il doit le créer, et elle nous reparle d’emprunter ! Elle nie l’idée de la création monétaire par l’Etat.


1 :26 :06
Etienne lui explique encore une fois le concept de l’Etat créateur de monnaie pour financer les services publics et destructeur de la monnaie en trop. Elle reprend « Je la crée à partir de rien, ouais, ça dévalue la monnaie, c’est inflationniste=> Faux arguments propagandistes, et elle le sait vu que la BCE fait ça tous les jours depuis mars 2015 avec les banques commerciales sans créer la moindre inflation. [EC : oui et je le détruis aussi] Oui sinon tout le monde l’aurait fait.. => Autrement dit, c’est une fausse bonne idée, dénigrement. [EC : Je suis pas sûr que tout le monde l’aurait fait justement] […] D’accord mais l’impôt ne peut pas couvrir toutes les dépenses de l’Etat, sinon ce serait des impôts extrêmement élevés. => Appel à la peur chez les contribuables. […] Donc on crée de façon illimitée => Avec un ton suffisant, elle dénigre l’idée.


1 :28 :55
Elle : « L’initiative Monnaie pleine, ça va donner ça => Pour bien assimiler la « fausse bonne idée » à Monnaie pleine.


1 :30 :22
Elle : «  Alors il y a aussi une autre possibilité, c’est que la Dette, ce qu’on appelle la Dette, ce soit détenu par les citoyens. Ca devient un devoir citoyen d’investir dans la Dette du gouvernement, ça fait que, ici, une partie de leur épargne [aux citoyens suisses] serait obligatoirement attribuée à ça […] parce que le but c’est que cette Dette ne soit pas ballotée sur les marchés des capitaux, à la merci des investisseurs internationaux » => Elle parle encore et toujours de Dette ! Elle continue à nier l’option « création monétaire par l’Etat ».


1 :31 :33
Etienne : «  Il y a une bonne partie de la Dette qu’il est hors de question de payer hein, il faut faire un audit de la Dette et toute la partie de la Dette qui est liée aux grandes banques d’affaires, ils peuvent aller se faire voir, ils en verront jamais la couleur de cet argent. »
Elle : « Ca veut dire que eux ils ont prêté cet argent et on va leur dire qu’on fait défaut dessus, et ils vont venir saisir … […] alors il faut faire la guerre, ha ha ha ». On est quand même dans un Etat de droit, on leur dit « vous nous avez prêté de l’argent et on vous envoie balader ? » […], « Il faut se surendetter et après il faut tuer les créanciers » => Faux arguments de dire « prêté », négation de la création ex nihilo, appel à la peur d’une GUERRE si on ne rembourse pas, présentation des banques comme de pauvres victimes spoliées, inversion des rôles, sarcasme.


1 :32 :20
Etienne : « Myret, ça fait des millénaires que tous les 7 ans, tous les 40 ans, on remet les Dettes à plat, on dit aux créanciers « ce coup-ci là on arrête, on arrête parce que sinon on vous tue, c’est bientôt nous qui allons mourir et là… »»
Elle qui lui coupe la parole : « Oui c’est des périodes de grandes guerres quand les Dettes sont effacées » […] => Elle fait semblant d’être d’accord avec EC tout en faisant un amalgame entre les grandes guerres causées par les Dettes et l’austérité et le « sinon on vous tue » défensif dont Etienne parle, qui risque d’arriver si on continue à payer, à se faire spolier, étranglés par les créanciers.


1 :33 :03
Elle : « Un Etat qui se surendette, qui est indiscipliné, qui sait pas gérer ses finances et puis à la fin qui dit « je vais faire défaut, je veux qu’on efface ma Dette, c’est un très mauvais exemple car moi, au niveau individuel, je peux aussi faire ça, pi après je dis « ça m’embête de rembourser, j’ai utilisé tout cet argent pendant toutes ces années pi maintenant j’ai pas envie, on me l’efface, on me pardonne ma dette et sinon je vais envoyer mes gardes du corps, je vais tirer sur tout ce qui bouge. »
=> Appel à la faute, à la culpabilité, l’Etat est amalgamé avec un enfant capricieux, dénigrement de l’annulation des Dettes illégitimes de l’Etat.


Etienne répète inlassablement : « Un Etat digne de ce nom n’emprunte pas, un Etat digne de ce nom produit la monnaie dont il a besoin. »
Elle : «  Donc ils auraient dû dépenser les revenus fiscaux qu’ils avaient »,
Etienne : « Oui et c’est une crapulerie d’avoir voté des budgets en déséquilibre »
Elle, qui détourne le sujet des budgets déséquilibrés : « et surtout il ne faut pas coter la Dette en Bourse sur les marchés internationaux quoi qu’il arrive, là-dessus je crois qu’on est tout à fait d’accord. » => Négation encore et encore de la création monétaire par l’Etat, détournement du sujet (elle parle de coter la Dette alors que le sujet est : Comment on finance l’Etat ? Quid de la création monétaire étatique), imposture du prétendu ralliement à l’avis d’EC (« là-dessus je crois qu’on est tout à fait d’accord ») !


VII. L’endettement, l’UE


1 :34 :08
Etienne : « Mais Myret, souviens-toi on en avait parlé la dernière fois, on avait bien souligné que la Dette publique est un outil de domination qui a été testé dans les pays pauvres […] »
Elle : « Bien sûr ! » => Elle fait semblant de partager l’analyse d’EC
Etienne : « Tu sais, on avait parlé des assassins financiers, des gens de la CIA qui vont voir les responsables des pays pauvres et qui les convainquent de construire un immense barrage ou des centrales nucléaires… »
Elle lui coupe la parole : «  Le FMI. C’est le FMI qui a fait des programmes de restructuration dans plein de pays… » => Elle détourne les propos d’EC, prétend que c’est le FMI dont EC parle, qui en fait viendrait aider les pays pauvres, nie l’existence des A.F. , elle ignore ce qu’elle vient d’approuver (l’analyse d’EC sur la Dette comme outil de domination).
Etienne rectifie : «  Le FMI vient après pour prêter. D’abord il y a les gens qu’on appelle les assassins financiers qui viennent convaincre en promettant des avantages et puis des intimidations… »
Elle lui coupe encore la parole : «  C’est ce qu’on appelle les mesures structurelles des années 80 et 90 oui… » => Elle détourne les propos d’EC, elle minimise la barbarie de l’endettement forcé pas les A.F.
Etienne continue : « Et puis ce qui va venir après, si les chefs d’Etat ont accepté de construire des barrages, de construire des grandes infrastructures qui sont hors de prix pour le pays, accepté de s’endetter, après ça, le FMI vient pour obtenir toutes sortes de réformes structurelles en échange de l’aide au financement.. »
Elle enchaine en lui coupant la parole : « Voilà, maintenant on parle, les gouvernements occidentaux, pourquoi on revient pas à l’origine de ce surendettement ? » (Ndlr : C’est précisément ce que Etienne vient de faire en te parlant des assassins financiers !), « Avant 2007, les Dettes occidentales, c’était pas un sujet […] et maintenant ils ont quand même opéré des sauvetages massifs de secteurs financiers privés pour en arriver là, et c’est là que le problème s’est déclaré » => Ok, donc elle attribue l’endettement uniquement au sauvetage des banques, elle balaie en bloc la responsabilité de la mafia financières (dont les A.F.)


1 :36 :55
Elle : « Dernière chose, te dire, le cas de la Suisse, la Suisse elle est pas entrée dans l’UE et a priori vous pouvez la voir comme le pays qui a fait tout juste, qui dès le départ ne s’est pas mis dans cette galère de l’UE et de l’euro, mais […] on l’a payé un certain prix ! Par exemple quand on avait un secret bancaire, l’UE a utilisé des armes très fortes pour obliger la Suisse à renoncer à son secret bancaire. Ensuite, l’UE a attaqué les statuts fiscaux des entreprises pour les holdings. On a dû perdre pas mal d’avantages juste parce que on est à côté de l’UE et qu’on exporte 65% de nos exportations vers l’UE. […] L’UE est protectionniste avec la Suisse, qui se heurte à la barrière de la forteresse Europe, qui dit à la Suisse en substance « tant que vous êtes pas membre du Club, vous avez pas accès au marché des services […] » ». « Tant qu’on est pas dans l’UE, il y a des choses que la Suisse n’obtiendra pas. La France, le jour où elle sort, y a des avantages qu’elle pourra plus avoir avec l’Allemagne, l’Italie. => Appel encore à la peur pour dissuader la sortie de l’UE.


1 :39 :10
Elle : « Il faut tenir compte de la complexité des choses et c’est pas juste «’on va sortir, youhou,  on va devenir un îlot de prospérité avec le franc français qui va devenir une monnaie forte solide et puis le gouvernement qui va se désendetter et puis la France qui va éliminer tout son chômage, c’est pas si simple que ça Argument d’autorité : c’est complexe (« trop compliqué pour vous »), dénigrement des solutions proposées par EC, discrédit.


VIII. Le populisme


1 :40 :05
Etienne : «  Un vrai populiste digne de ce nom, parce que pour moi c’est pas un gros mot du tout, c’est un beau mot, ‘populiste’, c’est quelqu’un qui défend les intérêts du peuple, donc un vrai populiste digne de ce nom, il consulte  son peuple tout le temps […] »
Elle : « Je suis contente que tu viennes sur le populisme, prenons l’exemple de l’Angleterre. Le Brexit, la sortie de l’Angleterre de l’UE, super, le populisme vraiment à l’œuvre, quel est le principal ennemi du populisme ? En fait, le vrai, auquel on pense pas. » => Détournement du sens que EC vient de donner au populisme, généralisation à partir d’un exemple, amalgame, position haute de l’expert ès populisme qui pose les questions dont il sait la réponse.
Etienne : « Qu’est-ce qu’il y a de populiste avec ce qui se passe en Angleterre ?? »
Elle : « Ah ben c’est pas moi qui appelle ça populiste, tout le monde a dit voilà, le parti populiste » => Appel à l’opinion générale pour présenter son propos comme une vérité.
Etienne : « Oui mais ça c’est populiste au sens des oligarques, au sens de tous ceux qui ont acheté les journaux »
Elle : «  Alors c’est le populiste au sens anti-système, anti-élites […], qu’est-ce qui s’est passé par la suite, qu’est-ce que Theresa May annonce aujourd’hui ? (EC : « ça doit être ultra-libéral j’imagine ») Alors elle annonce qu’elle devient ultra-libéral oui, alors on a le populisme d’abord et après, qu’est-ce qui se passe ? On a le lobbyisme qui vient retoucher le populisme et le transformer ! Et alors Theresa elle vient et elle dit finalement, on avait dit qu’on allait mettre des employés dans les Conseils d’Administration des entreprises, on renonce, on avait dit qu’on allait obliger les entreprises à dire combien d’employés étrangers elle recrute, ce qui est controversé, on renonce, donc la préférence indigène on s’en fiche, le plafonnement des salaires des dirigeants, on laisse tomber, ça embête trop les compagnies, par contre ce qu’on va faire, c’est qu’on va déréguler la finance, (EC : « Mais c’est pas du tout populiste »), on va baisser l’impôt des entreprises en dessous des 20 pays qui concurrencent l’Angleterre […]. »
Etienne : « C’est-à-dire qu’elle a fait semblant d’être populiste et en fait elle est pas populiste du tout, parce que tu décris c’est ultra-libéral, c’est le contraire de populiste. »
Elle : « Exactement, elle est passée par le filtre lobbyiste et elle revient avec un programme qui finalement n’a rien à voir parce qu’il est ‘corporate’, il est pour les grandes corporations et pour les grandes entreprises en gros et puis voilà. »
Etienne : « Mais Myret, c’est pas du populisme du tout, c’est du crapulisme comme d’habitude. » (Ndlr : j’adore l’expression ‘crapulisme’ !! ^^)
[…] => Elle fait passer subrepticement le populisme pour du libéralisme, elle associe les 2 notions.


1 :44 :27
Elle : « Je voulais juste dire que le populisme, après il y a le wagon du lobbyisme qui passe par là et puis après.. » => Elle se débrouille toujours pour avoir le dernier mot et finir sur sa thèse initiale, ici que le populisme est vain, qu’il mène irrémédiablement au lobbyisme et donc au libéralisme et au pouvoir des riches.


1 :48 : 25
Elle, qui enchaine après la présentation des livres que présente Etienne et dont elle a l’air de se foutre (interprétation personnelle) : «  Finalement, toute notre conversation qui a duré 2h30, ça converge toujours vers la gouvernance finalement, vers l’intégrité au niveau de la gouvernance, au niveau de la démocratie et là quand on parlait du lobbyisme, on se rend compte que si tout travail de tout législatif doit passer par le filtre des souhaits des lobbies, on va toujours aller vers des intérêts privatisés et on va jamais réussir à passer des très bonnes idées, les gens font campagne sur des idées et puis finalement on va toujours être déçus » => Fatalisme, généralisation, la seule issue du populisme est l’échec, conclusion fallacieuse de ce qui a prétendument été dit durant la conférence.


1 :49 :05
Elle : «  Nous les médias aussi, face à la montée de ce qu’on appelle les populismes, je vois que tu rejettes un peu ce mot mais nous on a pas d’autre mot (EC : « Ah non je le rejette pas, je, je », Elle l’ignore et continue) pour appeler ces programmes soutenus par le peuple et la base, voilà, on a un peu réagi comme des Marie-Antoinette, à nous effrayer, à dire ‘Ouuuuh y a des populistes’ […] , on est juste là à s’effrayer, à insulter les populistes, à les ridiculiser, à les traiter de ‘Hitler’ » => Elle prête des intentions fausses à EC, elle lui met dans la bouche le contraire de qu’il a dit ! Puis elle dit qu’elle a tort de (insulter, ridiculiser, traiter d’Hitler les populistes) mais le message qu’elle passe est que les populistes sont dignes d’insultes, de ridiculisation, de surnom d’Hitler.


IX. Conclusion : pouvoir des élites vs pouvoir du peuple


1 :50 :16
Elle : «  Les élites sont loin de soutenir les mêmes politiques […] » => Confusion, les élites ne sont pas toutes les mêmes, sous-entendu il y a les méchants et les gentils.


1 :50 :30
Elle : « Si le citoyen participe vraiment à la prise de décision, eh bien on peut arriver aussi à des travers de cette prise de pouvoir du peuple qui est que aujourd’hui, moi citoyenne suisse, je dois étudier des brochures sur la RIE III, digne vraiment de fiscalistes professionnels, c’est complexe […], est-ce que c’est à la portée de tous ? Et donc finalement est-ce que j’ai pas quand même besoin d’être représentée mais par quelqu’un en qui j’ai confiance, dont l’intégrité pour moi ne fait pas de doute ?», « parce qu’on peut pas tous participer pleinement à la prise de responsabilité de manière réaliste (en faisant une moue hostile)  => En mettant le pouvoir des élites et le pouvoir du peuple sur la même ligne, elle dit que le peuple ne doit pas avoir le pouvoir car il n’est pas compétent, ça l’embête de prendre des décisions, les gens sont comme des enfants qui ne veulent pas de responsabilités et puis les élites ne sont pas toutes mauvaises, finalement c’est un moindre mal.


Texte original
Description
Réponse/Conseil/Reformulation/Réfutation
Présentation : "On va parler de..."

Pré-attribution des rôles, définition des sujets.  

2:38 MZ : "… des “politiques monétaires des Banques Centrales”... comment “elles” dirigent les économies... “réguler” ou main invisible... monnaie : comment sortir du “monopole tenu par les Banques Centrales” et les… et les… “émetteurs de monnaie”… protectionnisme... l'élection... le populisme et le lobbyisme..."
La collection des fausses pistes
Présentation des euphémismes manipulatoires

4:05 MZ : “Est-ce que vous pensez que la finance, après 2008, a été réformée ?... Est-ce qu’elle a été règlementée ?”
Innovation rhétorique majeure : le “monolemme”, ie “faux dilemme réduit à un choix unique”. C’est-à-dire aucun choix.

Monolemma

Hobson's choice

Encore plus puissant associé à une question et à une fausse piste comme ici.
“Nous allons devoir, au fur et à mesure de la discussion et pour la bonne compréhension de nos spectateurs, donner les définitions des concepts que nous allons utiliser, puis définir précisément le ou les problèmes auxquels nous faisons face. Puis décider si nous souhaitons régler ces problèmes ou pas, selon quels principes, voir si cela est utile, et à qui. Seulement alors pourrons-nous examiner les propositions et les solutions.
Réglementer la finance est peut-être une solution, ou peut-être pas. Il y a peut-être de meilleures solutions. Nous allons essayer de les trouver, et ce sera tout l’objet de cette passionnante discussion.”
6:30 MZ
Longue fausse piste sur la “Finance de l’ombre”
http://sophismes.free.fr/log06.htm
https://cortecs.org/materiel/sophisme-le-hareng-fume/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Appel_%C3%A0_la_terreur

Combinant plusieurs sophismes
1. Laisser croire que ce ne sont pas les banques qu’il faut réglementer (fausse piste ou red herring) ;
2. Appel à la peur “ça va dépasser la taille du secteur bancaire” 80.000Mds...
Il ne faut pas confondre le shadow banking, qui regroupe des entreprises filiales de banques, et les banques elles-mêmes. Il s’agit en réalité d’une intégration verticale entre des fabricants et des distributeurs, comme dans toute autre industrie.
Les banques fabriquent à coût nul des moyens de paiement qui leur confèrent et qui confèrent à leurs clients du pouvoir d’achat nouveau.
Ce pouvoir d’achat nouveau est ensuite revendu à d’autres agents contre des moyens de paiement gagnés par leur travail et sur lesquelles ont été payés toutes les impôts et charges sociales.
Il s’agit donc en quelque sorte d’un transfert de profit, et de responsabilité, entre un créateur ex nihilo et des revendeurs qui récupèrent des moyens de paiement antérieurs. Les moyens de paiements initiaux étant détruits dans l’opération, il ne reste aucun trace du mécanisme initial.
7:49 MZ “Je deviens banque… on est tous des banques”
Confusion délibérée entre Établissement financier (qui prête des fonds existants) et Établissement de crédit (qui émet du nouveau pouvoir d’achat ex nihilo), confusion qui permet d’établir dans l’esprit du public la notion fausse et mensongère  qu’une banque est un intermédiaire.


9:00 EC “Chez nous on appelle ça des établissements financiers

MZ est d’accord, et elle propose d’imposer aux Établissements financiers les même règles prudentielles que les banques. (Ce qui n’a pas de sens pour des entreprises dont les fonds prêtés viennent à 100% de monnaie existante.)

9:58 EC “mais moins besoin de garanties…”
Tentative de décryptage du mensonge précédent (7:49 MZ)
“Les établissements dont vous parlez, contrairement aux banques, récoltent de la monnaie déjà existante, issue d’une épargne préalable, pour la prêter. Je rappelle que les banques, par contre, créent ex nihilo de nouveaux moyens de paiement, du nouveau pouvoir d’achat, sans aucune production préalable associée.
Les opérations des établissements financiers ne créent donc pas de monnaie supplémentaire dans l’économie, ils ne créent donc pas d’inflation, ils ne déséquilibrent pas le rapport entre des gens qui travaillent et des gens qui produisent de la monnaie nouvelle sans travail préalable, ils n’augmentent pas la dette nette globale, ils ne disposent pas de l’outil essentiel de prédation et de pouvoir exponentiel que donne la création monétaire ex nihilo.
Revenons donc à l’essentiel : la dissymétrie entre ceux qui créent la monnaie et ceux qui creusent.
14:27 MZ “Quelle est la part de crédit ?...”
Sophisme appel à l’autorité. But : ascendant social sur l’intervenant et le public.
“Mais je ne suis pas votre élève !”
(Réponse de Michel Rocard à Valéry Giscard d’Estaing qui lui demandait, pour le coller, combien il y avait de députés suédois au Parlement européen).
15:40 MZ “On n’est pas du tout dans une problématique où on est censé assainir la finance.”
Fin de la fausse piste.
Assainir la finance, ce n’est pas empêcher les créateurs de monnaie de créer des filiales pour revendre la monnaie qu’ils ont créée, c’est comprendre que laisser le pouvoir de la création monétaire à certains humains et pas à d’autres procure certains avantages à ces humains-là, et impose certaines limites à tous les autres humains.
16:00 MZ confusion bis (voir 7:49)
MZ “le taux zéro me permet d’emprunter... Un taux supérieur m’en empêcherait”
Sophisme
[A => B, donc non A => non B] n’est vrai que si A => B est vrai, ce qui n’est pas prouvé ici.
Si le métier de banque est d’emprunter pour prêter et vivre du différentiel, alors le taux d'intérêt n’a aucune importance. C’est seulement la possibilité de prendre une marge bénéficiaire qui compte.
Mais le métier de banque n’est pas d’emprunter pour prêter, donc la question ne se pose pas de toute façon. Le métier de banque est tout autre chose, que nous allons préciser.
17:00 MZ “Tout le monde emprunte quand les taux restent à zéro.”

Les taux sont à zéro seulement sur la monnaie centrale créée par les BC. Seules les banques peuvent obtenir de la monnaie centrale, à condition d’avoir acquis auparavant des titres de crédit auprès des ANB, avoir payés ces titres des ANB par création monétaire (par augmentation de leur passif envers les ANB), et revendu ces titres à la BC.
Il y a deux sortes de monnaie qui circulent dans des circuits totalement étanches.
Personne n’emprunte quoi que ce soit :
  1. les ANB prennent des crédits,
  2. les banques achètent ces crédits aux ANB et “payent” ces crédits aux ANB en inscrivant une dette (un passif) supplémentaire de la banque envers les ANB sur les comptes des ANB
  3. Les banques revendent ces titres à la BC et obtiennent de la monnaie centrale, qui ne peut leur servir qu’à deux choses : toucher un intérêt zéro à la BC, ou acheter des titres financiers existants à d’autres banques se trouvant dans la même situation (ou à d’autres agents financiers non-bancaires pouvant par exception disposer de comptes en monnaie centrale à la BC…).
17:30 MZ “Tout ça c’est de l’argent emprunté… tout le monde emprunte..”
Imprécision sémantique
Préciser la différence de nature entre un prêt et un crédit.
Si j’ai un vélo et que je te le prête, j’ai un vélo en moins, tu as un vélo en plus. Si je crédite ton compte avec une somme qui je n’ai pas, qui ne vient ni de la BC, ni de mes fonds propres, ni de l’épargne d’un client, ni d'aucun compte quel qu’il soit, je n’ai rien en moins.
Question :
“Que doit-on rendre quand celui qui donne n’a rien de moins qu’avant ?”
18:55 EC “Les riches prennent aux autres… il est très important de reprendre de l’argent aux riches.”
19:45 MZ “Voilà !... Même Picketty l’a prouvé.”
Sophisme argument d’autorité Stiglitz + Picketty
L’accès au “capital” dépend moins des compétences et du travail des agents que de leur proximité avec les contrôleurs du robinet monétaire.
Reprendre à un organisme parasitaire une partie plus grande de son butin permettra seulement à cet organisme de passer plus longtemps inaperçu…
20:15 MZ “Il n’y a plus de consommateurs et le jeu va s’arrêter.”
… d’où la nécessité de mettre en place des mesures de redistribution.
Des prémisses fausses et des fausses pistes n’empêchent pas d’annoncer une conclusion juste, qui semble vertueuse, mais qui est également indispensable pour perpétuer le système existant et l’empêcher d'exploser..
Reprendre à un organisme parasitaire permet à cet organisme de passer plus longtemps inaperçu… et permet au système d’exploitation de se perpétuer indéfiniment.
Si l’on supprimait les mesures de redistribution, le système se bloquerait instantanément.
En reprenant d’un côté pour donner de l’autre, la stratégie gagnante pour les créateurs de monnaie est simplement de… créer plus de monnaie !
22:30 EC “Keynes attaque le système libéral…”
Instrumentation idéologique du raisonnement
http://www.philolog.fr/sophistique-sophiste-sophisme/
Les mécanismes comptables n’ont rien à voir avec les idéologies, quelles qu’elles soient.
La seule analyse rationnelle consiste à étudier et à comprendre leurs fonctions, leurs effets, et leurs qualités descriptives.
23:05 EC “Où est-ce que tu en es toi ? Est-ce que ce serait une solution ?”
(sur le keynésianisme)
Se placer en tant que demandeur de savoir, donc en non-spécialiste.
À éviter.
23:55 MZ “Tu as raison… l’État peut aussi s’endetter pour ça…”
24:20 MZ “Faire de la dette à grande échelle pour investir massivement…”
Monolemme (faux dilemme à un seul choix).
Seul le Souverain peut faire du keynésianisme, car le Souverain dispose nécessairement du droit de créer du crédit-monnaie.
Si quelqu’un peut faire du keynésianisme dans le système actuel, ce n’est pas l’État, c’est quelqu’un d’autre. Actuellement, le Souverain, c’est le système bancaire, pas l’État.
25:40 MZ “Si tu veux investir comme ça, tu dois prendre ça aux gens”
EC : “À mon avis, on pourrait créer la monnaie nécessaire… Alors, bon, puisqu’on est d’accord sur Keynes, on va passer au sujet sur la monnaie...”
  1. MZ tentative de manipulation
  2. EC décryptage instantané mais report du débat
C’est le noeud de notre débat, effectivement, il est donc temps de passer maintenant au point essentiel : la monnaie, qui peut en créer, qui doit en trouver.
29:35 EC “C’est quand ils vont monter les taux que ça va péter.”
Fausse déduction à partir d’une hypothèse déclarée comme certaine.
+ langage corporel scolaire : prendre en note la confirmation du “professeur”
Qui dit que les Taux vont monter ?
En réalité, l’analyse des données dans tous les pays montre une double relation PIB/Taux :
1. corrélation positive : Taux montent quand PIB montent.
2. décalage temporel : les variations des taux sont postérieures aux variations du PIB.
29:45 MZ “quand l’aiguille pique… boum !”
Appel à la peur
Effectivement, on peut continuer à faire peur aux gens comme s’ils étaient des enfants de maternelle, on peut aussi leur expliquer les mécanismes réels, comptables, qui peuvent entraîner, ou pas, ce que vous décrivez. (-> bulles dues à la multiplication des actifs ; effets procycliques ; paradoxe de Fisher…)


30:00 MZ “... cascades de faillites… ça ne supporterait pas des taux à… 3%”
Hypothèse non vérifiée que tous ces agents aient pris des crédits à taux variable...
Il faudrait effectivement étudier tous les contrats de prêts de toutes ces personnes pour vérifier que tous ces contrats sont à taux variables, ce qui ferait effectivement de cette hypothèse une certitude. Pour l’instant, nous n’avons pas fait cette vérification au niveau mondial..
En France par contre, au dernier pointage (mars 2016), les crédits à taux variable ne constituaient plus que 0,4 % de la production totale de crédit immobilier (source https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/021842103865-credit-immobilier-pourquoi-les-francais-ne-beneficieront-pas-de-taux-negatifs-1213975.php)
Pour 99,6% des contrats de crédit immobilier français, les taux sont donc des taux fixes, acceptés par les clients en fonction de leurs possibilités de remboursement réelles, et ces taux ne changeront pas.
Donc s’il y a des défauts de paiements, ils ne seront pas dus à une remontée des taux, mais à d’autres phénomènes (baisse de la masse monétaire, chômage, concurrence, baisse de l’activité, hausse des impôts, des normes, manque de compétitivité des PME face aux multinationales…)
Par ailleurs, rappelons qu’un crédit immobilier n’est pas un prêt mais une création/émission à coût nul de bons d’achats bancaires privés, et que par conséquent tout taux d’intérêt facturé sur un crédit est de fait un taux d’usure.
Rappelons également que la marge bénéficiaire sur un produit dont le prix d’achat est nul est de +, et ce quel que soit le prix de vente dudit produit.
30:45 EC “40 fois le PIB de la France en produits dérivés… une variation à la baisse gommerait son capital en un instant”
31:00 - 31:40 MZ : “...prise de risque énorme qui ne peut pas supporter une hausse des taux d’intérêts… une masse de crédit hypervulnérable si on bouge d’un millimètre elle explose…”

Les produits dérivés sont des contrats d’achat/vente à terme entre deux agents. La plus-value de l’un est payée par l’autre. Il s’agit d’un jeu à somme nulle, aux frais de transaction près. Aucun risque n’est supporté par la banque qui détient les contrats pour les agents.
Pour le cas des banques qui détiennent des contrats en propre en partie double avec d’autres banques, le cas est le même. Au niveau macro, les pertes des uns sont les gains des autres. La notion de “risque” suppose une possibilité de destruction monétaire ou de manque à gagner monétaire au niveau global, ce qui n’est pas le cas ici.
31:50 EC “Les responsables ont tous été promus… plus riches les uns que les autres… sont pas punis du tout.”

32:05 MZ “Parlons un peu de la responsabilité… un des problèmes les plus fondamentaux…”
Changement de sujet, Fausse piste
Rester sur le sujet. Ne pas soi-même lancer de fausses pistes.
33:40 EC : “Les gouvernements ont démissionné auprès des BC, mais… comme s’ils étaient débordés… impuissants…”
33:55 MZ “Il sont surendettés surtout.”
Manipulation de langage sur la notion de surendettement et de “dette”.
Confusions :  
crédit/prêt
crédit/dette
création monétaire/dette

Que doit-on rendre quand celui qui donne n’a rien de moins qu’avant ? (voir 17:30 ci-dessus)
Un État qui se fait créer de la monnaie est-il “surendetté” ? Pourquoi ?
34:00-34:50 EC “Tony Blair a été engagé par JP Morgan dès qu’il est sorti de son boulot [de premier ministre]. Ça mérite d’aller en prison tout de suite… … Fillon chez AXA, y’a pas besoin de faire de procès : en prison.”
Détournement du processus juridique.
Fausse piste
Mettre Tony Blair en prison était-il possible ? Ses agissements étaient-ils illégaux ? Si oui, selon quelle loi, quel article ?
Si les lois ad hoc n’existent pas, comment les mettre en place, selon quel consensus, sur quel fondement ?  
Quelles sont les racines de ces comportements ? Ferions-nous autre chose à leur place ?

Les comportements dépendent des circonstances. L’humain s’adapte.
Quelles sont les circonstances : un centre privilégié crée quasiment à volonté des moyens d’obtenir du pouvoir d’achat supplémentaire, sans travailler, sans rien produire auparavant, ce qui permet à quiconque se rapproche du centre de vivre richement et de pouvoir financer à coût nul tous les projets qu’il juge bons ou profitables.

Si l’on souhaite supprimer ces comportements, quelle est la solution optimale ?
  1. Mettre en prison les humains qui profitent des règles de ce jeu particulier ?
  2. Changer les règles de ce jeu ?
  3. Inventer un nouveau jeu ?
  4. ...
35:20 “Rapport sur la “Finance de l’Ombre”... qui sort pas cette année… y’a des milliers d’exemples...”
Bouc émissaire, victime expiatoire
Est-ce que la meilleure méthode pour réformer un système corrompu est de condamner les corrompus qui l’utilisent ?
35:37 MZ “Est-ce que les marchés devraient être régulés ou est-ce que l’autorégulation, le fait qu’ils peuvent s’autocontrôler, qu’ils n’ont pas besoin de régulation.”
Faux dilemme
Confusion
  1. D’un point de vue théorique, que les règles soient auto-appliquées par les agents ou appliquées par l’État est hors de propos.
  2. Augmenter les contraintes sur un système instable est-il la meilleure solution pour rendre ce système stable ?
  3. N’y a-t-il pas d’autres solutions, par exemple supprimer le déséquilibre initial ?
37:00 MZ “Effet de porosité… journaliste “mimiquaient… les attitudes et les arguments des financiers… fascinés par eux...”
Description exacte d’un processus permanent
Prendre soin de toujours douter de tout, de toujours vérifier par soi-même, y compris les discours des personnes que l’on apprécie personnellement.
39:15 MZ “On sait très bien qu’il faut un cadre réglementaire.”
Sophisme Appel au peuple
C’est qui “ON” ?
39:20 MZ “On peut pas inciter par tous les moyens les gens à s’endetter”
Voir ci-dessus 33:55

39:30 MZ “On a dérégulé toutes les lois qui protégeaient le petit épargnant et on a fait des prêts à des gens insolvables.”
Inversion du processus.
Un crédit c’est pas un prêt. Un crédit n’est pas de l’épargne déjà existante qui est prêtée. Un crédit n’est pas une opération à somme nulle. Un crédit est un nouveau pouvoir d’achat créé par un nouvel engagement au passif d’une banque, un nouveau bon d’achat bancaire à l’actif du client, et une quantité nouvelle de moyens de paiement qui n’existait pas auparavant. C’est cette augmentation de la quantité de pouvoir d’achat en circulation qui crée les bulles et les crises, par une cascade d’effets procycliques sur la multiplication des actifs, l’activité, les prix, la demande de crédit de la part des ANB et l’offre de crédit de la part des banques.
Si les nouveaux crédits provenait des compte des épargnants, il n’y aurait pas de pouvoir d’achat nouveau dans l’économie, pas d’actif nouveau sur le compte d’un ANB, donc pas de bulles et pas de crises.
39:56 MZ “C’est l’effet du lobbying.”
Bouc émissaire. Fausse piste.
Dans un système arbitraire qui avantage certains agents aux dépens des autres, chercher à diminuer la régulation semble effectivement une stratégie gagnante de la part des agents les plus avantagés.
Et pourtant, si on les laissait faire, cela permettrait de provoquer un blocage quasi instantané du système par explosion des inégalités (ce qui dans un sens démontrerait la nuisance réelle du système actuel, ce qui permettrait d’en construire un autre beaucoup plus stable).
A contrario, un système déséquilibré auquel des forces de contrôle des déséquilibres seraient appliquées, aura tendance à s’effondrer plus tard et moins vite.
La proposition de réguler permet donc en réalité de diminuer l’effet des prédations existantes sans rien changer à la nature dissymétrique du système.
Par conséquent, une telle proposition aura tendance à permettre au système de mieux perdurer, voire à le fortifier.
40:45 EC “Comment on va faire pour se remettre à réguler si les financiers ont pris le contrôle des élus ?”
  1. Hypothèse non prouvée :
    La régulation fonctionne-t-elle ?
  2. Raisonnement incomplet :
    Les “financiers” contrôlent bien d’autres choses que les élus, par exemple le financement des entreprises, des États, des médias, des guerres...
  1. La régulation est-elle la méthode optimale pour corriger un système déséquilibré, ou une méthode pour le renforcer ? (voir 39:56 ci-dessus)
  2. Pour neutraliser un système planétaire omniprésent, omnipotent et omniscient, il est peut-être temps, après plusieurs siècles d’insuccès, de réfléchir à d’autres actions, inédites si possible, et qui ne passent pas par des canaux que ce système contrôle.
44:00 EC “On a un laboratoire du libéralisme, c’est-à-dire de la non-intervention de l’État… au XIXème siècle…”
Idée fausse.
L‘État intervient déjà au XIXème siècle pour établir et protéger la propriété privée des terres agricoles et des entreprises, qui ne peut s’acquérir qu’avec l’appui des créateurs de monnaie que l’État tolère et protège également. Historiquement, l’existence même de l’État se fonde sur la fonction de prédation d’une classe dominante par la violence et l’appropriation.
La situation nous est présentée comme si l’État était une entité distincte de la classe dominante. Les privilèges régaliens, monnaie, justice et violence, sont partagés par une classe particulière. Le fait que cette classe apparaisse et se condense à deux endroits différents de la société, l’État et la Banque, est non pertinent.
45:28 MZ “Et ça comment ça s’appelle ?... Néolibéralisme étatiste, ploutocratie...” [la collusion de l’État et de l’économie]
Euphémisme, tout en suivant toujours la fausse piste des boucs émissaires
La collusion de la force de l’État et du pouvoir monétaire est l’une des caractéristiques majeures du Fascisme.
Quelles sont les sources profondes de ce pouvoir infini ?
Le Glaive et la Monnaie. La seconde permettant de payer le premier. Le premier permettant d’imposer la seconde.
47:53 EC “Il fut un temps où nous n’avions pas besoin de beaucoup de monnaie…”
Agriculture, puis pétrole => migration vers les villes => interdépendance => division du travail => besoin d’échange => besoin de monnaie
Inversion totale du processus historique observé.
Révolution néolithique => surplus => prédateurs => pouvoir centralisé => croissance du centre et appauvrissement en périphérie => déséquilibre économique => nécessité de conquérir de nouveaux territoires à exploiter (effets procyclique) => problèmes de logistique et d’efficacité => monnaie => croissance du centre et appauvrissement en périphérie => déséquilibre économique => nécessité de conquérir de nouveaux territoires à exploiter => croissance du centre et appauvrissement en périphérie => (effets procyclique) déséquilibre économique => nécessité de conquête de nouveaux territoires à exploiter => empire => conquête de la totalité du monde connu => fin de la possibilité de conquérir de nouveaux territoires à exploiter => (si la classe prédatrice ne cesse pas sa prédation) effondrement.
49:23 EC “C’est difficile de savoir théoriquement et réellement quelle est la quantité de monnaie…” [nécessaire]
Blocage sur la théorie quantitative de la monnaie
La monnaie n’est pas un bien qui serait un objet de troc pour “compenser” les transferts économiques réels. La monnaie est un cas particulier de système comptable où l’on s’interdit de compter en gestion mutuelle des stocks individuels, à somme nulle par définition.
50:00 EC “On a soit du chômage soit de l’inflation.”
Faux dilemme
+
Définition réductrice du concept d’inflation.
L’inflation est liée mathématiquement à la création monétaire et à la quantité d’unités monétaires disponibles.
Les prix sont des mesures de valeurs économiques qui dépendent d’une certaine échelle, qui est déterminée par la quantité des unités disponibles pour effectuer cette mesure dans cette échelle.
Si la quantité d’unités monétaires de l’échelle augmente à un instant t, cela revient à changer l’échelle de mesure des prix.
Si l’échelle de mesure change et que l’on souhaite conserver les mêmes prix, il faut changer les mesures qui avaient été déterminées selon l’échelle précédente et les convertir dans la nouvelle échelle.
Il est donc nécessaire, à chaque modification de la masse monétaire en circulation, d’ajuster les prix en fonction de la nouvelle échelle de mesure.
Si cela n’est pas fait systématiquement par tous les agents et que les prix antérieurs sont maintenus, l’effet réel constaté est une baisse relative des prix.
Les agents qui, par manque d’information, n’auraient pas effectué l'ajustement d’échelle et auraient donc conservé les prix anciens, subissent un manque à gagner sur les ventes qu’ils réalisent.

L’effet du taux de chômage sur le prix du travail décrit par EC est un effet local dû à l’offre et à la demande de travail. Cet effet et ses causes sont indépendants de l’effet mathématique de la création monétaire asymétrique et opaque des banques sur l’ensemble des prix.
51:06 MZ “On est d’accord.”
Affirmation de l’innocuité du point
Éviter d’aborder soi-même des explications justes qui n’ont pas de lien avec le point central que l’on souhaite démontrer.
51:10 EC “Quand nos sociétés humaines ont eu besoin de monnaie…”
Réduction de concept
Un “besoin” de monnaie ne peut naître que si la monnaie est émise par un centre privilégié qui décide qui en aura ou pas.
Économiquement, la monnaie procure à celui qui la crée un avantage stratégique sur celui qui doit la gagner par son travail.
Politiquement, la monnaie procure à celui qui la crée un pouvoir d’achat gratuit qui lui permet de financer ce qu’il veut voir exister et de refuser de financer ce qu’il ne veut pas voir exister.
La monnaie est donc d’abord un outil de manipulation et d’appropriation.
La création monétaire peut être utilisée pour favoriser tel ou tel projet, pour financer telle ou telle relance, tel ou tel secteur, tel ou tel projet de société, et bien d’autres choses encore, armement, guerre, destructions, conquêtes, invasions, révolutions.
En conséquence, laisser le pouvoir de création monétaire entre les mains de qui que ce soit d’autre que “chaque humain à parts égales” constitue une violation des principes de base qui déclarent que les humains naissent et demeurent libres et égaux en droit.


52:00 EC “La création de la Banque d’Angleterre…”
Description du monopole de la création monétaire par une banque centrale...
Aujourd’hui, les banques centrales n’émettent plus de monnaie à destination de l’économie réelle (les ANB). Ce sont les banques commerciales qui possèdent ce privilège.
Ces questions historiques concernant les Banques Centrales ne sont donc plus d’actualité aujourd’hui dans l’analyse du système actuel.
Elles peuvent par contre nous donnez des idées pour réformer les principes de la création monétaire par le faux endettement généralisé de l’ensemble des non-banques de la planète.
52:58 MZ “... ce qui est aujourd’hui le cas de toutes les BC…”
Sophisme par confusion, amalgame fallacieux au système actuel.
Voir ci-dessus 52:00 EC
53:00 MZ “... toutes les BC qui sont très proches de l'exécutif des gouvernements
Réductionnisme
Pour prendre seulement deux exemples :
En Europe, on ne peut pas dire que la BCE soit “très proche” des gouvernements.
Au contraire, elle élimine les gouvernements du processus politique pour les remplacer par des autorités centralisées non démocratiques et non-élues.
En Suisse, la BNS n’a rien à voir avec le Conseil Fédéral ni avec les Cantons, et tout à voir avec un conseil d’administration privé qui prend ses décisions sans qu’aucune institution publique ne participe aux décisions ni ne soit même consultée.

Dans le monde, les Banques Centrales ont quasiment toutes, de fait et de droit, un pouvoir monétaire totalement indépendant des institutions politiques du pays. Sauf semble-t-il en Chine, dans certains pays du Moyen-Orient et en Corée du Nord.

Curieusement, tous les pays qui refusent d’accepter une banque centrale sur ce modèle sont en conflit avec les États-Unis. Sauf la Chine, qui dispose de la technologie nucléaire. Mais c’est probablement une coïncidence.
54:15 EC “L’autorité qui crée le Léman n’a pas l’outil de prospérité.”
Réduction du rôle de la monnaie à une seule fonction, non essentielle.
Les trois fonctions de la monnaie pour un Souverain privateur :

1. Quand c'est vous qui frappez monnaie, quand c'est VOTRE tronche qui figure sur les pièces, c'est vous le Souverain. Vous allez pouvoir tout acheter sans jamais travailler, y compris le travail de ceux qui fabriquent vos pièces ! La première fonction de la monnaie est la fonction parasitaire.
2. Vous allez pouvoir également décider qui vous allez faire travailler ou pas, donc qui va recevoir les moyens d'exister ou pas. C'est la fonction politique.
3. Et vous allez pouvoir décider de ce qui va exister ou pas dans le futur : c'est vous qui dessinez le monde à votre image. C'est la fonction divine.

Quand la création des avances monétaires appartient à chaque citoyen,  ces trois fonctions deviennent :
1. La fonction coopérative. Chaque citoyen peut recevoir les avances que d’autres citoyens lui confient pour réaliser les projets qui dépassent les possibilités d’un seul
2. La fonction existentielle.  Chaque citoyen peut créer librement, localement et symétriquement les avances suffisantes pour rester en vie à l’endroit de sa localisation.
3. La fonction démocratique. Chaque citoyen peut décider de l’utilisation de son avance totale pour choisir ce qui va exister ou pas dans le futur commun.
54:25 EC “En france, ils ont autorisé les monnaies locales à condition qu’elles soient à parité avec l’euro.”
54:33 MZ “C’est partout comme ça.”
MZ : Généralisation abusive.
Quelle loi oblige les monnaies locales à être à parité avec le CHF en Suisse ? Quel date, quelle référence ?
En Angleterre, en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Venezuela, au Sénégal, en Iran, aux États-Unis ? Quelles lois, quels articles de loi, depuis quand, à quelle date ?
55:00 MZ “Le WIR, c’est plutôt un bon d’échange.”
Bon réflexe de EC.
Oui, comme toute monnaie, c’est tout à fait cela. On pourrait même dire un ticket de rationnement qui permet seulement à ceux qui en produisent et à ceux qui en ont, d’acheter ce dont ils ont besoin.
La caractéristique particulière du WIR, c’est que contrairement aux monnaies centralisée qu’il faut louer aux banques, et contrairement aux monnaies locales privées comme le Léman qu’il faut acheter avec des euros ou avec des CHF, les Francs WIR sont émis exclusivement à l’occasion d’une transaction. La quantité d’unités WIR en circulation ne dépasse donc jamais, par construction, la quantité d’unités utilisées pour enregistrer les transactions réalisées. Elle n’est donc jamais, par construction, inflationniste. Et surtout, tous les usagers du WIR, qui sont des entreprises, peuvent émettre des unités dès lors qu’elles en ont besoin pour effectuer une transaction réelle, en toute réciprocité avec toutes les autres. La question du pouvoir asymétrique ne se pose donc jamais. On ne peut pas profiter du système monétaire pour prendre le pouvoir ou imposer sa volonté aux autres.
C’est la réalité profonde du libéralisme et de la liberté économique. On est bien loin des monnaies officielles, basées sur l'endettement fallacieux et la concentration de pouvoir... que les Monnaies Locales Complémentaires ne combattent pas, mais au contraire complètent, comme leur nom l’indique.
56:15 MZ “Elles sont loin d’être universelles”

Solution : établir les paramètres de conversion entre système locaux. Voir Système Monétaire Équilibré et Protocole monétaire
57:20 “Au Moyen-Âge c’était comme ça.”
Appel à la peur.
Appel au ridicule.
C’est plutôt l’inverse : aujourd’hui, c’est comme au Moyen-Âge.

En effet, au Moyen-Âge, les monnaies féodales étaient frappées directement par le Souverain, qui pouvait ainsi obtenir pour quelques grammes de métal le travail et les productions de tous ses sujets. Le Souverain pouvait décider qui il allait enrichir et qui il allait laisser mourir de faim.
Aujourd’hui, nous avons seulement changé de souverain.
Comme le dit Gaël Giraud (Économiste en chef de l'Agence Française de Développement, Directeur de recherches en économie au CNRS, membre de l’École d’économie de Paris, membre du conseil scientifique du Laboratoire sur la régulation financière, membre de l’observatoire européen Finance Watch, enseignant au Centre Sèvres, membre du conseil scientifique de la Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l'homme, et du think-tank The Shift Project) : “Ce sont les banques commerciales qui créent la monnaie. En ce moment, le Souverain, ce sont les banques.”

Il n’est pas question de retourner au Moyen-Âge, encore moins d’y rester, ne soyons pas ridicules.
Au contraire, il s’agit de comprendre l’enjeu central des mécanismes de comptabilité mutuelle et d’enregistrement des flux économiques que nous utilisons dans une société, de comprendre l’influence de l’agencement du système commun sur les comportements individuels, sociaux, internationaux, et d’étudier de nouvelles manières de tenir nos comptes mutuels en évitant autant que possible que le système lui-même devienne un outil de pouvoir, de coercition, de contrôle ou de déséquilibre. En faisant en sorte que le système, ou les systèmes monétaires du futur ne permettent pas de profiter honteusement d’autrui par des manipulations sémantiques ou comptables et n’obligent plus une population planétaire à rechercher le profit et la rentabilité à tout prix, et donc inévitablement à détruire tout notre environnement. Il est grand temps de comprendre, de réagir, et de commencer à créer ensemble notre propre futur commun, en humains libres et égaux.  
C’est donc tout le contraire d’un retour en arrière.
Tout reste à faire. Et c’est urgent.
58:50 MZ “On n’arrivera pas à se débarrasser des monnaies nationales, voire supra-nationales.”
Inversion de réalité.
Affirmation abusive.
“On” s’est débarrassé de toutes les monnaies nationales européennes lors de la mise en place de l’euro. Nous sommes sortis d’un piège au niveau national pour nous jeter dans un piège plus vaste à une échelle supérieure.
Mais on pourrait aussi faire une démarche identique pour au contraire se libérer peu à peu du piège monétaire actuel, et cela à une échelle bien supérieure à celle des monnaies locales ou des monnaies féodales actuelles.
Par exemple, on pourrait se débarrasser progressivement de toutes les monnaies d’asservissement, en adoptant et en utilisant des systèmes internationaux de comptes mutuels à somme nulle c’est-à-dire sans aucune monnaie, en étudiant de nouveaux systèmes respectueux de l’article 25 de la DUDH qui déclare que tous les humains doivent avoir les moyens de vivre, de nouveaux systèmes monétaires à financement participatif intégré, qui nous permettent de financer ensemble ce que nous souhaitons vraiment et non pas ce qui nous est imposé par les mécanismes financiers actuels.
Toutes ces technologies sont à l’étude ou en expérimentation dans un nombre incalculable de laboratoires citoyens en ce moment même.
Le fait que nous acceptions l’asservissement actuel par l’endettement fallacieux et la coercition fiscale vient seulement d’un manque d’information sur la réalité des choses.
Or, la compréhension de ces enjeux est en train de se répandre dans le public comme jamais auparavant dans l’Histoire de l’humanité. C’est précisément ce que nous pouvons constater aujourd’hui ici même.
59:10 MZ “Alors c’est sur la monnaie nationale qu’il faut récupérer la Souveraineté populaire.”
Préparation d’un sophisme par l’absurde, ou du sophisme “Culpabilité par association” avec Le Pen et l’extrême-droite.
Il ne s’agit pas de reprendre quoi que ce soit, il s’agit d’avancer vers une décentralisation du pouvoir monétaire vers l’ensemble des citoyens.
Retourner à une monnaie nationale en redonnant le pouvoir de création monétaire à une institution, c’est retourner à ce qui existait avant que la création monétaire soit accaparée par les banques commerciales.
Mais il faut admettre tout de même que nous sommes passés avec les siècles d’une centralisation de ce pouvoir régalien entre les mains d’un souverain unique, à une création monétaire aux mains d’un groupe de souverains (les politiciens à travers l’État) pour en arriver aujourd’hui à une décentralisation relative entre les mains de chaque banquier, qui décide tous les matins où va aller la monnaie nouvelle de ses crédits ex nihilo, et où elle ne va pas aller.
Ce mouvement profond de décentralisation, nous pouvons le poursuivre, l’amplifier et le mener à son aboutissement, à savoir au point où chaque citoyen sera en mesure de décider lui-même, en son âme et conscience, de l’usage et de la destination de la monnaie nouvelle.
59:23 MZ “Quand M. Lietaer dit qu’il faut que chaque immeuble crée sa monnaie locale, chaque individu…”
Sophisme pente glissante
Appel au ridicule
Oui, dit comme cela, cela semble ridicule, et pourtant, ce n’est pas, comme on pourrait le croire superficiellement, une idée absurde, bien au contraire.
Si l’on veut respecter l’article premier de la DUDH qui dit que les humais naissent et demeurent libres et égaux en droit, c’est même la seule solution.
La difficulté, si chaque individu peut créer sa propre monnaie en toute équivalence avec tous les autres, c’est de mettre en place les limites et les paramètres qui permettront d’établir des protocoles de conversion mathématique simples et automatiques pour équilibrer les mesures et les enregistrements respectifs, des protocoles comme ceux qui existent déjà actuellement dans tous les logiciels de conversion de monnaies, notamment les logiciels de trading.
Avec les possibilités de calcul dont nous disposons presque tous, partout dans le monde, dans notre poche, ce point est un détail et c’est vraiment le dernier des soucis.
L’essentiel, effectivement, serait que chaque humain puisse créer lui-même sa propre part de monnaie, en toute réciprocité avec tous les autres. Et c’est techniquement tout à fait possible.
59:48 “Les autorités ne veulent pas qu’il y ait de concurrence… [donc] elles attaquent l’or… pour l’or, contre la monnaie papier… Les gouvernements ne veulent pas de concurrence… Récupérer la souveraineté, c’est encore mieux, non ?... L’or ça vaut rien… moi je dis que si… il renferme une valeur intrinsèque…”
Sophisme de confusion
(conception vague, indéterminée et flottante de ce qu'est la preuve)
Discours sur la théorie autrichienne : hors-sujet, perte de temps.
Tout cela nous éloigne du sujet. Revenons à l’essentiel : que représentent la monnaie et la création monétaire ? pourquoi il est important de s’y intéresser ?
102:00 EC “Wörgl… ils crèvent de faim… y’a plus de monnaie.”
104:00 MZ “... [règle les problèmes] locaux, voilà, c’est ça, on est d’accord.”



Préparation du sophisme de réduction.



En l’occurrence, oui. Et aujourd’hui, avec les possibilités que nous avons maintenant de mettre en place des systèmes locaux qui puissent en même temps communiquer à l’échelle planétaire, le local peut devenir non pas global, mais universel. C’est tout l'enjeu de l’émancipation.
104:18 MZ “À condition que l’État central il décide pas de l’invalider.”
Menace
L’État central n’est pas concerné. Il peut très bien continuer à imposer sa monnaie par la force et par le fisc, qui oblige à obtenir de la monnaie pour payer l’impôt. Voir 128:30, 128:34 et 128:36 ci-dessous.
Quand les systèmes locaux équilibrés commencent à se mettre en place et à communiquer au niveau local, puis régional, puis international, chaque humain devient sa propre Banque Centrale, en parfait équivalence avec tous les humains de la planète entière. L’État ne peut alors pas échapper à sa véritable nature qui est d’être un groupe d’humains comme les autres. Ce groupe est libre de choisir de continuer à imposer sa volonté par la force et la contrainte, ou de commencer à coopérer volontairement avec le reste de l’humanité.  
105:30 MZ “Il faut pas qu’on ait à l’échelle locale les mêmes travers qu’à l’échelles des Banques Centrales qui en impriment trop… Monopoly…”
105:58 “Pour moi ça disparaît pas ce risque-là, de créer de l’inflation en abusant de monnaie.”
Appel à la peur, amalgame, mensonge.
Les Banques Centrales ne crée pas de monnaie à destination des Non-Banques et ne peuvent pas en créer. La monnaie centrale créée par les BC sert exclusivement aux banques pour leurs compensations inter-bancaires et leur spéculation boursière. La monnaie centrale ne va jamais dans l’économie réelle.
La monnaie bancaire créée par les banques commerciales sert exclusivement aux Agents Non-Bancaires.
Les deux circuits sont totalement étanches. (La monnaie centrale et la monnaie secondaire [ou “bancaire”] circulent dans deux zones indépendantes l’une de l’autre. Il faut avoir un compte dans l'une ou l'autre zone pour la faire circuler et en pratique ceux qui disposent de comptes dans une zone n'en disposent pas dans l'autre. http://www.bayard-macroeconomie.com/financement-etat.html)

Les Banques Centrales créent de la monnaie centrale pour acheter les crédits impayés émis par les banques commerciales et assainir leurs bilans, rien de plus.
Le but est de préserver coûte que coûte le circuit de la création monétaire des banques par l’endettement fictif des Agents Non-Bancaires (particuliers, associations, collectivités locales, entreprises, États), et cela même lors d’une crise où les ANB ne peuvent plus payer le tribut permanent et exponentiel que le système bancaire exige d’eux. C’est pour le système bancaire l’enjeu unique.
Le fait que les BC fassent ces opérations n’a aucun effet sur les crédits émis, donc aucun effet sur la quantité de monnaie bancaire émise à destination de l’économie réelle, donc aucun effet sur les prix, ni sur l’emploi, ni sur l’activité. C’est d’ailleurs ce que l’on constate dans la réalité. En ce moment, le problème des BC n’est pas l’inflation ou la surchauffe, mais la déflation et la crise.
107:00 EC “Monnaie Pleine”
108:20 EC “AAA+”


109:10 EC “Sur la création monétaire y’a un bénéfice, pourquoi il apparaît nulle part… Vous devriez le reverser à tous les cantons !”
109:20 MZ “Et ils leur demandent des comptes aussi sur leurs investissements…”
LE sujet essentiel !





Fausse piste réflexe






C’est vrai et justement, les investissements de la BNS sont effectués par création monétaire ex nihilo. La preuve, c’est que le bilan de la BNS a augmenté plus que ses bénéfices, ce qui est impossible du point de vue des principes comptables de la cohérence des comptes.
Si cela arrive, c’est qu’il y a eu des actifs qui ont été acquis autrement que par des profits légaux comptabilisés comme tels en tant que bénéfices.
Selon les règles comptables actuelles, il est impossible d’acquérir de nouveaux actifs si de l’argent n’a pas été gagné auparavant.
Et c’est là que l’on revient à la création monétaire  qui est le point essentiel de l’Initiative Monnaie Pleine…
Si de la monnaie nouvelle est créée et que cette monnaie permet d'acquérir des actifs, c’est bien qu’il y a eu un revenu, qui à ce jour n’est pas déclaré.
C’est plusieurs centaines de milliards par an qui échappent totalement à l’impôt. Un impôt qui devrait revenir aux cantons.
En bref, l’Initiative Monnaie  Pleine ne demande pas  une profonde transformation, mais simplement qu’une règle élémentaire du marché  économique soit respectée : qui veut prêter ou investir des francs suisses doit d’abord les avoir. Il ne doit pas y avoir de secteur privilégié qui puisse contourner ce principe par une création privée de ses propres "francs suisses".
110:20 MZ “BlackRock… Pourquoi surinvestissement de la BNS dans petites boîtes surendettées qui ont fait faillite ? Pas de réponse… Là-dessus, je pense que leur initiative, elle est intéressante...”
Appel à la flatterie. https://fr.wikipedia.org/wiki/Appel_%C3%A0_la_flatterie
[L’appel à la flatterie, surtout sur un point mineur, est très souvent un indicateur qu’une attaque perverse sur un point majeur ne va pas tarder.]

Fausse piste à rallonge.
Effectivement, le fait que des décisions d'investissement fédéral soient prises sans la moindre consultation au niveau des citoyens de la Confédération est un point important qui en dit long sur le fonctionnement actuel de la BNS. Ceci prouve qu’à ce jour, la BNS est tout sauf une Banque publique.  
Mais ce n’est pas, et de loin, le point essentiel de cette initiative. Revenons à la monnaie.
112:08 MZ “Pourquoi ce choix a été fait que les Banques Centrales soient très souvent entre des mains privées ?”
Fausse piste à rallonge.
Il n’y a pas que les Banques Centrales, toutes les banques sont privées, et toutes les banques créent de la monnaie pour leurs achats et pour les crédits. C’est cela, cette rupture de la démocratie, cette usurpation privée du pouvoir régalien essentiel, ce véritable coup de couteau dans le contrat social, qui est le point essentiel que l’Initiative Monnaie Pleine essaie d’aborder.
113:00 MZ “Je reviens à la Banque Centrale Européenne… toi tu défends jusqu’à ce jour le fait pour la France de sortir de l’Union Européenne et de récupérer le Franc français, j’aimerais t’entendre là-dessus…”
Enchaînement sur une autre fausse piste, qui pourra devenir une
culpabilité par association.
Oui, nous pourrions parler d’autre chose, mais nous devons d’abord finir sur ce sujet central de l’Initiative Monnaie Pleine, car elle touche vraiment au coeur du problème : le fait que certains humains aient le pouvoir de créer la monnaie, c’est-à-dire de choisir qui va avoir de l’argent et qui ne va pas en avoir, donc dans une société moderne qui va vivre et qui va mourir, plus le pouvoir de choisir qui va être financé ou pas, c’est-à-dire le pouvoir de choisir ce qui va exister ou pas dans notre futur commun. C’est de cela que nous devons parler, car c’est le coeur, non seulement de la démocratie, mais du choix de la société dans laquelle nous, nos enfants, nos petits enfants et les générations futures vont vivre… ou pas. Donc non, ne prenons pas d’échappatoires, ne prenons pas de fausses pistes. Restons sur le sujet.
113:14 MZ "Qu'est-ce que VOUS voulez faire ?... Marine Le Pen, Mélenchon… qu’est-ce que VOUS voulez obtenir ?..."
Culpabilité par association
Je vous rassure, je ne suis inscrit à aucun parti, je ne connais pas personnellement les gens que vous citez, je n’ai jamais échangé quelque proposition que ce soit avec eux. Je ne suis pas un politicien, donc je ne dis jamais “je veux” ou “il faut”, et je m’en garde bien. Je ne veux rien, je ne propose rien.
J’observe les faits et les évènements, et je fais une analyse à la fois humaine et monétaire de ce qui se passe, des souffrances et des inégalités que certains mécanismes provoquent et entretiennent, des déséquilibres visibles qui s’accumulent et deviennent incontrôlables, tant au niveau humain qu’au niveau planétaire. Ces analyses ne concernent que moi et personne d’autre.
Donc je vous demanderais s’il vous plaît de reformuler votre question en vous adressant uniquement à moi, ici et maintenant.  
116:00 MZ “Ça veut dire qu’une sortie du système de l’euro ça passe forcément par une institution qui va contrôler le franc français nouveau qui va être une institution publique cette-fois.”
Réduction à l’absurde
Faux dilemme
Monolemme
Fausse supposition
Pour changer de système monétaire, il existe bien d’autres possibilités que de reprendre un schéma qui a été abandonné au siècle dernier.
Parler de “sortie de l’euro” et de “franc français“ serait presque une démonstration par l’absurde que bien d’autres options existent.
Créer un Euro-franc, faire de l’Euro une monnaie commune, établir un système de double monnaie, relancer l’économie et créer la monnaie par QE pour le peuple, faire du stimulus fiscal, mettre en place une monnaie locale nationale, des monnaies cryptées, des systèmes de comptes mutuels équilibrés, des monnaies fiscales, un Revenu de Base Monétaire, une Double Monnaie, une Monnaie Pleine, etc, etc.
Des choix multiples sont possibles y compris des combinaisons de deux ou plusieurs de ces choix.  
116:40 EC “Lutte contre l’inflation… augmentation du chômage”

Un objectif de 2% d’inflation est-il un objectif de lutte contre l'inflation ? Non, c’est un objectif de 2% d’inflation. Pourquoi ? Pour atteindre un compromis entre la dévaluation de l’épargne que peuvent supporter les épargnants et le niveau d’intérêt que peuvent supporter les débiteurs. En période de crise, ce jeu à somme nulle peut durer indéfiniment.
L'inflation n’est un problème que si elle ne s’appliquent qu’à certains prix et pas aux autres, par exemple aux prix des biens et pas au prix du travail. Quand tous les prix augmentent, l'inflation n’est pas un problème, les prix relatifs ne changent pas et la rémunération de l’épargne reste au niveau du delta inflation des prix/taux d’intérêt.
Les deux courbes (inflation et chômage) peuvent alors connaître des périodes de corrélation positive.
117:50 MZ "Aujourd'hui, on est d'accord qu'il y a pas d'inflation ?..."
Piège
Comment il n’y a pas d’inflation ? Il va falloir aller expliquer cela aux jeunes qui vivent à cinq dans un trois pièces parce qu’ils n’ont plus les moyens de se loger autrement qu’une co-location tellement les loyers ont augmenté.
Il va falloir aller expliquer cela aux trentenaires qui peuvent à peine survivre avec deux salaires, aux gens qui pouvaient devenir propriétaires en 2010 avec 120.000 euros, qui pouvaient acheter un deux pièces à Paris, et qui sept ans plus tard peuvent à peine acheter un studio.
118:13 MZ “La BCE… elle a récemment introduit aussi la mission de relancer l’économie… Les gouvernements nationaux le font pas...
Fausse opposition entre QE et kénésianisme.
Attention, quand la BCE, comme vous dites, “fait de la relance économique”, ce n’est pas exact.
La BCE rachète aux banques commerciales leurs contrats de crédit impayés. Ce n’est pas de la relance, c’est de l’annulation de dette déguisée.
Si les gouvernements nationaux pouvaient créer de la monnaie à taux nul pour la donner directement au public et donc relancer instantanément la demande et permettre aux agents de réaliser à nouveaux des transactions qu’ils ne peuvent pas réaliser actuellement faute de monnnaie (c’est-à-dire faute de chiffres sur les comptes!), cela aurait un effet de relance garanti et instantané, comme toutes les fois où cela a été fait en Australie par exemple en 2008, ou aux États-Unis, ou encore en Chine et en Corée du sud en 2009 et 2010 (https://en.wikipedia.org/wiki/National_fiscal_policy_response_to_the_Great_Recession).
Hélas, les pays européens se sont amputés de ce pouvoir régalien crucial, celui qui permet d’exercer tous les autres : la création monétaire.
Et donc, dans les conditions actuelles, les gouvernements européens savent très bien que s’ils voulaient, comme vous dites, “relancer l’économie”, ils seraient obligés de reprendre des crédits auprès des banques - c’est-à-dire se faire créer de la monnaie-dette nouvelle assortie d’un intérêt qui étranglerait de plus belle leurs populations sous le poids des impôts.
Ceci permet peut-être de comprendre pourquoi ils ne le font pas, à quoi sert vraiment la monnaie, et pourquoi l’euro est un piège...


119:15 MZ “Le scénario de la France qui sort de l’Union Européenne, qui récupère le Franc…”
Monolemme
Bien d’autres options sont disponibles. (voir 116:00 ci-dessus)
120:00 MZ “Elle [la France] doit faire comme la Chine, elle doit mettre un contrôle des capitaux.”
Appel au ridicule
Épouvantail

Oui pas seulement comme la Chine loin de là, ne soyons pas trop réducteurs. Les principes et les techniques de contrôle des flux financiers internationaux, tout comme de contrôle des changes, sont étudiés dans toutes les grandes instances monétaires internationales, au FMI, à la Banque Mondiale, il y a de très nombreux facteurs à prendre en compte, techniques, empiriques, idéologiques, politiques, économiques, c’est un domaine très complexe qui demande beaucoup de circonspection. Je ne crois pas que ni vous ni moi soyons suffisamment au fait de tout cela pour ridiculiser ni encenser ce genre de mesures. De nombreux analystes les étudient, depuis des années, et ont publié à ce sujet.
120:13 MZ “Tout à fait. Exactement.”
Appel au ridicule - échec
-> Approbation
Merci, nous avançons : La France n’est pas la Chine.
120:15 MZ “Immédiatement il y a aussi les fonds spéculatifs qui vont spéculer sur une dévaluation phénoménale puisque c’est le but.”
Épouvantail
Appel au ridicule
Appel à la peur
La monnaie est émise sous forme de dette, c’est-à-dore sous forme de dette des banques envers le secteur non-bancaire. Ce que nous appelons “monnaie” est en réalité une dette des banques envers nous les ANB, dette que nous utilisons pour enregistrer nos transactions respectives. Rappelons à ce sujet que les comptes des clients des banques figurent tous au passif des banques.
Le fait que ce passif soit interprété comme un actif par les ANB entraîne l’illusion que cette dette aurait de la “valeur”, ce qui entraîne le fait que certains agents trouvent astucieux de vendre et d’acheter ces soldes comptables.
L’Initiative Monnaie Pleine, afin de résoudre cette cascade de problèmes et d’impostures, propose justement :
1. de confier la totalité de la création monétaire à la Banque Centrale
2. que les avoirs des clients des banques commerciales soient enregistrés hors des bilans de celles-ci.
120:30 MZ “Il faut renoncer au marché des capitaux à ce moment-là.”
Appel au ridicule
Épouvantail
Pente savonneuse
Voir 120:15 ci-dessus
120:53 MZ “Georges Soros”
Appel à la peur
Effectivement, tout cela fait peur, semble ridicule, on peut se demander même si une sortie de l’euro ne pourrait pas dérégler le fonctionnement du climat, ou déclencher une éruption volcanique en Auvergne, ou peut-être même une invasion de loups garous en Russie. Quitte à faire peur au gens, autant prendre des exemples vraiment effrayants et encore plus stupéfiants, allons dans fantastique, pourquoi pas ?

Bien. Restons sérieux.
Une sortie de l’euro, je le rappelle, n’est que l’une des nombreuses possibilités de réforme ou de changement possibles pour un pays souverain.
Et avant de parler des conséquences hypothétiques, il faudrait commencer par étudier si c’est possible, comment c’est possible, et quelles sont réellement toutes les options existantes.
Le but n’est pas de sortir de l’euro ou de rester dans l’euro.
Le but est de sortir d’un système monétaire où la monnaie est devenue, pour ceux qui en contrôlent la création et l’émission, un avantage destructeur et un outil de pouvoir, de conquête et d’extorsion organisée. Demandez aux grecs ce qu’ils en pensent. C’est de cela que nous devons parler, et c’est à cela que nous devons trouver des alternatives.
121:08 : EC “Est-ce que ça te paraît normal que la monnaie se vende comme une marchandise ?”

121:40 : MZ “Ça veut dire qu’il faut vraiment retirer la dette française du marché des capitaux et aller jusqu’au bout.”





Fausse hypothèse
Pente glissante
Voir 120:15 ci-dessus




La dette est une illusion. L’idée de dette publique c’est un oxymore. (excellente réponse de EC à 121:55)
Qu’y a-t-il à rendre quand celui qui affirme qu’il vous a “prêté” quelque chose n’avait rien et n’aura jamais rien de moins qu’avant ?
“Faire un crédit”, c’est augmenter le solde du compte de quelqu’un avec un doigt sur un clavier.
Dire “Vous me devez tant” à quelqu’un, alors que vous venez seulement d’augmenter son solde avec un doigt sur un clavier est au mieux un dol et au pire une escroquerie. C’est-à-dire au mieux une manœuvre d'un cocontractant dans le but de tromper son partenaire et provoquer chez lui une erreur. Le dol est, avec l'erreur et la violence, l'un des trois vices du consentement. Il est sanctionné par la nullité du contrat.
Et au pire le fait, soit par l'usage d'un faux nom ou d'une fausse qualité, soit par l'abus d'une qualité vraie, soit par l'emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d'un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant obligation ou décharge.

La question n’est pas de payer ou pas des intérêts sur un substitut monétaire créé à coût nul, sans épargne, sans impôt et sans travail.
La question est de comprendre que le système actuel repose sur une imposture.
La question est de comprendre qu’un système monétaire, c’est seulement un ensemble de règles, un protocole comptable, qui fait partie des communs et que chaque citoyen peut très bien gérer cet ensemble lui-même, en parfaite liberté et en parfaite égalité avec tous les autres humains qui le souhaitent, à coût nul lui aussi.
La question est de comprendre que la monnaie-dette centralisée, payante et prédatrice, est un cas très particulier de protocole comptable, et qu’il est urgent d’en créer d’autres.
122:43, 123:20, 123:29 MZ “Voilà… Oui… Oui… Voilà... c’est vrai… c’est ça…”
Il faut savoir laisser le moulinet se dérouler pour fatiguer le poisson.

123:12
Qui est l’objet de ce regard ?

123:19 MZ “Voilà.”
Ferrage imminent

123:31 MZ “Alors le gouvernement aura besoin de capitaux, de dette, il va l’emprunter auprès de qui alors ?”
Monolemme : un seul choix possible. TINA.
“On va pas l’emprunter, on va le créer.” EC TB
Mais exclut également toutes les autres options (voir 116:00 ci-dessus)
123:38 MZ “On va le créer. Qui va le détenir, alors ?”
Dito

123:43 MZ
Qui est là ?

123:45 EC “Je vais essayer de te le décrire.”
Erreur systématique : “J’emprunte” au lieu de “Je prends des crédits”
Définir les deux notions : Prêt ≠ Crédit
ATTENTION ! UN CRÉDIT N'EST PAS UN PRÊT.
Quand je te prête mon vélo, je n'ai plus de vélo. Quelque chose a changé de place : toi, tu as un vélo en plus, et moi, j'ai un vélo en moins.
Quand une banque fait un crédit, la monnaie du crédit ne vient ni de l'État, ni des fonds propres de la banque, ni de la banque centrale, ni des comptes des épargnants, ni de nulle part. Aucun compte n'a été débité pour approvisionner le compte du client qui prend le crédit. Rien n'a changé de place. La banque n'a rien de moins qu'avant. Si le crédit n'est pas payé par le client, la banque ne perd rien, la banque a seulement un manque à gagner sur le travail futur de son client.
D'où la question-clé :
"Que doit-on rendre quand celui qui donne n'a rien de moins qu'avant ?"
125:38 EC “Je t’en suggère un autre, et tu me dis ce que tu en penses.”
Erreur de positionnement
Ce débat n’est pas une recherche de consensus, mais un piège. La stratégie optimale est donc de démystifier, décrypter, expliquer sans cesse. L’enjeu n’est pas de se “mettre d’accord”, l’enjeu est de convaincre le public qu’un des deux discours cherche à réduire, mentir et manipuler.
L’autre discours doit donc s’appuyer sur la synthèse, la Vérité et la Justesse.
126:03 MZ “Je la crée à partir de rien…”
PIège
Bien sûr que non, pas à partir de rien. À partir du travail futur, sur la garantie de la production future des gens qui vont travailler pour produire de la richesse, selon exactement le même principe que les banques.
126:07 MZ “Ça dévalue la monnaie, c’est inflationniste.”
Réflexe pavlovien
“C’est inflationniste !”
C’est un peu comme les chiens qui salivent quand ils entendent le bruit de la sonnette. Tout le monde crie : “C’est inflationniste, c’est l’hyper-inflation, les brouettes, les brouettes !”

Soyons sérieux : L’hyper-inflation de type Weimar se produit exclusivement quand un pays est endetté dans une autre monnaie que la sienne et que sa situation l’oblige à créer de la monnaie nationale pour acheter la monnaie étrangère qui lui permettra de payer ses échéances. Cela crée une spirale infernale parce que créer de la monnaie nationale fait baisser la monnaie nationale par rapport à la monnaie étrangère, ce qui augmente la dette relative, il faut donc créer plus de monnaie nationale pour acheter la même quantité de monnaie étrangère, ce qui fait baisser la monnaie nationale, ce qui augmente encore plus la dette relative dans la monnaie étrangère et ainsi de suite !

Nous ne sommes pas du tout dans cette configuration en zone euro.

Par ailleurs, l’inflation, qui n’a rien à voir avec ces phénomènes de change, commence à arriver, nous disent les économistes, quand les capacités de production de la zone monétaire concernée approchent de 90% et que le pays approche du plein emploi.
En ce moment, en Europe, nous sommes à 30-70% de capacités de production selon les secteurs, et nous avons 10 millions de chômeurs. On est très loin de l’inflation.

Le problème des banques centrales en ce moment, c’est qu’elles N’ARRIVENT PAS à faire d’inflation, et pourtant elles injectent 80 milliards d’euros par mois dans le système. Alors on peut en créer de la monnaie avant d’avoir de l'inflation, on a de la marge.

Et encore, cela ne tient pas compte du sursaut de prospérité que nous aurions en économisant le coût des intérêts illégitimes prélevés sur la création monétaire, qui représente 30 à 70% des prix de tout ce que nous achetons.
Et encore, cela ne tient pas compte non plus de la quantité colossale de biens et de services nouveaux qui seraient imaginés et commercialisés par 10 millions de personnes qui reviennent au travail et qui équilibreraient largement la quantité nouvelle de monnaie.  
Donc non, l’inflation n’est vraiment pas le problème en ce moment.
126:14 MZ “Oui, parce que sinon tout le monde l’aurait fait.”
Raisonnement incohérent :
La deuxième prémisse n’est pas transitive et ne peut pas être substituée à une implication.
Prémisses non vérifiées
Voir Paralogisme :

Si la création monétaire n’était pas inflationniste,
alors la création monétaire serait universellement utilisée.
Or la création monétaire n’est pas universellement utilisée.
Donc la création monétaire est inflationniste.

Si A => non B
alors A => C
Or A => non C
donc A => B

En logique formelle, on décrit l’incohérence ainsi :
La relation A => non C n'est pas transitive et ne peut être substituée à une implication.

En outre, ni l’une ni l’autre des prémisses ne sont démontrées comme vraies.

Par ailleurs :
La Réserve Fédérale américaine fait de la création monétaire, la BCE fait de la création monétaire, la BoJ fait de la création monétaire. Sans déclencher d’inflation.
Toutes les banques commerciales font de la création monétaire.
L’inflation ne dépend pas de la création monétaire mais d’une multiplicité d’autres facteurs.
(voir 126:07 ci-dessus)  
126:30 EC “déjà l’État paye des profs, des juges, des policiers... “ MZ “... Avec les recettes fiscales”

Oui. Et d’où vient la monnaie des recettes fiscales ? Des versements des citoyens.
Et d’où vient la monnaie des versements des citoyens ? 1. de leurs salaires
2. des dépenses de l’État.

1. D’où vient la monnaie des salaires des citoyens ? De leurs employeurs.
D’où vient la monnaie des employeurs ? De leurs ventes.
D’où vient la monnaie des ventes des employeurs ? de la monnaie des citoyens.
D’où vient la monnaie des salaires des citoyens ? de leurs employeurs...

2. D’où vient la monnaie de l’État ? Des recettes fiscales.
D’où vient la monnaie des recettes fiscales ? des versements des citoyens.
D’où vient la monnaie des versements des citoyens ? de leurs salaires, ou des dépenses de l’État.

Maintenant, D’OÙ vient toute cette monnaie au départ ?

D’une banque, qui l’a créée lors d’un crédit ou d’un achat pour elle-même.
127:28 MZ “Oui, parce qu’on est endetté c’est sûr. Ici le canton de Genève aussi.”
Manipulation
La création monétaire nous est présentée comme une “dette”, non seulement que l’on devrait rendre, mais en plus, que l’on devrait multiplier. Comme la multiplication des pains par Jésus-Christ.
La création monétaire ne coûte rien, ne nécessite pas de dépôts, pas d’épargne, pas de fonds propres, pas de monnaie de Banque Centrale, et la banque, qui crée ces chiffres à coût nul avec un doigt sur un clavier, voudrait non seulement nous faire croire que recevoir quelque chose qui ne coûte rien constitue une “dette”, mais encore que cette “dette” devrait nous contraindre à suivre les mêmes règles morales que celles que nous acceptons pour un emprunt véritable où quelque chose a vraiment changé de mains. Et en plus, la banque voudrait que nous fassions un miracle, et que nous rendions la chose en plus grande quantité que ce qui a été émis, alors que c’est elle, et elle seule, qui possède ce privilège exorbitant de l’émettre.

En fait, quand une banque achète un contrat de crédit à un client qui vient de le signer, aucun compte n’est débité nulle part, à aucun moment. C’est une création pure, une écriture comptable qui augmente l’actif de la banque, c’est à-dire son patrimoine, et qui augmente son passif, c’est-à-dire sa dette envers les gens à qui elle a acheté le contrat.
Ce que nous utilisons pour tenir nos comptes, c’est une dette de la banque envers nous : un bon d’achat bancaire constitué de quelques chiffres fabriqués à coût nul et sans impôt.

Qu’y a-t-il à rendre quand celui qui vous dit qu’il “prête” n’a rien de moins qu’avant, quand ce qu’il vous a “prêté” n’existait pas et ne lui a rien coûté, et quand lui peut faire tout cela et pas vous ?

Pour un Peuple qui pourrait émettre lui-même sa monnaie à coût nul, sans dette associée, et donc sans endetter ni les ménages, ni les entreprises, ni les services publics, ni les collectivités, pour le bien commun de tous les citoyens, alors oui effectivement, la “dette” est bien une fiction.
127:39 EC “J’institue une puissance publique à qui je donne le pouvoir de…”
Contradiction
“Je, souverain, institue une puissance, à qui je donne mon pouvoir.”
Ça rappelle quasiment mot pour mot : “La souveraineté nationale appartient au peuple… qui l'exerce par ses représentants”

Le Souverain EXERCE le pouvoir, c’est précisément pour cela qu’il est le souverain. Si le Souverain donne son pouvoir à quelqu’un d’autre, il n’est plus le Souverain. Depuis le temps qu’Étienne Chouard nous le répète, c’est étonnant que cela ne soit pas encore intégré.

A possède P => A peut utiliser P
A donne P à X => A ne peut plus utiliser P, et X peut utiliser P.


127:55 MZ “Sans limite, il crée autant qu’il a besoin...”
Pente glissante
Non, bien sûr, il ne crée pas “autant de monnaie qu’il a besoin, sans limite. Il y a évidemment des statistiques à effectuer, des contrôles, des mesures.
C’est d’ailleurs le mandat des Banques Centrales de calculer la quantité de monnaie qu’il est possible de créer pour atteindre, sans le dépasser, un certain objectif d’inflation.
En ce moment, les Banques centrales ne peuvent pas remplir leur mandat parce qu’elles n’ont pas la main sur la création monétaire des banques commerciales qui créent toute la monnaie-dette que nous utilisons dans l’économie réelle.
Par contre, si un État reprend la main sur la Souveraineté monétaire et donne mandat à sa Banque Centrale pour calculer la monnaie qu’il est possible de créer sans entraîner d’inflation, la Banque centrale possède toutes les statistiques de l’activité économique, bancaire et financière nécessaires pour calculer cette quantité, et l’adapter aux conditions courantes d’emploi et d’activité.
Tous les outils sont là.
128:00 MZ “C’est potentiellement illimité, on est d’accord. Je peux créer autant que je veux, d’accord.”
Manipulation
Non, nous ne sommes pas d’accord, pas d’accord du tout.
L’État ne peut pas créer autant qu’il veut, ce n’est pas potentiellement, ni effectivement, illimité. Il y a des objectifs à atteindre, et des limites à ne pas dépasser. Ce sont des décisions politiques et économiques qui nécessitent de tenir compte des projets à réaliser, de l’intérêt commun, de la situation environnementale…
En dernier ressort, la décision de l’affectation de la nouvelle monnaie doit reposer entre les mains des citoyens, tout comme le droit de vote, car dans une démocratie, voter sur un projet de société sans avoir les moyens de le financer n’a pas de sens.
Dans un pays qui se dit démocratique, le pouvoir, pour chaque citoyenne et citoyen, de financer ce que l’on souhaite et de refuser de financer ce que l’on ne souhaite pas, est un minimum vital.

La création et la distribution de la monnaie nouvelle, ne l’oublions pas, est le pouvoir régalien central, qui permet non seulement de financer les deux autres pouvoirs régaliens, la sécurité et la justice, mais encore qui permet de décider de ce qui va être financé ou pas dans le pays, donc de ce qui va exister ou pas dans notre futur commun et dans le futur de nos enfants et de nos petits-enfants.
C’est un pouvoir tellement puissant qu’il est impossible de le donner à certains citoyens et pas à d’autres. Faire cela, c’est garantir que des conflits et des dissymétries vont émerger.
Il est donc crucial, dans une démocratie, que ce soit le Peuple, directement, par la décision individuelle de chaque citoyenne et citoyen, qui dispose en premier ressort du pouvoir de la création monétaire.
128:12 EC “Ça rend l’État employeur en dernier ressort.”
Naïveté
EC redécouvre la théorie monétaire parfaitement vérifiée par l’expérience de Georg Friedrich Knapp, “the State Theory of Money”, parue en 1905 : l’État crée la monnaie, la fait percoler par ses dépenses, et la rend obligatoire par ses impôts. Ce que faisaient tous les États depuis la naissance des États, jusqu’à ce que les banquiers convainquent les politiciens de leur sous-traiter ce petit commerce.
128:30 MZ “Et donc y’aurait plus besoin de prélever des impôts du coup.”
Stratégie du miroir aux alouettes
Appel au ridicule
C’est le contraire : le système ne peut pas fonctionner sans impôt, puisque c’est précisément la coercition fiscale qui force la population à accepter d’être payée dans la monnaie de l’État, à l’exclusion de toute autre forme de rémunération possible.
128:34 MZ “On n’a qu’à tout créer en monnaie alors [y compris les impôts].”
Appel au ridicule
Non, ce n’est pas possible car le système ne peut pas fonctionner sans impôt. C’est précisément la coercition fiscale qui force la population à accepter d’être payée dans la monnaie de l’État, à l’exclusion de toute autre forme possible de monnaie.
Tout le système repose sur le fait que la population est obligée de vendre directement ou indirectement son travail à l’État (aujourd’hui aux banques) pour obtenir de la monnaie.
Si la population ne peut pas refuser de vendre son travail à l’État (ou aujourd’hui aux banques) pour obtenir de la monnaie, c’est parce que l’État détient le monopole de la violence physique qui lui permet de menacer de prison les gens qui ne payeraient pas l’impôt. Par conséquent les peuples soumis sont contraints d’utiliser cette monnaie, parce qu’ils en ont besoin pour payer leurs impôts, et qu’ils ne veulent pas aller en prison.
C’est pour cela que l’impôt existe, parce qu’il rend la vie impossible à ceux qui n’auraient pas de monnaie. C’est l’impôt qui rend la monnaie obligatoire.
128:36 EC “J’ai besoin des impôts pour détruire la monnaie.”
Dogme
L’impôt n’est pas nécessaire pour détruire la monnaie, mais pour en forcer la circulation. Et pour, plus tard, installer l’illusion que l’impôt peut servir à payer des “services publics”.
Pourquoi un Souverain qui peut produire de la monnaie à volonté aurait-il besoin d’en “détruire” ? Ne serait-il pas plus simple d’en dépenser moins, ou juste assez ?
Ne pas confondre destruction et circulation. Le coeur ne détruit pas le sang.
130:15 MZ “C’est plus de la dette, c’est de l’investissement.”
- Mensonge par omission








- Préparation du sophisme suivant sur l’épargne des citoyens qui pourrait financer l’État…
Voir ci-dessous 130:21
- Omission de l’opération initiale imposée par la création/émission, au cours de laquelle aucun actif n’a été transmis : aucun compte d'actif n’a diminué dans aucune comptabilité. Cette opération n’est donc pas un prêt, ni une dette.
- Glissement fallacieux d’une dette à un investissement. Prêter un actif peut avoir différents objectifs, mais l’opération reste un prêt, il y a toujours transmission d’un actif. La création initiale, elle, n’est pas un prêt.
130:21 MZ “Y’a aussi une autre possibilité, c’est que la “dette”, ce soit détenu par les citoyens… Je prête à mon gouvernement…
une partie de leur épargne serait obligatoirement  attribuée à ça…”














MZ “une partie de leur épargne serait obligatoirement  attribuée à ça…”












EC “Ça me paraît tout à fait normal.”
- Piège pour évacuer la question de la création monétaire du Souverain.

- Paralogisme :  
1 Les citoyens ont de la monnaie et ils peuvent la prêter à l’État => 2 Les États n’ont pas besoin de créer de monnaie.
Absence de lien de causalité








- Appel à la peur
- Omission de la création initiale, effectuée sans qu'aucun actif n’ait été mobilisé ni aucun paiement effectué.
- Implication invalide
Pour que les citoyens aient de la monnaie il faut que cette monnaie (monnaie légale ou substitut monétaire sous forme de promesse de monnaie légale par une banque) ait déjà été créée/émise au départ. Par un État souverain (monnaie légale) ou
par une banque commerciale (substitut monétaire sous forme de promesse de monnaie légale).

Il n’est pas nécessaire que les citoyens soient “obligés” à investir leur épargne dans les projets de l’État. Au contraire, dans une démocratie digne de ce nom, il est essentiel que les citoyens puissent investir librement dans les projets qu’ils considèrent en leur âme et conscience comme utiles et qu’ils puissent refuser d’investir dans les projets qu’ils considèrent comme nuisibles.

La création monétaire est d’abord effectuée par l'État sous contrôle citoyes (ou par les citoyens eux-mêmes), ensuite la circulation monétaire vient aux mains des agents, qui décident alors eux-mêmes de la direction qu’ils souhaitent lui donner.
La circulation qui s’effectue en aval dépend des aiguillages d’orientation d’un flux dont on a oublié la source initiale.
Bavarder à propos de l’effet circulatoire, c’est ignorer la source.
131:00 MZ “Le but c’est que cette dette, elle soit pas ballotée sur le marché des capitaux… à la merci des spéculateurs internationaux qui peuvent vouloir mettre à terre une dette…

proposition complètement révolutionnaire… complètement modifier la comptabilité nationale…

imaginer une dette contractée auprès de tous les épargnants d’un pays.”
Préparation du sophisme suivant, basé sur la démonstration par l’absurde que ce problème serait résolu par l’interdiction de la spéculation. Voir ci-dessous.
Appel à la peur




Rappel du dogme absolutiste : la dette est un prêt consenti par des épargnants.
Un contrat signé entre une banque et un de ses clients par lequel 1. le client s’engage à travailler pour la banque afin de lui produire des unités comptables imaginaires en plus grand nombre que les unités qu’il a reçues, et où 2. la banque s’engage à payer en monnaie légale un certain nombre d’unités comptables qu’elle ne possède pas au moment de la signature et que statistiquement elle ne pourra jamais posséder pour l’ensemble de ses clients, est doublement un contrat léonin.
D’une part, la banque ne pourra pas tenir sa promesse pour l’ensemble des contrats identiques qu’elle a signés, d’autre part les clients ne pourront tenir leur promesse que si d’autres clients, en apportant de nouvelles unités comptables dans le circuit, se présentent à perpétuité pour signer des contrats identiques qui permettront aux clients précédents d'honorer leur engagement.
Un contrat de ce type décrit donc une situation future qui ne pourra statistiquement pas être réalisée pour tous les contrats de ce type.

Par ailleurs, un tel contrat ne respecte pas le principe de description de la réalité comptable par l’inventaire des actifs. En effet, ce contrat rompt la cohérence externe entre bilans: le bénéfice de l’un est la perte des autres.
Si un bilan augmente, un autre bilan doit diminuer de la même valeur, et réciproquement. Autrement dit, la somme des bilans ne peut ni augmenter ni diminuer lors d’un transfert d’actif entre 2 bilans. C’est l’application du principe de prudence, qui impose qu’un même actif ne peut pas figurer dans plusieurs bilans en mème temps. Il s’ensuit qu’un contrat avec un effet futur ne peut pas être comptabilisé au bilan comme un actif du créancier. Un contrat avec un effet futur peut seulement, et doit, figurer comme un engagement hors bilan dans les annexes du rapport financier du créancier, pour le montant total prévu.
131:32 EC “Y’a une bonne partie de la dette qu’il est hors de question de payer…”
131:45 MZ “Ça veut dire que eux ils ont prêté cet argent pis on va leur dire on fait défaut dessus… Ils vont venir saisir des… il faut faire la guerre alors… vous nous avez prêté de l’argent mais on vous envoie balader.”
132:12 EC “ Ça fait des millénaires qu’on remet la dette à plat, qu’on dit aux créanciers on arrête.”
132:28 MZ “C’est des périodes de guerre, de grandes guerres souvent, quand y’a des dettes qui sont effacées.”

Tout tourne autour de la confusion entre crédit et prêt, entre dette et création de monnaie.
EC emploie à tort le mot “dette” pour une création ex nihilo dont le montant n’est pas, et ne sera jamais payé par un actif monétaire en provenance de la banque. ll n’y a pas de transfert d’actif lors de la création de la promesse de la banque. La banque ne donne pas de monnaie à son client, elle lui donne une promesse de monnaie.
En réalité, les banques ne créent pas de monnaie, mais des reconnaissances de dette. C’est cela la “monnaie-dette” : des impayés, des non-paiements.

La monnaie légale n'étant pas créée par les banques commerciales, mais par la seule Banque Centrale, la dette de la banque envers le client n’est pas, et ne pourra pas être payée par de la monnaie, sauf à déclencher une faillite de la banque, ce qui rendrait le paiement de ces dettes définitivement impossible pour l’ensemble de ses clients.
Le client, de son point de vue, n’a reçu qu’une dette, un avoir, en provenance d’une entreprise commerciale. Une dette, c’est par définition une absence de paiement. Le concept de “remboursement”, concernant un impayé, n’a évidemment aucun sens.  

Tous les conflits et contradictions (sémantique, économique, philosophique)  proviennent donc de cette ambiguïté. Un organisme privilégié, à la demande de ses clients, émet à coût nul des reconnaissances de dette et les récepteurs de ces contrats utilisent ces non-paiements pour acquérir des biens réels.
Au fond, la relation banquier-client ressemble à une association frauduleuse de fabrication de pouvoir d’achat, partagée entre un faux monnayeur et un receleur complice.
NB : Le fait que la banque, émetteur initial de sa dette, demande à son co-contractant une rémunération supplémentaire sous forme de commission sur les bons d’achat qu’elle imprime, force ce dernier à prélever sur d’autres agents encore plus de ressources indues que celles que la banque lui a permis d’absorber en premier lieu.
NB2 : Le fait que la banque, émetteur initial de sa dette, revende ses contrats à d'autres agents, qui eux, les achètent avec de la dette bancaire émise en amont, qu’ils ont obtenue par leur travail et sur laquelle ils ont payé tous les impôts et charges obligatoires, ne change rien au fait que l’émetteur initial a créé sa propre dette ex nihilo, de novo, sans travail et sans impôts.  
Que doit-on rendre quand celui qui donne n’a rien de moins qu’avant ?
Que doit-on rendre quand on a reçu une absence de paiement ?
Que doit-on rendre quand celui qui réclame a reçu lui aussi une absence de paiement ?
132:44 MZ “C’est un très bon moyen, il faut se surendetter puis après il faut étrangler les créanciers, c’est super.”

L’explication de ce paradoxe : ce sont les banques qui sont endettées envers les non-banques.
En effet, les banques acquièrent des titres, des biens et des services sans les payer, en inscrivant seulement une dette supplémentaire envers le vendeur au passif de leur bilan. Ce sont les banques qui sont surendettées envers le secteur non-bancaire, et non l’inverse.
Par exemple, quand un client verse de la monnaie fiduciaire au guichet d’une banque, la banque inscrit une dette supplémentaire dans sa propre comptabilité, au passif de son bilan, au compte de ce client. La banque DOIT ce montant de monnaie fiduciaire au client. Il s’agit bien là d’un transfert d’actif de la part du client vers l’actif de la banque. Le montant de monnaie fiduciaire que le client vient de verser à la banque n’appartient plus au client. Il y a eu transfert de propriété d’un actif, qui est passé de l’actif du client à l’actif de la banque. Et création, par la banque, d’un passif nouveau, qui représente le montant de monnaie fiduciaire que la banque doit rendre au client. D’un point de vue à la fois juridique et contractuel, le client a PRÊTÉ ce montant de monnaie fiduciaire à la banque, laquelle banque a désormais une DETTE envers ce client.
Cette dette sera-t-elle remboursée par la banque ? La banque pourra-t-elle rembourser tous les clients qui lui ont ainsi prêté de la monnaie fiduciaire ? Si elle ne le peut pas, ce qui est vérifiable statistiquement et mathématiquement pour la quasi-totalité des clients, la banque va-t-elle être obligée “d’envoyer balader” les clients, de les transformer de force en actionnaires, de les “étrangler” par un bail-in, de les “voler” en limitant ou en interdisant les retraits de monnaie fiduciaire ?

Explication :
1. Une dette constate par définition l’absence d’un paiement.
2. Un paiement est par définition une diminution de l’actif.
3. Une dette constatant l’absence d’une charge, il est logiquement impossible de l’utiliser pour solder un achat.
4. Tout achat ayant été effectué sans qu’un paiement ait été réalisé, constitue un revenu non payé, c’est-à-dire un revenu en nature.
5. Les achats de titres, de biens, de services effectués au quotidien par les banques sont compensés dans leur bilan par des inscriptions supplémentaires de réserves fournisseurs c’est-à-dire des impayés comptables.
Ces achats non payés constituent donc des revenus nets.
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
Ces revenus nets ne sont pas déclarés par les banques aux services fiscaux.
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133:02 MZ “Un gouvernement qui se surendette, qui est indiscipliné, qui sait pas gérer ses finances et qui dit à la fin je vais faire défaut je veux qu’on m’efface ma dette, c’est un très mauvais exemple parce que moi au niveau individuel je peux aussi faire ça.”

Oui, vous pouvez d’autant plus le faire lorsque, à l’occasion de la création initiale du crédit, aucun transfert de monnaie légale, aucun paiement d’aucune sorte n’a été effectué, lorsqu’aucun compte n’a été débité pour approvisionner le compte qui reçoit le crédit, aucun compte de la banque, aucun compte d’épargnant, aucun compte de fonds propres, aucun compte de résultat, aucun compte de la Banque Centrale.
Ce n’est pas l’État qui est endetté envers la banque, c’est la banque (qui n’a rien donné d’autre qu’une dette nouvelle de sa part envers l’État - dette qui promet de la monnaie nouvelle mais qui ne la donne pas et ne la donnera jamais) qui est endettée envers l’État.
L’exemple que donne la banque qui endette frauduleusement un client, État, particulier, entreprise, association ou collectivité en lui faisant croire qu’une dette de banque serait un actif négociable est l’exemple au mieux d’un dol, au pire d’une escroquerie.
C’est-à-dire au mieux une manœuvre dans le but de tromper son partenaire pour provoquer chez lui une erreur, et au pire le fait de tromper quelqu’un afin d’obtenir à son préjudice une remise de fonds, un service… voir définitions et liens dans ce document à 121:40
133:37 EC “Un État digne de ce nom n’emprunte pas.”



133:40 MZ “Voilà. Ils auraient dû dépenser ce qu’ils avaient, les revenus fiscaux qu’ils avaient.”







133:45 EC “Oui, bien sûr. C’est une crapulerie d’avoir voté des budgets en déséquilibre.”
Point de vue de la création monétaire souveraine de monnaie permanente sans dette non payante à coût nul.

Point de vue de la monnaie endogène, avec point aveugle sur la source de la monnaie.
Piège sémantique et manipulatoire.






Plongeon grandiose dans le piège.






Pas du tout, les États auraient dû dépenser leur propre monnaie, émise par eux-mêmes à coût nul, sans endetter qui que ce soit. Les revenus fiscaux n’ont rien à voir dans ce processus d’émission souveraine.
Il faut distinguer la création monétaire et la circulation monétaire.

Le Souverain émet la monnaie, les citoyens utilisent la monnaie, et les citoyens décident démocratiquement ce qu’ils souhaitent faire avec leur monnaie, par exemple financer, ou pas, des projets communs.
133:55 MZ “Il faut pas coter la dette sur les marchés internationaux quoi qu’il arrive, là dessus je crois qu’on est tout à fait d’accord.”
Interprétation de la pensée d’autrui.
Manipulation
Présupposition de déclaration d’accord.
Coter ou pas une dette sur les marchés est une chose. Accorder la qualité de “dette” à un contrat synallagmatique entre deux co-contractants où les deux co-contractants sont mutuellement endettés l’un envers l’autre est une chose différente.
134:08 EC “La dette publique est un outil de domination.”
MZ “Bien sûr.”

Et c’est encore plus vrai quand celui qui dit “endetter” l’autre n’a rien donné, n’a rien payé, et n’a rien de moins qu’avant.
Pour soutenir un tel modèle économique, il est indispensable de disposer de moyens de coercition et de manipulation considérables (monopole de l’émission des unités de comptes, monopole des moyens de paiement, monopole direct ou indirect de la violence physique, contrôle des médias, de l'enseignement, arsenal juridique…).
135:08 MZ “Pourquoi on revient pas à l’origine de ce surendettement ? Avant 2007, c’était pas un sujet. Maintenant ils ont opéré des sauvetages massifs de secteurs financiers privés, et c’est là que le problème s’est déclaré.”
Fausse piste
Détournement
L’origine de la notion de dette est la “dette de vie” que les conquérants d’autrefois utilisaient comme moyen de chantage pour soumettre les populations terrorisées par la décimation (http://www.cnrtl.fr/definition/d%C3%A9cimation)
Les survivants devenaient ainsi les esclaves dociles des conquérants.
Ne pas tuer quelqu’un, en réalité, n’est pas un cadeau, ni un don, ni une transmission d’un quelconque privilège qui pourrait donner lieu à une compensation de la part de la victime épargnée.
Ne pas tuer quelqu’un, c’est seulement l’absence d’un meurtre, ce qui n’est pas tout à fait la même notion qu’une “dette de vie”.
De même, lorsqu’une banque crée un crédit à partir du contrat signé par un client qui s’engage à travailler pour elle, le crédit accordé n’est pas un paiement, mais une absence de paiement.
La notion de dette n’est donc pas applicable.
Qu’y a-t-il à rendre quand rien n’a été donné ?

Avant 2007, la situation des banques était déjà un état de faillite structurel.
Cet état comptable ne tient pas à un supposé changement survenu par magie à un moment donné. Il tient au modèle économique tout à fait particulier de l’activité bancaire, qui consiste à tout acheter sans jamais rien payer.
Dans un tel modèle, l’état de faillite est structurel dès le premier jour et augmente régulièrement tout au long de l’activité.
135:37 EC “Y’avait déjà une dette publique avant 2008, non ?”
MZ “En Suisse ? Elle est à 60%, c’est pas un problème.
Quelqu’un dans le public : “Elle est à 16%.”
Y’a pas de surendettement… pas de problème de dette, de relever les impôts à des niveaux étouffants...”
EC “Mais je répète, un État ne devrait pas être endetté.”

Prolongation de l’illusion manipulatoire de la notion abusive et fallacieuse de “dette publique”.












Le premier privilège régalien d’un État souverain est celui de “frapper monnaie”, c’est-à-dire de produire lui-même les unités monétaires qui vont lui permettre d’abord de payer les acteurs de ses deux autres privilèges régaliens, la sécurité et la justice, puis de financer tous les agents économiques qui produiront ce dont il a besoin pour se maintenir et s’alimenter.
La notion de dette ne s’applique pas à un Souverain qui produit lui-même ses propres moyens de paiement, et ne doit donc rien à personne.
D’un point de vue comptable, un État producteur de ses propres actifs monétaires inscrit simplement dans sa comptabilité, à l’actif, le montant de monnaie qu’il a créé pour lui-même, et au passif, les dépenses qu’il a effectuées avec ce montant. Le passif du Souverain devient l’actif des citoyens qui peuvent alors l’utiliser pour comptabiliser leurs transferts.
Lorsque les citoyens payent l’impôt, la monnaie est simplement déduite de l’actif des citoyens, ce qui diminue symétriquement le passif du Souverain.
137:10 MZ : “On a payé un certain prix.”
Long discours sur les “ennuis” de la Suisse parce qu’elle ne fait pas partie de l’UE : perte du secret bancaire, statuts fiscaux des entreprises, la forteresse Europe… “On n’a pas le droit d’aller démarcher sur le sol européen aux 300 millions de consommateurs…”
Changement de sujet
Préparation à la “menace” que représenterait une sortie de l’UE pour la France…
voir ci-dessous 138:55

138:55 MZ “Je dis juste ça en passant parce que la France va aussi dépendre économiquement du reste de l’Europe, le jour où elle sort, y’a des avantages qu’elle pourra plus avoir…”
Exécution de la menace préparée à 137:10
Appel à la peur
Et il y a aussi un volume incalculable d’avantages qu’elle pourra retrouver, par exemple son indépendance financière, militaire, économique, son autonomie politique, industrielle, normative, législative.
139:09 MZ “Il faut juste tenir compte de la complexité des choses. C’est pas juste “On va sortir youhou ! On va devenir un îlot de prospérité avec le Franc Français qui va être une monnaie forte solide, la France qui va se désendetter, éliminer tout son chômage…”

139:09 MZ “C’est pas si simple que ça, on est d’accord ?”
Appel à la peur
Appel au ridicule









Appel à l’accord présupposé
Préparation du piège du populisme et de l’autorité supposée nécessaire pour effectuer ce changement.

139:25 EC “Non, pas simple du tout. Le gars qui va être élu avec ce programme-là doit faire un référendum :
“On va en chier pendant 1 an, 3 ans, 10 ans peut-être…”... De façon à avoir son peuple derrière lui… Un vrai populiste digne de ce nom.
Plongeon très réussi dans le piège préparé ci-dessus par MZ à 139:09
On peut dire effectivement que la politique fonctionne par incantation, et qu’il suffit de prononcer quelques youhous magiques pour effectuer des changements catégoriques d’une telle ampleur.
On peut aussi rester sérieux et comprendre que des changements d’une telle ampleur, face à un pouvoir financier aussi puissant, aussi omniprésent, qui n’hésitera pas, on l’a vu pour la Grèce et lors du Brexit, à menacer, à spolier et à dépouiller des populations entières, à mentir et à manipuler l’ensemble des moyens d’information disponibles, de tels changements ne se feront pas sans mobiliser de très hautes doses d’intelligence, de respect, de volonté et de ténacité.
Tous les outils sont à notre disposition pour sortir de ce piège : les réformes institutionnelles, les modèles citoyens alternatifs, les évolutions humaines et sociales. Toutes les pistes sont bonnes à étudier et  à mettre en oeuvre, à toutes les échelles possibles : institutionnelle, citoyenne, personnelle.
Du côté des puissances qui pour l’instant tiennent la plupart des peuples du monde sous leur coupe, tous les coups sont permis.
Nous ne réussirons pas à rendre obsolète un tel système d’asservissement sans recourir nous aussi à tous les moyens dont nous disposons.


140:30 MZ “Je suis contente que tu viennes sur le populisme… Quel est le principal ennemi du populisme ?”
Long discours sur le populisme/lobbyisme… Programme populiste avant l’élection, ultra-libéral Les “lobbies” changent leur programme après l’élection.
Verrouillage du piège précédent à 139:09 et 139:25
Le lobbying est effectivement un problème. Il est rendu particulièrement aigu par le fait que les possibilités de financement des lobbies, notamment des lobbies bancaires et des lobbies des grands groupes industriels disposent du financement virtuellement infini que procure l’accès direct au robinet de la création monétaire.
Pour une banque, il est possible d’émettre des crédits à taux quasi nuls, et sur des durées potentiellement infinies par le jeu de la cavalerie comptable. En conséquence, les lobbyistes de ces secteurs disposent de sommes colossales créées à coût nul.
Cette possibilité constitue une dissymétrie fondamentale et inadmissible entre deux catégories d’humains activistes : ceux qui reçoivent de la monnaie nouvelle gratuitement, monnaie qui ne vient pas d’un travail préalable et qui n’a pas été et ne sera jamais soumise aux charges et impôts habituels, et ceux qui doivent trouver auprès d’un public motivé ou gagner par leur travail de l’argent déjà existant en ayant payé toutes les charges et impôts nécessaires.
143:29 EC “C’est pas du populisme du tout, ça, c’est du crapulisme comme d’habitude.”
Argument ad hominem
Le populisme, c’est une politique qui s’adresse exclusivement au “peuple” en tant que masse indifférenciée qui ne comprendrait que des discours simplifiés.
Le crapulisme, c’est l’action de commettre des actes crapuleux, bas, malhonnêtes, et d’en faire une idéologie.

Aucun de ces deux concepts ne représente une politique stable et cohérente, qui pourrait constituer une approche rationnelle du problème central de ce débat, à savoir le système de création monétaire actuel ; ses conséquences sur nos vies, la société au sens large, la politique, le droit, la démocratie, l’environnement ; tous les déséquilibres qu’il cause à toutes les échelles de nos communautés humaines du personnel à l’international, et les solutions et alternatives que nous pourrions présenter pour le rendre obsolète et inoffensif.  

Pour résoudre tous les aspects pervers, nuisibles ou dangereux du système monétaire actuel, de simples réformes ou réglementations ne suffiront pas.
Et ni les simplifications abusives, ni les insultes ne nous aideront.  
143:40 MZ “Au départ, on se déguise en populiste, ensuite y’a les lobbies qui viennent et qui disent “Si tu veux passer, il faudra d’abord signer les promesses et t’engager à ça”. Et quand il arrive, voilà, le programme il a été filtré.”
Description assez exacte d’un processus courant.
Ne traite pas le sujet en cours : la dissymétrie de pouvoir que donne la monnaie sans travail.
Ne traite pas la cause qui permet cet effet
Voir ci-dessus 140:30
144:56 EC “Dans une Constitution, le lobbyisme serait sûrement criminalisé, comme n’importe quel crime. On les pourchasserait, il y en aurait moins. Là ils sont institutionnalisés. C’est de notre faute, c’est parce que nous démissionnons du processus constituant.”
Confusion entre la cause et la conséquence.
La meilleure méthode pour réformer un système corrompu est-elle de condamner les corrompus qui en profitent ?
Suffirait-il d’enfermer les imposteurs pour éradiquer l’imposture ?
Non bien entendu. La meilleure méthode pour réformer un système corrompu est :
1. d’identifier les causes qui permettent à la corruption de s’établir en son sein
2. d’agir sur ces causes

Les comportements dépendent des circonstances. L’humain s’adapte.
Quelles sont les circonstances : un centre privilégié crée quasiment à volonté des moyens d’obtenir du pouvoir d’achat supplémentaire, sans travailler, sans rien produire auparavant, ce qui permet à quiconque se rapproche du centre de vivre richement et de pouvoir financer à coût nul tous les projets qu’il juge bons ou profitables.
Si l’on souhaite supprimer ces comportements, quelle est la solution optimale ?
- Mettre en prison les humains qui profitent des règles de ce jeu particulier ?
- Changer les règles de ce jeu ?
- Inventer un nouveau jeu ?


La cause qui permet à l’effet du lobbyisme de s’établir est le mécanisme de la création monétaire par les banques qui permet une émission gratuite de pouvoir d’achat nouveau, qui permet aux lobbies les plus proches des pouvoirs monétaires et financiers de disposer d’une source de revenu ne provenant d’aucun travail ni d’aucune production préalable, ni de l’épargne de qui que ce soit.
Ce système déséquilibré entraîne une distorsion de concurrence décisive entre les activistes qui peuvent y accéder et ceux qui ne le peuvent pas.
L’accès à la monnaie donne un avantage décisif aux uns et le refuse aux autres.  

Raison de plus pour inventer un nouveau système économique commun que personne ne puisse manipuler dans le but d’avantager certains aux détriment des autres et qui permette d’enregistrer de manière réciproque et équilibrée les flux économiques respectifs des agents qui le souhaitent.
146:50 EC “La richesse virtuelle étant ce que représente la monnaie. La monnaie étant tout ce que les gens ont fait sans avoir de contrepartie. Je laboure un terrain pour quelqu’un et je n’ai pas de contrepartie en échange, hé bien on me donne de la monnaie qui est le signe que j’ai fait quelque chose”
MZ “C’est un droit, la monnaie c’est quand même un droit.”
EC “C’est un droit sur les richesses produites par la société.”
(Frédéric Soddy)
Confusion
Un système monétaire est un système d’enregistrement des flux économiques, de ce qui est donné et de ce qui est reçu par les membres de la communauté qui utilise ce système.
Un déséquilibre en importation indique qu’une personne a cumulé plus en importation qu’en exportation, i.e. que cette personne a reçu plus que ce qu’elle a donné.
Un déséquilibre en exportation indique qu’une personne a cumulé plus en exportation qu’en importation, i.e. que cette personne a donné plus que ce qu’elle a reçu.
Cette mesure est personnelle, numérique, et en ce sens, ne peut pas être transférée à un tiers.
La notion "d'échange d'unités de compte" ou de "valeur économique d'un cumul d'écritures" n'a pas plus de sens dans un système de mesure des flux économiques que la notion "d'échange de centimètres" ou de "valeur d'une longueur" n'en aurait dans un système de mesure des dimensions physiques.

Un système monétaire est donc un registre de contrats synallagmatiques entre agents, chaque contrat décrivant un transfert réel entre les deux agents partenaires à ce transfert (chose, valeur, sens). Chaque contrat est le témoin pour les tiers d’une exportation pour un agent et d’une importation pour l’autre.
Ce contrat est opposable aux tiers en ce sens qu’il garde la trace du déséquilibre individuel de ces agents, déséquilibre dont la communauté des usagers pourra tenir compte lors de ses transferts futurs avec ces agents.
La notion de droit (droit sur les richesses produites par la communauté, droit de tirage) reste soumise aux règles principielles de la liberté et de l’égalité entre humains.
148:20 MZ “Ça converge toujours vers la gouvernance finalement, vers l’intégrité au niveau de la démocratie…
Le lobbyisme est un sujet que nous les médias on doit beaucoup plus mettre en lumière…”
[Nous devons] expliquer la montée en puissance de toutes ces droites… Que ma profession fasse vraiment son travail de décryptage…

Fausse piste
Détournement
La question de la gouvernance n’a rien à voir avec le système comptable qui permet de mesurer et d’enregistrer les flux économiques.
La politique n’a rien à voir avec la métrologie.
Afin d’éviter toute confusion, il est donc urgent de les dissocier définitivement.
150:20 MZ “Si on arrive à ce que le citoyen participe vraiment à la prise de décision, on peut arriver aussi à des travers de cette prise de pouvoir du peuple qui est que, moi citoyenne suisse, je dois étudier des brochures… de fiscalistes professionnels, c’est complexe, est-ce que c’est à la portée de tous ?... Est-ce que je n’ai pas besoin d’être représentée, mais par quelqu’un en qui j’aie confiance...”
=> représentation => besoin d’intégrité.
Hors-sujet
La démocratie repose sur le fait que chacun exerce un pouvoir de décision identique. Confier à autrui le pouvoir de décider revient à abandonner la prise de décision, donc à abandonner la démocratie.
152:00 EC “On sait bien que la plupart des gens n’ont pas envie de voter les lois, n’ont pas envie de faire de la politique… besoin de représentants… garder la main, participation obligatoire et impérative… tirage au sort, mais aussi élection à condition qu’elle ne soit pas parmi des candidats.
Faux suffrage universel… désigner des maîtres… qu’on peut aider [à se faire élire], sans contrôle… Cette procédure produit le capitalisme, produit la domination des plus riches. Ils n’avaient pas ce droit d’écrire les lois. Ils ont mis en place toutes les règles du droit du capitalisme. Avant d’être de l’économie, c’est du droit. Personnes morales… s’acheter les unes les autres… concentrer le capital...”
Contradiction avec le discours de l’émancipation par la prise de conscience du pouvoir citoyen.
Si les citoyens décident de ne pas s’intéresser au résultat de leur action, ils décident de ce fait de refuser d’avoir un poids dans les décisions qui sont prises.
Les lois permettent effectivement de verrouiller efficacement des systèmes de domination sociale, mais l'efficacité des lois pour empêcher les comportements criminels reste hypothétique.
Pour vérifier ou infirmer cette hypothèse, il pourrait être intéressant de la tester expérimentalement sur des groupes criminels existants au moyen des lois existantes, par exemple au sein de réseaux mafieux en affichant les textes de loi interdisant le trafic d’êtres humains ou la prostitution d’enfants dans les établissements clandestins qui les pratiquent, ou encore en opposant à des forces de l’ordre un peu trop zélées les articles du Code de Procédure Pénale qui interdisent les fouilles à corps sur des citoyens présumés innocents n’ayant commis aucune infraction.
Les résultats de telles études permettraient de vérifier si l’approche législative est valide et donc s’il convient de s’y intéresser plus avant.  
154:28 MZ “C’est toujours le droit qui a créé les richesses, bien sûr.”
Inversion
Confusion sémantique
“Les richesses”, c’est ce qui est produit par les individus du fait même de leur existence. Cette production permanente existe quel que soit le système juridique.
Le “droit” au sens juridique et législatif, c’est ce qui détermine ce qui est légal ou non, ce que le citoyen a le “droit” de faire ou de ne pas faire. En ce sens, le droit est par définition l’expression des limites imposées par ceux qui écrivent le droit à ceux qui le subissent.
Le “droit” ne crée donc pas les richesses, mais organise leur distribution.
154:58 EC “C’est le faux suffrage universel qui permet aux riches d’acheter le pouvoir politique.”
Inversion causale
Le pouvoir politique appartient non pas aux riches mais à ceux qui peuvent créer pour eux-mêmes et pour leurs acolytes les moyens d’acquérir les biens et les services d’autrui sans travail et sans production.
Ce pouvoir de création de pouvoir d’achat permet d’acquérir directement ou par personnes interposées tous les pouvoirs, politique, médiatique, industriel, financier, législatif, exécutif.
L’établissement du suffrage universel est simplement une opération de verrouillage de ce mécanisme préexistant afin de créer un effet de cliquet destiné à empêcher totalement sa remise en cause future.
155:02 EC “En achetant les journaux, et en finançant les campagnes électorales, les riches mettent au pouvoir leurs serviteurs, leurs débiteurs… donc il faut qu’on s’entraîne à écrire nous-mêmes la Constitution.”
Paralogisme
Raisonnement incohérent

A => B, donc C
Les créateurs de pouvoir d'achat sans cause peuvent acquérir tous les pouvoirs, donc nous devons écrire un texte pour interdire cette relation de causalité.
Ce raisonnement semble établir une relation entre l’écriture d’un nouveau texte  constitutionnel et l’éradication d’une cause préexistante.
Si la cause n’est pas traitée dans ce texte, ou plus simplement, si la cause n’est pas affectée par le texte alors même que celui-ci prévoirait son abolition, les effets de cette cause ne cesseront pas.
L’efficacité d’un texte pour éradiquer une cause préexistante reste à prouver.
Merci à xxxx pour ce grand travail important, base de discussion pour faire avance des solutions.





François de Siebenthal

Justice = Pax - Peace - Paz - Paix - Vrede - Frieden - Shalom - Salam - Mir - Pau - Pokoj - Shanti - Ashkharh...Abenaki OLAKAMIGENOKA Afrikaans VREDE Akan ASOMDWOE Akkadian SALMU Alabama ITTIMOKLA Albanês PAQE Algonquin WAKI IJIWEBISI Alsaciano FRIEDE Amharic SELAM Árabe SALAM Aranese PATZ Armenio ASHKHARH Assamese SHANTI Aymara HACANA Bemba MUTENDEN Basque (Euzkera) BAKEA Bavariano FRIDN Batak PARDAMEAN Belorusso PAKOJ Bengali SHANTI Bhojpuri SHANTI Isaïe 32, 17

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Sites que vous devriez visiter, merci

Saint Jean-Paul II a comparé le rapport sexuel entre les époux chrétiens à l'adoration eucharistique.

http://desiebenthal.blogspot.com/2011/05/le-rapport-sexuel-est-comparable.html


http://michaeljournal.org

http://ferraye.blogspot.com/

Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia

Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia
Image des rings burgondes. Donner à chaque souverain, le peuple est le souverain en Suisse, sa part des créations monétaires volées actuellement par les banques commerciales. La banque nationale suisse doit devenir une coopérative, et pas une société anonyme, qui distribue à chacun et chacune ce qui lui est dû par un dividende social à tous dès la conception ! Voter oui à l'initiative monnaies pleines, monnaies au pluriel qui respectent notamment les wirs, voir www.wir.ch http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Les combats intérieurs.

Les combats intérieurs.
Signification des armoiries:chapelle de Gstaad, St Niklaus. Mettons le dragon qui est en chacun de nous sous 7 verrous. Meaning of the coat of arms: Chapel of Gstaad, St Niklaus. Let the dragon that is in each of us within 7 locks. http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/misericordes-suisses.html

Un pour tous, tous pour un.

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Le dragon de nos armoiries qui crache le feu sur le casque.

Les valeurs suisses

Les valeurs suisses
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Archives du blog

Les sept verrous qui bloquent le dragon qui est en chacun d'entre nous.

On triomphe des 7 vices capitaux par l’exercice des 7 vertus opposées.

Ainsi on triomphe :

de l’orgueil par l’humilité,

de l’avarice par la libéralité,

de la luxure par la chasteté,

de la colère par la patience,

de la gourmandise par l’abstinence,

de l’envie par l’amour fraternel,

de la paresse par la diligence et l’ardeur dans le service de Dieu.

Un combat à la fois, un par jour est plus efficace.

Sagesse de la première Alliance...Isaïe 11.1-3

Un rejeton sortira de la souche de Jessé,
un surgeon poussera de ses racines.
Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur,
esprit de sagesse et d’intelligence,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et de crainte du Seigneur
son inspiration est dans la crainte [piété] du Seigneur.


ll y a sept dons du Saint-Esprit qui nous aident dans ce combat :

1 le don de Sagesse ;

2 d’Intelligence ;

3 de Conseil ;

4 de Force ;

5 de Science ;

6 de Piété ;

7 de Crainte de Dieu.

A quoi servent les 7 dons du Saint-Esprit ?

Les 7 dons du Saint-Esprit servent à nous confirmer dans la Foi, l’Espérance et la Charité ; et à nous rendre prompts aux actes de vertu nécessaires pour acquérir la vie chrétienne et le CIEL.

Qu’est-ce que la Sagesse ?

La Sagesse est un don par lequel, élevant notre esprit au-dessus des choses terrestres et fragiles, nous contemplons les choses éternelles, c’est-à-dire la Vérité qui est Dieu, en qui nous nous complaisons et que nous aimons comme notre souverain Bien.

Qu’est-ce que l’Intelligence ?

L’Intelligence est un don par lequel nous est facilitée, autant que c’est possible pour un homme mortel, l’intelligence de la Foi et des divins mystères que nous ne pouvons connaître par les lumières naturelles de notre esprit.

Qu’est-ce que le Conseil ?

Le Conseil est un don par lequel, dans les doutes et les incertitudes de la vie humaine, nous connaissons ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu, à notre salut et à celui du prochain.

Qu’est-ce que la Force ?

La Force est un don qui nous inspire de l’énergie et du courage pour observer fidèlement la sainte loi de Dieu et de l’Eglise, en surmontant tous les obstacles et toutes les attaques de nos ennemis.

Qu’est-ce que la Science ?

La Science est un don par lequel nous apprécions sainement les choses créées, et nous connaissons la manière d’en bien user et de les diriger vers leur fin dernière qui est Dieu.

Qu’est-ce que la Piété ?

La Piété est un don par lequel nous vénérons et nous aimons Dieu et les Saints, et nous avons des sentiments de miséricorde et de bienveillance envers le prochain pour l’amour de Dieu.

Qu’est-ce que la Crainte de Dieu ?

La Crainte de Dieu est un don qui nous fait respecter Dieu et craindre d’offenser sa divine Majesté, et qui nous détourne du mal en nous portant au bien dans l'amour.


Les dons du Saint Esprit
(CEC 1830-1831 ; ST I-II 68.1-8)


Les dons sont des habitudes, habitus infus, qui sont en nous et qui nous rendent réceptifs aux motions du Saint-Esprit, pour nous faire mieux agir en faveur du bien commun.

« Les dons sont des habitus qui perfectionnent l’homme pour qu’il suive promptement l’impulsion du Saint-Esprit, de même que les vertus morales disposent les facultés appétitives à obéir à la raison. Or, de même qu’il est naturel pour les facultés appétitives d’être mues par le commandement de la raison ; de même il est naturel pour toutes les facultés humaines d’être mues par l’impulsion de Dieu comme par une puissance supérieure. » ST I-II 68.4

Les sept dons du Saint Esprit
(ST I-II 68.4)


Intelligence : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 8.1-8).
Conseil : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 52.1-4).
Sagesse : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 45.1-6).
Connaissance : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 9.1-4).
Piété : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de l’amour des choses qui concernent un autre (ST II-II 121.1-2).
Force : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de la crainte des choses qui nous concernent (ST II-II 138.1-2).
Crainte : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits du désir des choses nous concernant (ST II-II 19.1-12).

http://www.lumenc.org/maladies.php

Les conseils du pape François pour se confesser

Dans un petit livret intitulé « Prends soin de ton cœur », offert par le pape François aux pèlerins de la place Saint Pierre après l'Angelus du 22 février, se trouvent différents textes à méditer pendant le carême et un examen de conscience pour se préparer à la confession.

  • Une distribution un peu particulière a eu lieu il y a quelques jours place Saint-Pierre, à Rome. Des bénévoles, parmi lesquels de nombreux sans-abri venus en pèlerinage, ont distribué à la foule réunie pour entendre l'Angelus un petit carnet offert par le pape pour le premier dimanche du carême.
  • Notre cœur doit se convertir au Seigneur, a insisté François lors de l'Angélus. C’est pourquoi, en ce premier dimanche, j’ai pensé vous offrir, à vous qui êtes ici sur la place, un petit livret de poche intitulé "Prends soin de ton cœur". »

Celui-ci rassemble quelques enseignements de Jésus et les contenus essentiels de la foi, comme les sept sacrements, les dons de l'Esprit Saint, les dix commandements, les vertus, les œuvres de miséricorde, etc. On y trouve aussi un examen de conscience dont le pape avait souligné l'importance lors de sa messe quotidienne à la chapelle de la maison Sainte-Marthe le 11 octobre 2014. « Avoir un cœur recueilli, un cœur dans lequel nous savons ce qui se passe et ici et là, nous pouvons exercer une pratique ancienne mais efficace de l’Église : l’examen de conscience. Qui d’entre nous, le soir, avant de finir sa journée, reste tout seul ou toute seule et se pose la question : qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il arrivé ? Quelles émotions ont traversé mon cœur ? Si nous ne faisons pas cela, nous ne réussissons pas ni à bien veiller ni à bien protéger notre cœur »

I. Petits rappels sur le sacrement de Confession (ou de Pénitence ou de Réconciliation)

Un vrai chrétien a le souci constant de conserver son âme en état de grâce aux yeux de Dieu. Il sait, en effet, d’une part, que nul ne connaît ni le jour ni l’heure de sa mort et que, d’autre part, l’âme, pour être admise au bonheur parfait et éternel du Ciel, doit être entiè­rement purifiée du péché. C’est pourquoi il reçoit volontiers le sacrement de la Réconciliation.

Par ce sacrement, on obtient la rémission de tous les péchés person­nels (quelle qu’en soit la gravité) commis après le baptême. Ce pouvoir qu’avait le Christ, il l’a transmis à ses Apôtres quand, leur apparaissant après sa Résurrection, il leur a dit : Recevez le Saint-Esprit : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez ; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez (Jean, XX, 23). Ce pouvoir passa des Apôtres à leurs successeurs.


Tout chrétien doit recevoir ce sacrement au moins une fois chaque année. Il comporte :

L’examen des fautes commises.
Le regret de les avoir commises (Contrition).
La résolution sincère de les éviter à l’avenir.
L’accusation des péchés, au moins graves, à un prêtre approuvé, tenant la place de Dieu.
L’absolution donnée par le prêtre au nom de Jésus-Christ.
L’accomplissement de la pénitence qu’il a imposée (Satisfaction).


Le sacrement de pénitence produit notre propre mort au péché et notre résurrection à la vie en Dieu. Il prolonge ainsi notre baptême et nous prépare à l’eucharistie. Il doit laisser dans nos âmes une immense joie, car c’est un sacrement de vie.


II. Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience

Par une courte prière, demander à Dieu et à Notre-Dame la grâce de bien connaître les péchés dont on est coupable.

S’examiner sur les Commandements de Dieu et de l’Église ; les péchés capitaux ; les devoirs de son état.

Pour aider le plus d’âmes possible, dont les besoins sont très divers, l’examen proposé ci-après est plutôt détaillé. Mais il est rappelé qu’en confession seule l’accusation des péchés mortels est obligatoire. Un péché est mortel quand, sachant pleinement que la matière en était grave, on l’a néanmoins commis avec un entier consentement. C’est alors une rupture d’amour avec Dieu. Et comme l’âme cesse ainsi d’être unie à Dieu - de qui elle tenait sa vie -, elle meurt surna­turellement : le péché a été "mortel" pour elle.

L’examen terminé, demander instamment à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce d’une vraie contrition des péchés com­mis et la ferme résolution de les éviter à l’avenir, conditions indispen­sables pour obtenir le pardon de ses péchés.

Pour exciter en soi le regret de ses fautes, réfléchir durant quelques instants :

au redoutable châtiment du purgatoire ou de l’enfer que l’on a mérité ;
aux souffrances et à la mort que Jésus-Christ endura pour l’expiation de nos péchés ;
à la bonté d’un Dieu d’amour et de miséricorde, offensé par le péché qui a produit une rupture profonde, surtout s’il a été mortel.

Puis, réciter lentement l’acte de contrition.

III. Quelques conseils pour recevoir le sacrement lui-même

Avant de rentrer au confessionnal, ou immédiatement en entrant, suivant la coutume, réciter le « Je confesse à Dieu… » LeConfiteor nous remet devant cette réalité du péché et nous fait accomplir le mouvement de « conver­sion » nécessaire, vers Dieu et vers les autres :

Parce que nous nous sommes opposés à l’Amour tout-puissant, en cherchant à réaliser notre bonheur contre Lui ou sans Lui, nous disons : « Je confesse à Dieu tout-puissant » ;

Parce que nous avons porté atteinte à l’œuvre de l’Incarnation et de la Rédemption, en nous séparant de tous ceux qui ont coopéré à cette œuvre, notamment de la Mère du Christ, nous disons : « Je confesse … à la Bienheureuse Marie toujours Vierge » ;

Parce que nous nous sommes opposés à l’œuvre de lutte et de fidélité des anges, l’attente des martyrs, des prophètes de l’Ancien Testament, morts pour que le Règne du Messie se réalise, à l’œuvre des apôtres et des saints qui ont travaillé pour le Christ, nous disons : « Je confesse… à saint Michel (vainqueur du démon), à saint Jean Baptiste (dernier des pro­phètes), aux apôtres (représentés par saint Pierre et saint Paul), et à tous les saints » ;

Enfin, parce que notre péché s’est opposé à toute l’Église et nous sépare des autres membres du Corps Mystique que le prêtre représente, en même temps qu’il tient la place de Jésus Christ, nous disons : « Je confesse… à vous, mon Père… ».


Avant de commencer l’énumération des péchés, préciser : le temps écoulé depuis la dernière confession ; un oubli ou une dissimulation de péché grave dans celle-ci ; une ou plusieurs mauvaises communions (en état de péché grave) ; une omission de la pénitence donnée (volontaire ou non).


Accuser sincèrement tous les péchés mortels que l’on a commis, avec leur nombre et les circonstances qui les ont modifiés (aggravés, allégés), comme par exemple, les péchés commis avec d’autres personnes qu’on a ainsi scandalisées, ou qu’on a entraîné au péché.

L’accusation des péchés véniels n’est pas indispensable car on peut en obtenir le pardon par d’autres moyens que la confession, par exemple la prière, l’aumône, la pénitence… Pourtant, cette accusation est fort conseillée car, par le sacrement de la Confession, on obtient des grâces spéciales pour éviter ces péchés véniels à l’avenir.

Dans le cadre de confessions régulières, on peut dire où l’on en est par rapport à son défaut dominant, ou par rapport à ses résolutions.

Si l’on est troublé ou que l’on a peur, ou tout simplement si on hésite, on peut demander au prêtre de nous interroger, ou de nous renseigner sur la gravité d’un péché.

Terminer par : « Je m’accuse de tous ces péchés, de tous ceux que j’aurais pu avoir oublié et de tous ceux de ma vie passée ; j’en demande très humblement pardon à Dieu, et à vous mon Père, pénitence et absolution si vous m’en jugez digne ».


Ecouter avec attention le mot d'exhortation du prêtre. Avant l'absolution, bien regretter ses péchés, et réciter à cet effet l'acte de contrition : « Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplaît. Je prends la ferme résolution avec le secours de Votre sainte grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. »


Après la confession, accomplir la pénitence imposée par le confesseur au plus tôt, afin de ne pas l’oublier ; remercier Dieu du pardon obtenu ; renouveler sa résolution d’éviter tout péché à l’avenir, surtout le péché grave.


Examen de conscience détaillé

Avant de commencer cet examen, adresser à Dieu cette prière :

Mon Dieu, je vous supplie, par l’intercession de la Vierge Marie, de m’accorder la grâce de bien connaître tous les péchés dont je suis coupable. Faites qu’ensuite je m’en accuse avec un sincère regret de les avoir commis et une ferme volonté de les éviter à l’avenir et qu’ainsi j’en obtienne le pardon de votre miséricorde infinie. Ainsi soit-il.


Examen sur les commandements de Dieu

1er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et l’aimeras plus que tout… »

Omission de la prière (en particulier le matin et le soir), de la fré­quentation des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie… Communions ou confessions sacrilèges… Manque de respect des sacrements… Manque au jeûne avant la communion (une heure au moins)… Violation du secret de confession… Doutes volontaires contre la foi… Mise en péril de la foi par la lecture de journaux impies, par des fréquentations dangereuses… Respect humain… Manque de confiance en Dieu ou confiance présomptueuse en ses propres forces… Indifférence à l’égard de Dieu… Manque de soumission à la volonté de Dieu… Pratiques superstitieuses, spiritisme… Critiques de la religion… Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique… Négligence dans sa formation chrétienne…


2ème Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect… »

Emploi inutile du nom de Dieu… Blasphèmes, imprécations, jurons… Serments faux ou inutiles… Irrespect à l’égard des personnes et des choses consacrées à Dieu… Souhaits néfastes à l’égard de soi-même ou d’autrui… Non-accomplissement des vœux émis…


3ème Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur… »

Omission volontaire ou sans motif de l’assistance à la Messe domini­cale ou des fêtes d’obligation… Retard volontaire ou dissipation durant ces Messes… Travail fait ou ordonné sans nécessité ou permission… Recherches de distractions contraires à la sanctification du dimanche…


4ème Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère… »

Manque d’amour, d’affection, de respect, d’obéissance, d’assistance à l’égard des parents durant leur vie et de prière à leur intention après leur mort… Peine causée… Souhaits de mal… Disputes d’intérêt en famille… Manque de déférence et de soumission à l’égard des supérieurs…

Pour les parents à l’égard de leurs enfants : négligence dans leur édu­cation chrétienne ou leur pratique religieuse, mauvais exemples donnés, manque de surveillance, de soins, de disponibilité, de conseils ou de corrections nécessaire… Dureté, injustice, sévérité excessive…


5ème Commandement : « Tu ne tueras point… »

Meurtre, tentative de suicide, euthanasie… Avortements, stérilisations… Souhait de mort ou de malheur à l’égard d’autrui… Vengeance, coups, blessures, torts causés à la santé, drogues, alcool, mutilations… Insultes, injures, mépris, faux rapports, haine, violences, refus de pardonner, vengeances… Indifférence à la peine d’autrui… Scan­dales par mauvais exemples, par conseils ou approbation silen­cieuse…


6ème et 9ème Commandements : « Tu ne feras pas d’impureté… » et « Tu n’auras pas de désir impur volontaire… »

Pensées ou désirs impurs provoqués en soi ou chez les autres… Conversations, chansons, lectures, spectacles immoraux (TV, Internet…) Flirts… Familiarités coupables… Danses lascives… Touchers indécents… Actions contraires à la chasteté, seul ou avec d’autres : masturbation, relations charnelles en dehors du mariage, homosexualité… Tenues ou attitudes provocantes…

Pour les fiancés : Légèretés, tendresses excessivement sensuelles… Relations prématrimoniales… Cohabitation…

Pour les époux : Atteintes coupables à la fécondité du mariage, contraception permanente ou temporaire… Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse… Adultère (pensées, désirs, actions)… Liaisons… Divorce… Remariage civil… Refus injuste du droit du conjoint…


7ème et 10ème Commandements : « Tu ne voleras pas… » et « Tu ne désireras pas injustement le bien d’autrui… »

Vol (quoi ? combien ? circonstances ?), recel, objets trouvés ou empruntés et non rendus… Dommages injustes causés au prochain dans ses biens… Fraudes, manœuvres déloyales dans le travail, les affaires, le commerce, les contrats… Pots-de-vin… Coopération à des injustices… Recel d’objets volés… Négligence dans le paiement des dettes… Salaires insuffisants… Exploitation des faibles… Dommages aux biens collectifs… Désirs de vol ou d’injustices… Non-réparation de dommages causés… Non-restitution… Gaspillage… Travail bâclé…


8ème Commandement : « Tu ne mentiras pas… »

Mensonges avec ou sans préjudice pour autrui… Médisances ou calom­nies, faites ou approuvées… Faux témoignages en justice… Accusations injustes… Jugements téméraires… Rapports injustes nuisibles… Violation du secret, confié ou professionnel, des correspondances… Dissimulation, hypocrisie… Tricheries… Promesses non tenues… Refus de rectifier la vérité…


Examen sur les commandements de l’Église

Tu sanctifieras les fêtes d’obligation (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint).

Tu assisteras à la messe les dimanches et fêtes d’obligation.

Tu te confesseras au moins une fois l’an.

Tu communieras chaque année au Temps pascal.

Tu jeûneras les jours fixés par l’Église (Mercredi des Cendres et Vendredi Saint).

Tu ne mangeras pas de viande les jours fixés par l’Église (c’est-à-dire, les jours de jeûne et les vendredis de Carême). Pour les autres vendredis de l’année, cette abstinence peut être remplacée par une autre forme de pénitence (qu’il faut alors accomplir sous peine de péché).


Examen sur les péchés capitaux

ORGUEIL : Amour-propre désordonné… Complaisance en soi-même… Egoïsme… Ambition démesurée… Vanité mondaine… Présomption… Attitudes hautaines, susceptibilité…

AVARICE : Vices contraires aux 7ème et 10ème commandements. Refus de partager, d’aider ceux qui sont dans le besoin (aumône) …

LUXURE : Vices contraires aux 6ème et 9ème commandements.

ENVIE : Jalousie du bonheur, des biens, des succès des autres ; joie de leurs malheurs, de leurs misères, de leurs revers…

GOURMANDISE : Excès dans le manger, le boire… Ivrognerie… Sensualité… Ivresse des stupéfiants…

COLÈRE : Manque de maîtrise de soi, emportements, rancunes, res­sentiment, murmures, bouderie, brusquerie, grossièreté, cruauté…

PARESSE : Dans le lever, le travail, les prières… Oisiveté… Fuite systématique des efforts…


Examen sur les devoirs d’état

N.B. L’examen suivant est très détaillé, et reprend en partie ce qui a déjà été vu auparavant.


Alors qu’il est très important, c’est un domaine qu’on oublie souvent dans l’examen de la conscience. Selon son état de vie et ses responsabilités :


1. Devoirs personnels de chrétiens :

Quelle importance ai-je attaché à ma vie chrétienne, au milieu de toutes mes occupations ? A-t-elle la première place ? Y a-t-il dans ma vie une cohérence entre ma foi et mes œuvres ?

Est-ce que je crois à la présence et à l’action du Seigneur dans le monde et dans ma vie de chaque jour ? Ai-je cherché à mieux connaître sa pensée et sa volonté en face des événements, en face des autres, et de mes problèmes personnels ? Suis-je fidèle à la vocation que Dieu m’a envoyée ?

Ai-je cherché à grandir dans la foi, à approfondir ma connaissance du Sei­gneur par la lecture de l’Évangile et du Catéchisme, ou par tout autre moyen mis à ma disposition : retraites, cours, prédications… ?

Ai-je eu peur de témoigner de ma foi par lâcheté, respect humain ? N’ai-je pas cédé aux doutes, à l’inquiétude, à l’angoisse, au désespoir ?

Ai-je compté sur le Seigneur dans les difficultés et dans les tentations ?

Est-ce que je vis dans l’attente de la vie éternelle ?

Ai-je prié ? Régulièrement ? Avec mon cœur ? Avec toute ma vie ?

Ai-je pris part à la Sainte Messe quand l’Église me le demande ? Y ai-je participé de mon mieux ?

Ai-je vécu le dimanche comme un jour de prière et de joie ? N’ai-je pas accom­pli des travaux qui ne sont pas conformes à cet esprit ?

Ai-je fait quelque chose pour aider la mission d’évangélisation de l’Église ? Pour ramener mes connaissances à la vraie foi ?

N’ai-je pas refusé par souci de ma tranquillité ou par égoïsme de m’engager dans un mouvement d’Église ?

Ai-je collaboré loyalement avec les prêtres de l’Église ? Les ai-je aidé autant que je pouvais ?


2. Devoirs envers le prochain :

Est-ce que j’aime le prochain d’un amour vrai et efficace ?

La misère, les souffrances des autres sont-elles pour moi une préoccupation ? Ai-je fait mon possible pour les sou­lager ?

Ai-je cherché à comprendre les autres ? Ai-je cherché à les aider en mettant à leur disposition mon amitié, mon temps, mes biens ?

N’ai-je jamais blessé les autres par mes paroles, mes gestes ?

Ai-je risqué de porter atteinte à la vie des autres ou à la mienne, par des im­prudences dans le travail, le sport ou sur la route ?

En quoi ai-je pu trahir l’amour des autres : indifférence, oubli des autres, mise à l’écart de certains, mauvais caractère, volonté d’avoir raison à tout prix, jalousie, envie, désir de vengeance, mépris, jugement téméraire, haine, rail­lerie, médisance, calomnie, secrets ré­vélés, achats ou ventes à des prix injustes, dettes impayées, choses non rendues, gaspillage ou détérioration des biens collectifs, mauvais exemple, scan­dale d’autant plus grand qu’il vient d’un témoin du Christ, refus de pardonner.


3. Devoirs familiaux :

Enfants :

Ai-je vraiment aimé mes parents, en évitant d’augmenter leurs difficultés, en leur apportant mon concours, en leur manifestant mon affection ?

Ai-je respecté mes parents ? En leur parlant avec déférence, en ne les jugeant pas sans les comprendre ?

Ai-je respecté l’autorité de mes parents en écoutant leurs conseils, leurs ordres et en les exécutant de mon mieux ?

N’ai-je pas gêné l’atmosphère familiale par de la mauvaise humeur, de la bouderie, de la révolte ?

Est-ce que j’aide de mon mieux mes parents âgés quand ils sont dans la gêne, ou malades ou isolés ?

Est-ce que je cherche à bien m’entendre avec tous les membres de ma famille ?


Personnes mariées :

Suis-je fidèle à l’amour promis le jour du mariage ? Ai-je cherché à développer cet amour, à me donner sans réserve et à me sacrifier ?

Ai-je souci des désirs, des goûts, des difficultés de mon époux ou de mon épouse ?

N’ai-je pas négligé mon foyer ? Ai-je le souci de penser à deux les pro­blèmes de ma famille ?

N’ai-je pas gâché notre amour en ne maîtrisant pas suffisamment les défauts de mon caractère ?

N’ai-je pas recherché les joies du mariage par simple égoïsme ?

La communion des cœurs et des esprits l’emporte-t-elle et anime-t-elle celle des corps ?

N’ai-je pas par égoïsme refusé d’avoir des enfants ? Ai-je dans ce but utilisé des moyens défendus ?

Est-ce que j’apporte toute l’attention voulue à l’éducation de mes enfants ?

Est-ce que je cherche à les connaître, à les comprendre, à découvrir leurs goûts, leur vocation, à suivre leur évolution quand ils grandissent ?

Ai-je pensé à leur donner le moyen d’exercer leur liberté quand ils grandissent ?

Mon attitude envers eux ne manque-t-elle pas de fermeté ou au contraire d’affection et de confiance ?

Est-ce que je leur donne le bon exemple ?

Ai-je cherché à les éduquer religieusement ? Leur ai-je donné le sens de la prière ?

Ai-je cherché à garder au foyer le sens du jour du Seigneur ? Ai-je aidé mes enfants à préparer leur messe ?

Ai-je considéré comme un honneur et un devoir de donner à Dieu des prêtres, des religieuses ?

Notre foyer est-il accueillant pour les autres ?


4. Devoirs professionnels :

Enfants :

Ai-je manqué l’école par ma faute ?

Ai-je mal étudié mes leçons, mal fait mes devoirs ?

Ai-je triché en classe (copié, soufflé) ?


Adultes :

Ai-je négligé mon travail ?

Ai-je conscience des responsabilités qu’engage ma situation, mon rôle ?

Quelle est mon attitude à l’égard de ceux qui me dirigent ? N’ai-je pas cherché, par méchanceté ou jalousie, à miner leur autorité ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux qui travaillent avec moi ? N’ai-je pas tendance à me décharger sur les autres de ma tâche ? Est-ce que je sais les aider, les soutenir, entretenir avec eux des relations de bonne camaraderie ?

Ai-je pris ma place dans les organisa­tions professionnelles ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux que je commande ou que j’emploie ? Est-ce que je les rétribue conformément à la justice ? Les ai-je traité humainement, en res­pectant leur dignité d’hommes ? Ne leur ai-je pas confié des tâches au-dessus de leurs forces ? Leur ai-je accordé le repos auquel ils ont droit et dont ils ont besoin ?


5. Devoirs civiques :

Ai-je rempli mes devoirs de chrétien dans la société ?

Ai-je cherché à m’informer le mieux possible pour comprendre les pro­blèmes sociaux et économiques ? A découvrir les solutions justes et efficaces ?

Ai-je le souci de tenir ma place dans la vie de la cité ou de la nation pour lui donner une meilleure orienta­tion ? Ai-je su accepter les charges mu­nicipales ou autres en les envisageant comme un service ?

Ai-je choisi mes représentants en fonc­tion de leur aptitude à promouvoir le bien commun et la loi divine plutôt qu’en fonction de leur aptitude à défendre mes intérêts ?

Ai-je fait mon possible pour faire changer les lois injustes (Avortements, divorce, euthanasie, pacs, etc.) ?

Examen de conscience pour Adultes

________________________________

Je crois en un Sauveur aimant qui pardonne mes péchés et qui me donne la grâce de devenir un Saint. Par le ministère de ses Prêtres, Jésus–Christ accomplit l’un et l’autre dans le Sacrement de Pénitence.

"Comme le Père M’a envoyé, Moi aussi Je vous envoie … Recevez le Saint Esprit. Les péchés seront pardonnés à qui vous les pardonnerez ils seront retenus à qui vous les retiendrez." (Jean XX : 21-23)

"Vos péchés seraient-ils rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige." (Isaie I : 18)

"Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs." ( Matt. IX : 13)

"Les hommes ont reçu de Dieu un pouvoir accordé ni aux Anges,ni aux Archanges. Jamais il n’a dit aux Esprits Célestes « Tout ce que vous lierez et délierez sur la terre sera lié et délié dans le ciel ». Les Princes de ce monde peuvent seulement lier et délier le corps. Le pouvoir du prêtre va plus loin, il atteint l’âme et elle est exorcisée non seulement par le baptême, mais encore plus par le pardon des péchés. Ne rougissons donc pas de confesser nos fautes. Celui qui rougit de découvrir ses péchés à un homme et qui ne se confesse pas, sera couvert de honte au Jour du Jugement en présence de tout l’univers," (St Jean Chrysostome, Traité sur les prêtres, Livre 3)

Prière avant la confession: O Seigneur, accordez-moi la lumière pour que je me voie comme Vous me voyez, et le grâce de regretter vraiment et effectivement mes péchés. O Marie, aidez-moi à faire une bonne confession.

Comment se confesser: D’abord, examinez bien votre conscience, puis dites au prêtre le genre précis de péchés que vous avez commis et dans la mesure du possible, combien de fois vous les avez commis depuis votre dernière bonne confession. Il n’est obligatoire de confesser que les péchés mortels puisqu’on peut obtenir le pardon des péchés véniels par les sacrifices et les actes de charité. Si vous n’avez pas la certitude qu’un péché soit mortel ou véniel, mentionnez votre doute au confesseur. Souvenez-vous aussi que la confession de péchés véniels aide à éviter le péché et à progresser vers le Ciel.

Conditions nécessaires pour qu’un péché soit mortel:

Matière grave
Pleine connaissance
Entier consentement de la volonté.

Considérations préliminaires:

Ai-je parfois omis de confesser un péché grave dans le passé ; ou ai-je volontairement déguisé ou caché un tel péché ?
Nota bene : Cacher des péchés rend invalide la confession .
La confession est secrète, c’est à dire que c’est une faute mortelle pour le prêtre de révéler à qui que ce soit l’objet d’une confession.
Ai-je été coupable d’irrévérence envers ce sacrement en omettant d’examiner ma conscience avec soin?
Ai-je négligé de faire la pénitence donnée par le prêtre?
Ai-je des habitudes de péchés graves à confesser d’abord (par exemple: impureté, ivrognerie, etc.)

Premier Commandement:

Je suis le Seigneur Ton Dieu. Tu n’auras pas des dieux étrangers devant Moi. (y compris les péchés contre la Foi, l’Espérance et la Charité)

L'amour de l'argent est la racine de tous les maux, c'est une idolâtrie...

Ai-je négligé de connaître ma foi selon l’enseignement du catéchisme, par exemple le Symbole des Apôtres, les Dix Commandements, les Sept Sacrements, le Notre Père, etc.?
Ai-je volontairement mis en doute ou renié l’un des enseignements de l’Eglise?
Ai-je pris part à quelque culte non- catholique?
Suis-je membre de quelque organisation religieuse non-catholique, société secrète ou groupe anti-catholique?
Ai-je, en toute connaissance, lu quelque littérature hérétique, blasphématoire ou anti catholique?
Ai-je pratiqué des superstitions (telles que les horoscopes, prédiction d’avenir, spiritisme, etc.)
Ai-je omis des obligations ou pratiques religieuses pour des motifs de respect humain?
Me suis-je recommandé chaque jour à Dieu?
Ai-je été fidèle à mes prières quotidiennes?
Ai-je fait mauvais usage des Sacrements? Les ai-je reçus sans respect (par exemple la Communion dans la main) ou de manière invalide?
Me suis-je moqué de Dieu, de Notre-Dame, des Saints, de l’Eglise, des Sacrements ou d’autres sujets sacrés?
Ai-je été coupable de grande irrévérence dans l’Eglise (par exemple: conversation, comportement ou vêtement)?
Ai-je été indifférent vis-à-vis de ma foi catholique – en croyant qu’on peut se sauver dans n’importe quelle religion, que toutes les religions se valent?
Ai-je présumé de la miséricorde de Dieu en toute circonstance?
Ai-je désespéré de la miséricorde de Dieu?
Ai-je trahi Dieu?
Ai-je donné trop d’importance à quelque créature, activité, objet ou opinion?

Deuxième Commandement:

Tu ne prendras pas en vain le Nom du Seigneur Ton Dieu.

Ai-je blasphémé le Nom de Dieu à tort, inconsidérément ou en matière légère et triviale?
Ai-je murmuré ou gémi contre Dieu (blasphème)?
Ai-je prononcé des malédictions contre moi-même ou les autres, ou toute créature?
Me suis-je emporté contre les autres jusqu’à provoquer des jurons ou des blasphèmes contre Dieu?
Ai-je manqué à un vœu fait à Dieu?

Troisième Commandement:

Souvenez –vous de sanctifier le Sabbat.

Ai-je manqué la Messe le dimanche ou une fête d’obligation?
Ai-je été en retard à la Messe ou l’ai-je écourtée par ma faute?
Ai-je fait manquer la Messe à d’autres ou leur ai-je fait écourter la Messe?
Ai-je été volontairement distrait pendant la Messe ?
Ai-je fait ou commander un travail servile non nécessaire le dimanche ou les jours de fête d’obligation?
Ai-je acheté ou vendu sans nécessité ce jour là?

Quatrième Commandement:

Honore ton père et ta mère.

Ai-je désobéi ou manqué de respect envers mes parents ou ai-je négligé ou refusé de les aider dans leurs besoins ?
Ai-je manqué de respect pour des personnes chargées de me commander?
Ai-je calomnié ou insulté des prêtres ou d’autres personnes consacrées à Dieu?
Ai-je manqué de respect vis à vis des personnes âgées?
Ai-je maltraité mon conjoint ou mes enfants?
Ai-je désobéi ou manqué de respect à mon mari?
En ce qui concerne mes enfants:

Ai-je négligé leurs besoins matériels?
Me suis-je soucié de les faire baptiser de bonne heure?1
Ai-je pris soin de leur éducation religieuse personnelle?
Leur ai-je permis de négliger leurs devoirs religieux?
Leur ai-je permis le flirt ou des fréquentations régulières sans perspective du mariage dans un proche avenir?
Ai-je veillé à leurs compagnies?
Ai-je omis de les discipliner quand c’était nécessaire?
Leur ai-je donné un mauvais exemple?
Les ai-je scandalisés par des disputes avec mon conjoint en présence de mes enfants? En jurant ou blasphémant en leur présence?
Ai-je gardé la modestie à la maison?
Leur ai-je permis de porter des vêtements immodestes (mini jupes, pantalons serrés, robes ou pulls trop ajustés, corsages transparents, shorts courts, tenues de bain provocantes, etc.)? 2
Leur ai-je refusé la liberté de se marier ou de suivre une vocation religieuse?

________________________________

1 Les nouveaux nés devraient être baptisés dès que possible. Sauf prescription diocésaines particulières, il semble généralement admis qu’un nouveau-né devrait être baptisé dans l’intervalle de une semaine ou dix jours environ après sa naissance. Beaucoup de catholiques repoussent le baptême à une quinzaine ou un peu plus. L’idée d’administrer le baptême dans les trois jours après la naissance est considérée comme trop stricte. Saint Alphonse, suivant l’opinion commune, pensait qu’un délai non motivé au-delà de dix ou onze jours serait un péché grave. Par rapport à la coutume moderne, connue et non corrigée par les Ordinaires locaux, un délai non motivé au delà d’un mois serait un péché grave. S’il n’y a pas de danger probable pour l’enfant, les parents ne peuvent être convaincus de péché grave en différant le baptême un peu au-delà de trois semaines au plus, mais l’usage de faire baptiser un nouveau-né dans l’intervalle d’environ une semaine ou dix jours après la naissance est fort recommandable et en vérité, une date plus précoce peut être recommandée à juste titre. — H. Davis S.J., Moral and Pastoral Theology, Vol. III, Pg.65, Sheed and Ward, New York, 1935

2 Demander le feuillet LF05 Règles Mariales pour la Modestie dans le vêtement.

Cinquième Commandement:

Tu ne tueras pas.

Ai-je provoqué, désiré ou hâté la mort ou la blessure physique de quelqu’un?
Ai-je entretenu de la haine contre quelqu’un?
Ai-je opprimé quelqu’un?
Ai-je désiré la vengeance?
Ai-je été cause d’inimitié entre d’autres personnes?
Ai-je querellé ou combattu quelqu’un?
Ai-je souhaité du mal à quelqu’un?
Ai-je eu l’intention ou tenté de blesser ou de maltraiter d’autres personnes?
Y a-t-il quelqu’un avec qui je refuse de parler ou contre qui je garde rancune?
Ai-je pris plaisir aux malheurs de quelqu’un?
Ai-je été jaloux ou envieux?
Ai-je pratiqué ou essayé de pratiquer un avortement ou conseillé à quelqu’un de le faire
Ai-je, d’une manière ou d’une autre, mutilé mon corps sans nécessité?
Ai-je eu des pensées de suicide ou des tentatives?
Me suis-je enivré ? Ai-je pris des drogues interdites?
Ai-je trop mangé ou est-ce que je néglige de me nourrir convenablement? (c’est à dire avec des aliments sains)
Ai-je manqué à la correction fraternelle?
Ai-je nuit à l’âme de quelqu’un, surtout aux enfants en scandalisant par le mauvais exemple?
Ai-je nuit à moi-même en exposant mon âme aux tentations volontairement et sans nécessité. (par exemple: mauvaises émissions, mauvaises chansons, plages, etc.)?

Sixième et Neuvième Commandement:

Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne désireras pas la femme de ton prochain.

Ai-je refusé à mon conjoint, à ma conjointe, les droits du mariage?
Ai-je pratiqué le contrôle des naissances (pilules, appareils, retrait)?
Ai-je abusé des droits du mariage de quelque autre manière?
Ai-je commis l’adultère ou la fornication ( pratiques sexuelles prémaritales)?
Ai-je commis un péché contre nature dans le domaine de la pureté (homosexualité ou lesbianisme en pensée, en parole ou en action )?
Ai-je touché ou embrassé quelqu’un de manière impure?
Me suis-je engagé dans des baisers prolongés et passionnés en dehors du mariage ?
Me suis-je engagé dans des affections désordonnées?
Ai-je pratiqué l’impureté solitairement ( masturbation )?
Ai-je entretenu des pensées impures et m’y suis-je complu?
Me suis-je laissé aller à des désirs sensuels pour quelqu’un ou ai-je volontairement désiré voir ou faire quelque chose d’impur?
Me suis-je laissé aller volontairement à quelque plaisir sexuel complet ou incomplet en dehors du mariage?
Ai-je été occasion de péché pour d’autres en portant des vêtements immodestes, trop serrés ou provocants de toute autre manière?
Ai-je agi pour provoquer ou occasionner chez les autres des pensées ou des désirs impurs délibérément ou par légèreté?
Ai-je fait des lectures indécentes ou regardé de mauvais film?
Ai-je regardé des films et des émissions érotiques ou la pornographie par internet ou permis à des enfants de le faire?
Ai-je prononcé des paroles ou raconté des histoires indécentes?
Ai-je écouté volontairement de telles histoires?
Me suis-je vanté de mes péchés ou complu dans les péchés du passé?
Me suis-je trouvé en compagnie impudique?
Ai-je consenti à des regards impudiques?
Ai-je négligé de contrôler mon imagination?
Ai-je prié tout de suite pour bannir de si mauvaises pensées et tentations?
Ai-je évité la paresse, la gourmandise, l’oisiveté et les occasions d’impureté?
Ai-je pris part à des danses immodestes et à des spectacles indécents?
Suis-je resté sans nécessité seul en compagnie de quelqu’un du sexe opposé en dehors du mariage?

Nota bene: Ne pas craindre de dire au prêtre tout péché d’impureté que vous avez pu commettre. Ne pas cacher ou essayer de déguiser de tels péchés. Le prêtre est là pour vous aider et vous pardonner. Rien de ce que vous dites ne le choquera, donc ne craignez pas, quelque puisse être votre honte.

Septième et Dixième Commandement:

Tu ne voleras pas. Tu ne convoitera pas les biens du prochains.

Ai-je volé quelque chose? Quoi ou combien?
Ai-je endommagé le bien des autres?
Ai-je par négligence abîmé le bien des autres?
Ai-je été négligent dans la gestion de l’argent et des biens d’autrui?
Ai-je triché ou fraudé?
Ai-je participé excessivement à des jeux d’argent?
Ai-je refusé ou négligé de payer mes dettes?
Ai-je acquis un bien notoirement volé?
Ai-je omis de rendre des objets prêtés?
Ai-je trompé mon employeur sur ma journée de travail?
Ai-je triché sur les salaires de mes employés?
Ai-je refusé ou négligé d’aider quelqu’un en urgente nécessité?
Ai-je omis de restituer en cas de vol, de tricherie ou de fraude?
Ai-je envié à un autre ce qu’il avait?
Ai-je été jaloux du bien d’autrui?
Ai-je été avare?
Ai-je été cupide et avare, accordant trop d’importance aux biens matériels et au confort? Mon cœur est-il porté vers les possessions terrestres ou les vrais trésors du Ciel ?

Huitième Commandement:

Tu ne porteras pas de faux témoignage envers ton prochain.

Ai-je menti à propos de quelqu’un?
Mes mensonges ont-ils causé un tort matériel ou spirituel?
Ai-je porté des jugements téméraires (c’est à dire cru fermement, sans preuve évidente à la culpabilité de quelqu’un dans un crime ou une faute morale?
Ai-je nui à la bonne réputation de quelqu’un en révélant des fautes vraies mais cachées (délation )?
Ai-je révélé les péchés d’autrui?
Ai-je été coupable de cafardage (c’est à dire d’avoir rapporté quelque chose de défavorable dit par quelqu’un à propos d’un autre de manière à créer l’inimitié entre eux)?
Ai-je encouragé ou prêté l’oreille à la diffusion du scandale concernant mon prochain?
Ai-je prêté de faux serments ou signé de faux documents?
Suis-je critique, négatif ou peu charitable dans ma conversation?
Ai-je flatté les autres?

Les Sept Péchés Capitaux et les Vertus opposées.

Orgueil..............................................Humilité
Avarice............................................Libéralité
Luxure.............................................Chasteté
Colère...............................................Douceur
Gourmandise....................................Tempérance
Jalousie...........................................Amour fraternel
Paresse............................................Effort

Cinq effets de l’Orgueil

La vaine gloiren a. Vantardise b. Dissimulation/Duplicité
Ambition
Mépris des autres
Colère / Vengeance / Ressentiment
Entêtement / Obstination

Neuf manières d’être instrument de péché pour d’autres.

A. Ai-je sciemment été cause de péché ?
B. Ai-je coopéré au péché des autres ?

Le conseil
Le commandement
Le consentement
La provocation
La louange ou la flatterie
La dissimulation
La participation
Le silence
La défense du mal accompli.

Les Quatre Péchés qui crient vengeance au Ciel.

Le meurtre volontaire
La Sodomie ou le Lesbianisme
L’oppression des pauvres
La fraude sur le juste salaire du travailleur.

Les Six Commandements de l’Eglise.

Ai-je entendu la Messe le dimanche et les fêtes d’obligation?
Ai-je pratiqué le jeûne et l’abstinence les jours désignés et ai-je observé le jeûne eucharistique?
Me suis-je confessé au moins une fois l’an?
Ai-je reçu la Sainte Eucharistie au temps de Pâques?
Ai-je contribué au soutien de l’Eglise dans la mesure où je le dois?
Ai-je observé les lois de l’Eglise concernant le mariage (c’est à dire le mariage sans présence d’un prêtre ou mariage avec un parent ou non-catholique)?

Les Cinq Blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie.

Ai-je blasphémé contre l’Immaculée Conception?
Ai-je blasphémé contre la Virginité Perpétuelle de Marie?
Ai-je blasphémé contre la Divine Maternité de Notre Dame ? Ai-je manqué à reconnaître Notre Dame comme Mère de tous les hommes?
Ai-je cherché officiellement à semer dans les cœurs des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine de ce Cœur Immaculé?
L’ai-je outragée directement dans Ses Saintes Images?

Finalement:

Ai-je reçu la Sainte Communion en état de péché mortel? (Sacrilège)

Examen des péchés véniels d’après St Antoine-Marie Claret.

L’âme devrait éviter tous les péchés véniels, spécialement ceux qui ouvrent la voie du péché mortel. Ce n’est pas assez , mon âme, de prendre la ferme résolution de souffrir la mort plutôt que de commettre un péché mortel. Il est nécessaire de former une résolution semblable par rapport au péché véniel. Celui qui ne trouve pas en lui-même cette volonté ne peut trouver la sécurité. Rien ne peut nous donner une certaine sécurité du salut éternel comme une vigilance incessante pour éviter même le moindre péché véniel et un sérieux remarquable en tous points touchant toutes les pratiques de la vie spirituelle - sérieux dans la prière et les rapports avec Dieu, sérieux dans la mortification et le renoncement, sérieux dans l’humilité et l’acceptation du mépris, sérieux dans l’obéissance et le renoncement à sa volonté propre, sérieux dans l’amour de Dieu et du prochain . Celui qui veut atteindre ce sérieux et le garder, doit nécessairement prendre la résolution d’éviter toujours spécialement les péchés véniels

suivants:

Le péché d’admettre en son cœur tout soupçon non fondé, tout jugement injuste contre le prochain.
Le péché d’entrer en conversation sur les défauts d’autrui et de manquer à la charité de toute autre manière même légèrement.
Le péché d’omettre, par paresse, nos pratiques spirituelles ou de les accomplir avec négligence volontaire.
Le péché d’avoir une affection désordonnée pour quelqu’un.
Le péché d’avoir une vaine estime de soi-même ou une vaine satisfaction dans ce qui nous concerne
Le péché de recevoir le Saint Sacrement de manière insouciante, avec des distractions et autres irrévérences et sans préparation sérieuse.
Impatiences, ressentiment, tout manquement à accepter des déceptions comme venant de la Main de Dieu ; car cela met obstacle à la voie des décrets et dispositions de la Divine Providence par rapport à nous-mêmes.
Le péché de se donner occasion de ternir même de loin l’éclat immaculé de la sainte pureté.
La faute de cacher volontairement à ceux qui devraient les connaître, les mauvaises inclinations, les faiblesses et les mortifications, en cherchant à poursuivre la route de la vertu, non sous la direction de l’obéissance, mais en se laissant guider par ses propres caprices.

Nota bene: Ceci s’entend de circonstances où nous pourrions avoir une direction qui mérite d’être recherchée, mais nous préférons suivre nos faibles lumières personnelles).

Prière pour une bonne confession

O mon Dieu, par mes péchés détestables, j’ai crucifié de nouveau Votre Divin Fils et L’ai tourné en dérision. A cause de cela, j’ai mérité Votre Colère et me suis rendu digne des feux de l’Enfer. Combien aussi j’ai été ingrat envers Vous, mon Père Céleste, qui m’avez tiré du néant, m’avez racheté par le Précieux Sang de Votre Fils et m’avez sanctifié par Vos Saints Sacrements et le Saint Esprit. Mais dans Votre Miséricorde, vous m’avez réservé cette confession. Recevez –moi de nouveau comme Votre fils prodigue et accordez-moi de bien me confesser pour que je puisse recommencer à Vous aimer de tout mon cœur et de toute mon âme et par conséquent garder vos commandements et souffrir patiemment toute expiation temporelle qui reste à accomplir. J’espère obtenir de Votre bonté et puissance, la vie éternelle au Paradis. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

Note Finale

N’oubliez pas de confesser vos péchés avec regret surnaturel en même temps que ferme résolution de ne plus retomber dans le péché et d’éviter les occasions prochaines de péché. Demandez à votre Confesseur de vous aider en toute difficulté qui entraverait une bonne confession. Accomplissez promptement votre pénitence.

Acte de Contrition

O mon Dieu, je regrette du fond du cœur de vous avoir offensé. Et je déteste tous mes péchés, parce que je redoute la perte du Ciel et les peines de l’Enfer, mais surtout parce que mes péchés Vous offensent, mon Dieu, qui êtes toute bonté et qui méritez tout mon amour. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre Grâce, de confesser mes péchés, de faire pénitence et d’amender ma vie. Amen.


EXAMEN DE CONSCIENCE POUR ADULTES

Résumé: Il faut rechercher au moins tous les péchés mortels dont on se souvient et qui n’ont pas encore été confessés dans une bonne confession et à un prêtre ayant les pouvoirs pour absoudre. Un péché est mortel s’il y a : gravité de matière, pleine connaissance et plein consentement. Indiquer, dans la mesure du possible, leur espèce et leur nombre (même pour les désirs). Pour cela on demande à Dieu la grâce de bien connaître ses fautes et on s’examine sur les Dix Commandements et les préceptes de l’Église, sur les péchés capitaux et les devoirs de notre état. Il faudra penser à accuser également les péchés qui ont pu être commis par omission. N.B.: La confession est sacrilège lorsqu’on a volontairement caché des fautes mortelles. COMMANDEMENTS DE DIEU l er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras plus que tout. » Dieu est-il au centre de ma vie ? Est-il bien pour moi un Père à l’amour duquel je réponds par un amour total et une généreuse obéissance ? Jésus est-il vraiment mon Maître et mon modèle, celui dont je vis par la foi et les sacrements ? Manquements par omission ou négligence dans les prières (matin, soir, dans les tentations) et la réception des sacrements. Tiédeur. Respect humain pour manifester sa foi. Parole ou acte contre la religion. Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique. Superstitions, spiritisme. Avoir tenté Dieu. Péchés contre la foi : refus d’adhérer à une ou plusieurs vérités révélées. Doutes volontaires. Négligeance dans sa sa propre formation religieuse. Lectures, émissions et spectacles portant atteinte à la foi ou à la morale. Péchés contre l’espérance : manque de confiance en la bonté et la providence de Dieu. Découragement, désespoir. Compter sur ses seules forces. Prétexter de la bonté de Dieu pour pécher. Ne pas désirer le ciel. Péchés contre la charité : indifférence par rapport à Dieu ; absence de prière et de pratique religieuse. Sacrilèges en profanant les choses saintes, en particulier confessions (incomplètes volontairement) et communions sacrilèges (reçues en état de péché mortel). Envers le prochain : refus de voir Dieu dans nos frères; haines, mépris, moqueries ; refus d’assister son prohain dans les graves nécessités. 2e Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect. » Transgresser les serments et vœux faits en son nom. Associer son nom à des serments faux ou inutiles. Blasphémer son nom, celui de la Vierge ou des saints. Prononcer des imprécations contre soi ou contre autrui. 3e Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur. » Avoir manqué à la sainte Messe par sa faute, y être arrivé en retard. Avoir fait ou fait faire “des travaux et des occupations qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur, ou la détente convenable de l’esprit et du corps” (can.1247). Avoir été à des amusements ou réunions dangereuses pour la foi ou les mœurs. 4e Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Enfants de tous âges : Manque d’amour, de respect, d’obéissance (dans les limites de leur autorité), de reconnaissance et d’assistance (matérielle, spirituelle) aux parents. Parents : ne pas témoigner de l’affection à